Réussir quand personne ne croit en vous

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Illustration of a smiling professional woman holding a silver trophy in a modern office.

On se retrouve pour un article motivationnel. Récemment, j’ai été confrontée à des commentaires plus que décourageants concernant le lancement de mon site, le fait de publier un livre en auto-édition et plus globalement l’envie d’être entrepeneure.

C’est drôle parce que ces gens m’ont parlé comme cela sans rien savoir de mon projet, ni avoir accès à aucune de mes statistiques. On me fait un peu comprendre que cela ne peut pas marcher, alors que les vues augmentent régulièrement.

J’ai aussi eu quelques jeunes patients qui sont venus me demander conseil en consultation, en m’expliquant qu’on leur conseillait de faire ceci ou cela (ex. ne pas faire de grandes études, aller directement travailler, dévier vers l’enseignement professionnel). Je leur réponds évidemment : « Non, non, et non! Essaie quand même. » Bien sûr, vous me connaissez un peu maintenant.

Faut-il abandonner tous vos rêves parce que « quelqu’un » (ou même « quelques-uns ») vous a dit que ça n’allait pas marcher? Non!

Bref, j’ai eu envie de vous faire un article d’astuces pour garder la motivation quand personne ne croit en vous.

Lisez le livre Think and Grow Rich de Napoleon Hill

Ce bouquin n’est pas à proprement parler un mode d’opération à suivre pour parvenir au succès. Il est plutôt un livre qui vous aide à forger correctement et durablement votre mindset pour devenir un vrai battant sur la durée.

Ce que je trouve de particulier avec cet ouvrage, c’est que l’auteur l’a écrit avant de réussir ou d’être riche lui-même. Pourtant, tout ce qu’il dit est correct.

En gros, une notion dont je me souviens, c’est qu’il faut devenir tellement obsédé par votre but que vous développez une « certitude tranquille » que la réussite n’est qu’une question de temps.

Habituez-vous à ne pas plaire à tout le temps

Quand vous commencez à être ambitieux ou même à déjà réussir un peu, vous allez remarquer que vous recevrez des sales commentaires, des regards de travers, encore plus de prédictions d’échec, des découragements, etc.

Si vous êtes trop sensible à ces choses-là, ou que vous êtes un(e) people pleaser invétéré, il va falloir changer cela. Le fait de ne pas plaire à tout le monde est en réalité un bon signe, et encore une fois signe que vous êtes sur le bon chemin.

Où est la personne qui vous juge?

Comme je l’ai lu en ligne, il semblerait qu’un certain nombre de personnes projettent leurs propres insécurités et échecs sur les autres. Quand celles-ci voient une personne motivée et ambitieuse, elles en déduisent directement que l’échec est la seule issue.

Pourtant, rien n’est moins vrai. Ce n’est pas parce que votre mère, votre père, votre cousin, votre voisine, etc. ont échoué à quelque chose que vous allez aussi rater. Leur échec ne prédit rien du vôtre. Donc quand quelqu’un tente de vous décourager, n’oubliez pas que leurs paroles ne veulent rien dire. Chacun a un trajet différent.

Réussir en silence

Cela ne sert à rien d’aller discuter de vos rêves et buts avec les autres, pour vous entendre dire que vous vous faites des films, que personne n’a jamais réussi tel exploit, etc. À quoi bon? Cela va simplement vous démotiver et vous freiner.

Le vrai succès, la vraie réussite, se bâtissent en silence, dans l’ombre. Je me souviens avoir lu L’autoroute du millionnaire de M.J. DeMarco et avoir trouvé les remarques de l’auteur tellement pertinentes. Il y parle, notamment, du fait de se concentrer sur son but et d’être obstiné par celui-ci au point de disparaître de la circulation pendant des mois et des mois.

Rester dans l’action, pas dans la passivité

On peut avoir tendance à se laisser décourager, ou à se focaliser sur le succès des autres en ayant l’impression qu’on est directement hors jeu. C’est pour cela qu’il est très important de rester dans l’action sans mettre personne sur un piédestal.

Continuez à essayer et à progresser sur votre propre chemin, en cherchant à apporter le plus de plus value aux autres, et le succès suivra.

Les découragements doivent devenir des encouragements

Le fait d’avoir des haters ou des gens qui cherchent à vous mettre des bâtons dans les roues, cela veut dire que vous êtes en train d’aller dans la bonne direction (si vous souhaitez réussir).

Dans ce sens, toutes ces manoeuvres, loin de réellement vous faire perdre espoir, devraient plutôt être accueillies de manière positive et vous encourager à pédaler encore plus fort!

Ne cherchez pas la conformité pour être accepté

C’est malheureux à dire, mais à un certain moment, la pression de conformité peut être un vrai frein pour certains. Si vous voulez une vie moyenne ou médiocre, avec des résultats moyens ou médiocres, il vous suffit de faire ce que la majorité font, sans vous poser de questions.

Il faut apprendre à nager à contre-courant et à supporter tout ce qui vient avec.

Par exemple, tous ces gens en apparence riches (grosse voiture et grosse maison) mais en réalité surendettés (et donc vraiment dans les problèmes, en fait), qui pensent être bien embarqués et qui vous expliquent que vous devez faire comme eux le plus vite possible. Si vous avez un bon revenu et que vous vous contentez d’une voiture simple et fonctionnelle, ne tirant pas la corde pour avoir la plus grosse voiture (le plus gros crédit) que vous pouvez vous permettre, on vous regarde comme si vous étiez fou!

Mon courtier me dit régulièrement d’injecter autant d’argent que possible dans un plan pension complémentaire, qui m’offre un rendement de 0,45% même pas garanti, sans parler des 10% de taxes que je devrai payer sur le capital dès que je le toucherai à la pension. Une grosse arnaque, donc. Mais mon courtier me dit tout le temps que c’est l’investissement le plus rentable! Tout cela alors que j’ai des investissements qui me rapportent près de 4% net là tout de suite, et qui continueront à le faire après l’âge de la pension, sans me dépouiller de 10% de mon capital via les taxes. Il me dit que « tous les médecins le font! ». Quand je lui explique mon raisonnement avec des chiffres, il me dit que je ne m’y connais pas et que, « croyez-moi, il faut vraiment profiter de cette opportunité ». On a vite compris que mes investissements rentables ne le sont pas pour lui.

On me regarde de travers parce que je travaille moins qu’à plein temps, en me disant, avec de la peur dans le regard: « Mais tu dois travailler le plus possible, pour cotiser pour ta retraite! » C’est ce que tout le monde fait, effectivement. Mais est-ce vraiment efficace? Travailler si dur, se ruiner la santé, pour après 40 ans de bons et loyaux services, avoir une pension qui vous assure de vivre tout juste au-dessus du niveau de pauvreté (ou même en-dessous en fonction de votre manque de chance). Oui, j’ai choisi de faire un pari sur le futur et de dédier du temps au développement d’un site et d’un business en ligne. On verra bien avec le temps.

Un certain nombre de personnes m’ont expliqué que cela ne sert à rien d’économiser, car eux-mêmes ne le font pas : « On verra bien le moment venu. » Je comprends cette mentalité, mais je n’ai pas envie d’y adhérer.

Ce que je veux expliquer par tous ces exemples, c’est que si vous ne pouvez pas résister à la pression de conformité, celle-ci vous fera faire des choses assez folles ou dont vous n’avez pas envie : dettes, dépenses inutiles, abandon de vos rêves, etc. Pour éviter cela, il va falloir accepter d’être un peu le mouton noir, le vilain petit canard, l’intrus, le gars ou la fille « bizarre ». Au final, on s’en fiche, du moment que vous progressez vers vos buts.

Limiter les contacts avec les personnes qui vous freinent

Si vous êtes sûr de vous, et certain de vouloir parvenir à un but en particulier, alors mieux vaut mettre de la distance (même temporairement) avec ceux qui vous freinent. Je veux parler spécifiquement des gens malsains ou abusifs, qui vous font du mal, qui vous découragent, qui vous font perdre votre temps et votre énergie en stupidités (ex. des disputes qui n’ont pas lieu d’être).

Côtoyer des gens qui ont réussi

Le succès et la réussite sont en grande partie une question de mentalité. Il y a le plus grand groupe, qui ne pense pas pouvoir accomplir quoi que ce soit de grand, et puis un plus petit groupe qui se dit : « Pourquoi pas? Je vais quand même essayer. »

Ce sont ceux-là qu’il faut côtoyer. Pas des gens qui ne croient en rien et qui pensent que la réussite, cela ne se voit qu’à la télévision. Certaines des personnes qui ont été le plus loin dans la vie étaient des « gens normaux », jusqu’à atteindre le succès.

Dans le livre Père riche, père pauvre de Robert Kiyosaki, il explique que vous pouvez chercher à avoir des mentors, ne serait-ce qu’à distance, c’est-à-dire sans les connaître personnellement. Il faut pour cela lire des livres ou consommer du contenu préparés par ces personnes, et tenter de vous imprégner de leur mentalité.

Développer votre propre confiance en soi

Toute personne qui ne croit pas en elle-même aura tendance à rechercher l’approbation et les encouragements des autres. Pour contrer ce problème, la solution est tout simplement d’améliorer votre estime de soi à un tel point que vous vous en ficherez complètement qu’on croie en vous ou pas, puisque vous croirez en vous-même.

On ne croit pas en vous jusqu’au jour où vous le faites

Quand vous êtes au début du chemin, et que vous n’avez pas encore de résultats visibles, on ne croit pas en vous. Une fois que vous avez réussi, on vous dira que vous avez eu de la chance, en oubliant que vous êtes cette même personne qui, au début, ne semblait pas payer de mine.

Ma propre expérience

Dans cette section, j’aimerais vous parler de certaines anecdotes pour vous prouver que ce que je vous explique ci-dessus est bien vrai. Certaines histoires me concernent personnellement, d’autres sont arrivées à des gens que j’ai connus.

Pour protéger l’anonymat des protagonistes, je resterai vague par rapport à leur identité ou leur lien par rapport à moi.

Tu n’arriveras jamais à parler cette langue

Quand j’étais jeune, disons vers 11-12 ans, une certaine personne de ma famille aimait prédire mon échec. Cela était assez surprenant, car j’étais première de classe et je me débrouillais donc très bien à l’école.

J’ai commencé à apprendre l’anglais à l’école en première humanité (1ère année du collègue, pour les Français et Canadiens qui me lisent), mais cette personne me disait sans arrêt: « L’anglais, c’est compliqué. Tu verras. Tu ne peux pas comprendre la prononciation réellement, sans avoir étudié la phonétique pendant des semaines. Moi, mon niveau est excellent. Je ne pense pas que tu arriveras à avoir le même niveau. »

Comme cette personne, que nous appellerons Y, vantait tant son niveau d’anglais, je lui demandais parfois de me dire ce dont parlait les chansons anglophones à la radio. Ce à quoi elle répondait inévitablement: « Non mais là, cela va trop vite. » Quelques années plus tard, à 17 ans, j’ai obtenu le certificat d’anglais Cambridge avec une très bonne note, une des meilleures.

Y m’a également dit que je n’arriverais jamais à apprendre l’italien. À l’heure actuellement, je le parle couramment et on me complimente souvent.

Ce que je veux souligner par là, c’est qu’Y, à part essayer de me décourager, ne maîtrisait aucune de ces langues. Étant enfant, adolescent ou jeune adulte, on a tendance à écouter les gens plus vieux que soi et à boire leurs paroles, croyant qu’ils disent toujours vrai. Pourtant, c’est justement ce qu’il faudrait parfois éviter. Ceux qui ont échoué ne souhaitent pas voir les autres réussir. Par ailleurs, Y aurait très bien pu, même en étant plus vieille, focaliser son énergie sur sa propre réussite, plutôt que d’essayer de saper celle des autres.

C’est impossible d’apprendre à conduire après 25 ans

J’avais une personne de ma famille qui n’arrêtait pas de me dire qu’il faut apprendre à conduire à 18 ans ou pas longtemps après, et qu’après 25 ans, c’en était définitivement terminé. Quand j’y repense, quelle affirmation illogique et un peu stupide. Elle me disait que c’était parce que, quand on est plus vieux, on a trop peur d’avoir un accident.

Devinez quoi : j’ai obtenu mon permis du premier coup à 27 ans. C’est pas joli, ça? Évidemment, comme elle m’avait bourré le crâne avec des idioties, je m’attendais à rater. À force de vous répéter un mensonge, vous finissez par croire que c’est vrai.

Pas la peine d’essayer médecine

Évidemment, quand j’ai dit que je voulais devenir médecin, vous vous imaginez bien que tout plein de gens se sont opposés à ma décision. Certains essayaient d’être gentils mais parlaient quand même de manière décourageant.

L’un d’entre eux m’avait dit : « Oui, pourquoi pas, tu n’es pas plus bête qu’un autre. » (Effectivement, j’étais première de classe. Lui n’avait jamais réussi à devenir médecin.)

Une autre personne m’avait dit : « Euh, tu es au courant qu’il y a un concours en fin de première année? ». Un peu une façon de me dire que je n’avais aucune chance.

Je ne sais plus qui mais je me souviens que d’autres m’ont dit qu’il ne fallait pas trop rêver. Pourtant, je suis bel et bien devenue médecin.

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