Dossier n°2 : réussite et indépendance financière – se construire un mental de gagnant

Published by

on

Illustration of a smiling professional woman holding a silver trophy in a modern office.

Table of Contents

Table des matières

Réussir quand personne ne croit en vous

On se retrouve pour un article motivationnel. Récemment, j’ai été confrontée à des commentaires plus que décourageants concernant le lancement de mon site, le fait de publier un livre en auto-édition et plus globalement l’envie d’être entrepeneure.

C’est drôle parce que ces gens m’ont parlé comme cela sans rien savoir de mon projet, ni avoir accès à aucune de mes statistiques. On me fait un peu comprendre que cela ne peut pas marcher, alors que les vues augmentent régulièrement.

J’ai aussi eu quelques jeunes patients qui sont venus me demander conseil en consultation, en m’expliquant qu’on leur conseillait de faire ceci ou cela (ex. ne pas faire de grandes études, aller directement travailler, dévier vers l’enseignement professionnel). Je leur réponds évidemment : « Non, non, et non! Essaie quand même. » Bien sûr, vous me connaissez un peu maintenant.

Faut-il abandonner tous vos rêves parce que « quelqu’un » (ou même « quelques-uns ») vous a dit que ça n’allait pas marcher? Non!

Bref, j’ai eu envie de vous faire un article d’astuces pour garder la motivation quand personne ne croit en vous.

Lisez le livre Think and Grow Rich de Napoleon Hill

Ce bouquin n’est pas à proprement parler un mode d’opération à suivre pour parvenir au succès. Il est plutôt un livre qui vous aide à forger correctement et durablement votre mindset pour devenir un vrai battant sur la durée.

Ce que je trouve de particulier avec cet ouvrage, c’est que l’auteur l’a écrit avant de réussir ou d’être riche lui-même. Pourtant, tout ce qu’il dit est correct.

En gros, une notion dont je me souviens, c’est qu’il faut devenir tellement obsédé par votre but que vous développez une « certitude tranquille » que la réussite n’est qu’une question de temps.

Habituez-vous à ne pas plaire à tout le temps

Quand vous commencez à être ambitieux ou même à déjà réussir un peu, vous allez remarquer que vous recevrez des sales commentaires, des regards de travers, encore plus de prédictions d’échec, des découragements, etc.

Si vous êtes trop sensible à ces choses-là, ou que vous êtes un(e) people pleaser invétéré, il va falloir changer cela. Le fait de ne pas plaire à tout le monde est en réalité un bon signe, et encore une fois signe que vous êtes sur le bon chemin.

Où est la personne qui vous juge?

Comme je l’ai lu en ligne, il semblerait qu’un certain nombre de personnes projettent leurs propres insécurités et échecs sur les autres. Quand celles-ci voient une personne motivée et ambitieuse, elles en déduisent directement que l’échec est la seule issue.

Pourtant, rien n’est moins vrai. Ce n’est pas parce que votre mère, votre père, votre cousin, votre voisine, etc. ont échoué à quelque chose que vous allez aussi rater. Leur échec ne prédit rien du vôtre. Donc quand quelqu’un tente de vous décourager, n’oubliez pas que leurs paroles ne veulent rien dire. Chacun a un trajet différent.

Réussir en silence

Cela ne sert à rien d’aller discuter de vos rêves et buts avec les autres, pour vous entendre dire que vous vous faites des films, que personne n’a jamais réussi tel exploit, etc. À quoi bon? Cela va simplement vous démotiver et vous freiner.

Le vrai succès, la vraie réussite, se bâtissent en silence, dans l’ombre. Je me souviens avoir lu L’autoroute du millionnaire de M.J. DeMarco et avoir trouvé les remarques de l’auteur tellement pertinentes. Il y parle, notamment, du fait de se concentrer sur son but et d’être obstiné par celui-ci au point de disparaître de la circulation pendant des mois et des mois.

Rester dans l’action, pas dans la passivité

On peut avoir tendance à se laisser décourager, ou à se focaliser sur le succès des autres en ayant l’impression qu’on est directement hors jeu. C’est pour cela qu’il est très important de rester dans l’action sans mettre personne sur un piédestal.

Continuez à essayer et à progresser sur votre propre chemin, en cherchant à apporter le plus de plus value aux autres, et le succès suivra.

Les découragements doivent devenir des encouragements

Le fait d’avoir des haters ou des gens qui cherchent à vous mettre des bâtons dans les roues, cela veut dire que vous êtes en train d’aller dans la bonne direction (si vous souhaitez réussir).

Dans ce sens, toutes ces manoeuvres, loin de réellement vous faire perdre espoir, devraient plutôt être accueillies de manière positive et vous encourager à pédaler encore plus fort!

Ne cherchez pas la conformité pour être accepté

C’est malheureux à dire, mais à un certain moment, la pression de conformité peut être un vrai frein pour certains. Si vous voulez une vie moyenne ou médiocre, avec des résultats moyens ou médiocres, il vous suffit de faire ce que la majorité font, sans vous poser de questions.

Il faut apprendre à nager à contre-courant et à supporter tout ce qui vient avec.

Par exemple, tous ces gens en apparence riches (grosse voiture et grosse maison) mais en réalité surendettés (et donc vraiment dans les problèmes, en fait), qui pensent être bien embarqués et qui vous expliquent que vous devez faire comme eux le plus vite possible. Si vous avez un bon revenu et que vous vous contentez d’une voiture simple et fonctionnelle, ne tirant pas la corde pour avoir la plus grosse voiture (le plus gros crédit) que vous pouvez vous permettre, on vous regarde comme si vous étiez fou!

Mon courtier me dit régulièrement d’injecter autant d’argent que possible dans un plan pension complémentaire, qui m’offre un rendement de 0,45% même pas garanti, sans parler des 10% de taxes que je devrai payer sur le capital dès que je le toucherai à la pension. Une grosse arnaque, donc. Mais mon courtier me dit tout le temps que c’est l’investissement le plus rentable! Tout cela alors que j’ai des investissements qui me rapportent près de 4% net là tout de suite, et qui continueront à le faire après l’âge de la pension, sans me dépouiller de 10% de mon capital via les taxes. Il me dit que « tous les médecins le font! ». Quand je lui explique mon raisonnement avec des chiffres, il me dit que je ne m’y connais pas et que, « croyez-moi, il faut vraiment profiter de cette opportunité ». On a vite compris que mes investissements rentables ne le sont pas pour lui.

On me regarde de travers parce que je travaille moins qu’à plein temps, en me disant, avec de la peur dans le regard: « Mais tu dois travailler le plus possible, pour cotiser pour ta retraite! » C’est ce que tout le monde fait, effectivement. Mais est-ce vraiment efficace? Travailler si dur, se ruiner la santé, pour après 40 ans de bons et loyaux services, avoir une pension qui vous assure de vivre tout juste au-dessus du niveau de pauvreté (ou même en-dessous en fonction de votre manque de chance). Oui, j’ai choisi de faire un pari sur le futur et de dédier du temps au développement d’un site et d’un business en ligne. On verra bien avec le temps.

Un certain nombre de personnes m’ont expliqué que cela ne sert à rien d’économiser, car eux-mêmes ne le font pas : « On verra bien le moment venu. » Je comprends cette mentalité, mais je n’ai pas envie d’y adhérer.

Ce que je veux expliquer par tous ces exemples, c’est que si vous ne pouvez pas résister à la pression de conformité, celle-ci vous fera faire des choses assez folles ou dont vous n’avez pas envie : dettes, dépenses inutiles, abandon de vos rêves, etc. Pour éviter cela, il va falloir accepter d’être un peu le mouton noir, le vilain petit canard, l’intrus, le gars ou la fille « bizarre ». Au final, on s’en fiche, du moment que vous progressez vers vos buts.

Limiter les contacts avec les personnes qui vous freinent

Si vous êtes sûr de vous, et certain de vouloir parvenir à un but en particulier, alors mieux vaut mettre de la distance (même temporairement) avec ceux qui vous freinent. Je veux parler spécifiquement des gens malsains ou abusifs, qui vous font du mal, qui vous découragent, qui vous font perdre votre temps et votre énergie en stupidités (ex. des disputes qui n’ont pas lieu d’être).

Côtoyer des gens qui ont réussi

Le succès et la réussite sont en grande partie une question de mentalité. Il y a le plus grand groupe, qui ne pense pas pouvoir accomplir quoi que ce soit de grand, et puis un plus petit groupe qui se dit : « Pourquoi pas? Je vais quand même essayer. »

Ce sont ceux-là qu’il faut côtoyer. Pas des gens qui ne croient en rien et qui pensent que la réussite, cela ne se voit qu’à la télévision. Certaines des personnes qui ont été le plus loin dans la vie étaient des « gens normaux », jusqu’à atteindre le succès.

Dans le livre Père riche, père pauvre de Robert Kiyosaki, il explique que vous pouvez chercher à avoir des mentors, ne serait-ce qu’à distance, c’est-à-dire sans les connaître personnellement. Il faut pour cela lire des livres ou consommer du contenu préparés par ces personnes, et tenter de vous imprégner de leur mentalité.

Développer votre propre confiance en soi

Toute personne qui ne croit pas en elle-même aura tendance à rechercher l’approbation et les encouragements des autres. Pour contrer ce problème, la solution est tout simplement d’améliorer votre estime de soi à un tel point que vous vous en ficherez complètement qu’on croie en vous ou pas, puisque vous croirez en vous-même.

On ne croit pas en vous jusqu’au jour où vous le faites

Quand vous êtes au début du chemin, et que vous n’avez pas encore de résultats visibles, on ne croit pas en vous. Une fois que vous avez réussi, on vous dira que vous avez eu de la chance, en oubliant que vous êtes cette même personne qui, au début, ne semblait pas payer de mine.

Ma propre expérience

Dans cette section, j’aimerais vous parler de certaines anecdotes pour vous prouver que ce que je vous explique ci-dessus est bien vrai. Certaines histoires me concernent personnellement, d’autres sont arrivées à des gens que j’ai connus.

Pour protéger l’anonymat des protagonistes, je resterai vague par rapport à leur identité ou leur lien par rapport à moi.

Tu n’arriveras jamais à parler cette langue

Quand j’étais jeune, disons vers 11-12 ans, une certaine personne de ma famille aimait prédire mon échec. Cela était assez surprenant, car j’étais première de classe et je me débrouillais donc très bien à l’école.

J’ai commencé à apprendre l’anglais à l’école en première humanité (1ère année du collègue, pour les Français et Canadiens qui me lisent), mais cette personne me disait sans arrêt: « L’anglais, c’est compliqué. Tu verras. Tu ne peux pas comprendre la prononciation réellement, sans avoir étudié la phonétique pendant des semaines. Moi, mon niveau est excellent. Je ne pense pas que tu arriveras à avoir le même niveau. »

Comme cette personne, que nous appellerons Y, vantait tant son niveau d’anglais, je lui demandais parfois de me dire ce dont parlait les chansons anglophones à la radio. Ce à quoi elle répondait inévitablement: « Non mais là, cela va trop vite. » Quelques années plus tard, à 17 ans, j’ai obtenu le certificat d’anglais Cambridge avec une très bonne note, une des meilleures.

Y m’a également dit que je n’arriverais jamais à apprendre l’italien. À l’heure actuellement, je le parle couramment et on me complimente souvent.

Ce que je veux souligner par là, c’est qu’Y, à part essayer de me décourager, ne maîtrisait aucune de ces langues. Étant enfant, adolescent ou jeune adulte, on a tendance à écouter les gens plus vieux que soi et à boire leurs paroles, croyant qu’ils disent toujours vrai. Pourtant, c’est justement ce qu’il faudrait parfois éviter. Ceux qui ont échoué ne souhaitent pas voir les autres réussir. Par ailleurs, Y aurait très bien pu, même en étant plus vieille, focaliser son énergie sur sa propre réussite, plutôt que d’essayer de saper celle des autres.

C’est impossible d’apprendre à conduire après 25 ans

J’avais une personne de ma famille qui n’arrêtait pas de me dire qu’il faut apprendre à conduire à 18 ans ou pas longtemps après, et qu’après 25 ans, c’en était définitivement terminé. Quand j’y repense, quelle affirmation illogique et un peu stupide. Elle me disait que c’était parce que, quand on est plus vieux, on a trop peur d’avoir un accident.

Devinez quoi : j’ai obtenu mon permis du premier coup à 27 ans. C’est pas joli, ça? Évidemment, comme elle m’avait bourré le crâne avec des idioties, je m’attendais à rater. À force de vous répéter un mensonge, vous finissez par croire que c’est vrai.

Pas la peine d’essayer médecine

Évidemment, quand j’ai dit que je voulais devenir médecin, vous vous imaginez bien que tout plein de gens se sont opposés à ma décision. Certains essayaient d’être gentils mais parlaient quand même de manière décourageant.

L’un d’entre eux m’avait dit : « Oui, pourquoi pas, tu n’es pas plus bête qu’un autre. » (Effectivement, j’étais première de classe. Lui n’avait jamais réussi à devenir médecin.)

Une autre personne m’avait dit : « Euh, tu es au courant qu’il y a un concours en fin de première année? ». Un peu une façon de me dire que je n’avais aucune chance.

Je ne sais plus qui mais je me souviens que d’autres m’ont dit qu’il ne fallait pas trop rêver. Pourtant, je suis bel et bien devenue médecin.

10 fausses croyances sur l’argent à éradiquer pour réussir financièrement

Si vous venez d’un milieu populaire en particulier, ou même de la classe moyenne pour certains, il y a de fortes chances pour que vous ayez développé des croyances sur l’argent, qui vous ont été transmises par votre famille et votre milieu social. Celles-ci peuvent représenter un frein considérable dans votre quête de réussite.

Dans cet article, nous allons décortiquer certaines croyances sur l’argent qui peuvent vous empêcher d’atteindre l’indépendance financière.

 » L’argent est mal, et les riches sont mauvais. « 

L’argent n’est qu’un instrument. Il est inerte, et n’a pas d’intentions. Il est au service de l’être humain, et son impact dépend de la manière dont il est utilisé. De la même manière, disposer de beaucoup d’argent (être riche) ne signifie pas que vous êtes forcément une mauvaise personne. Certaines des personnes les plus riches de cette planète sont également des philanthropes qui ont beaucoup investi dans le développement d’associations, d’écoles, de puits d’eau potable, d’avancées technologiques, etc.

Si vous aviez beaucoup d’argent, qu’en feriez-vous ? Tout dépend de vos intentions. Vous pourriez très bien jouer au casino toute la nuit. Vous pourriez l’utiliser pour exploiter d’autres personnes. Ou bien vous pourriez l’investir dans de bonnes actions, auquel cas votre impact positif serait proportionnel au capital injecté dans les projets en question. Pourrait-on alors dire que vous êtes une mauvaise personne simplement parce que vous êtes riche ? Je ne pense pas.

 » On doit forcément travailler dur et beaucoup d’heures pour se faire beaucoup d’argent. « 

Cela n’est pas forcément le cas. Si vous vendez des produits digitaux, tels que des cours en ligne, des livres électroniques, des patrons de couture, etc., augmenter le volume de vente va augmenter vos revenus proportionnellement. Comme vous le lirez souvent sur ce blog, la clé est de découpler votre temps de vos revenus. C’est-à-dire que vos revenus ne doivent plus être proportionnels au nombre d’heures travaillées, mais au service rendu.

Si vous avez un talent pour la musique, vous pourriez composer quelques morceaux qui rencontrent un succès planétaire, et faire fortune comme cela. Il existe de nombreux exemples de réussites basées sur du travail certes, mais pas sur quarante ans de dur labeur. Un auteur qui fait des ventes phénoménales suite à la rédaction d’un seul livre a travaillé, certes, dur peut-être, mais pendant une durée limitée, et cela lui suffira peut-être pour ne plus devoir être employé nulle part.

Par ailleurs, vous avez des gens qui sont très courageux et ont travaillé dur toute leur vie, mais qui n’auront jamais de bons revenus.

Nous connaissons tous des exemples des deux côtés. Avec un peu de réflexion, vous voyez directement que cette idée reçue est erronée.

 » Vouloir des revenus passifs, c’est être fainéant. « 

Pensez-vous que vous apportez davantage de valeur en vous épuisant au travail, en accumulant les heures juste pour montrer que vous travaillez dur ? Non seulement vous vous détruisez la santé, mais en plus, votre productivité baisse au fil des heures. Vous êtes peut-être tout le temps présent au travail, mais votre concentration a bel et bien des limites. Cela veut dire que, pendant une partie substantielle de votre semaine, vous souffrez, et vous tirez la corde pour un chiffre arbitraire qui est le nombre d’heures « travaillées ».

Cette croyance est omniprésente dans le monde du travail. Si vous diminuez vos heures, cela peut être mal vu. On va vous faire sentir que vous êtes fainéant, ou que vous laissez tomber les collègues. On va s’attaquer à vos statistiques. Cependant, alléger vos horaires peut vous aider à survivre mentalement, et vous permettre de vous consacrer à un business sur le côté.

Travailler moins vous donne l’énergie et la concentration de travailler plus intensément. À quoi cela sert-il de vous briser en mille morceaux pour des chiffres et des statistiques, si vous êtes ensuite toujours crevé(e), de mauvaise humeur, désagréable avec les collègues et la famille, et qu’en plus la qualité de votre travail n’est même pas bonne? À rien. Ce n’est pas de la fainéantise, c’est du réalisme.

 » Travailler moins, et gagner autant, ce n’est pas éthique. « 

Avez-vous déjà vu un film ou lu un livre qui ont changé votre vie ? Avez-vous déjà utilisé un outil qui vous a simplifié incroyablement la vie ? Avez-vous déjà eu une consultation chez un soignant qui vous a guéri d’un mal qui vous pourrissait la vie ? Avez-vous déjà lu un article en ligne qui vous a rassuré au point que vous ayez envie d’en embrasser l’auteur ?

Tout est une question de valeur ajoutée et de service rendu.

Il y a des situations où vous allez gagner beaucoup d’argent, et continuer à en gagner, par rapport à une masse de travail que vous avez abattue il y a longtemps de cela.

Pensez-vous que ces gens, qui ont travaillé dur à un moment, pour vous aider ou vous faire ressentir des émotions fortes, sont des personnes immorales qui gagnent de l’argent à partir de rien ? Personnellement, je suis reconnaissante à chaque personne capable de changer ma vie en positif, et cela ne me gêne aucunement que ces personnes touchent régulièrement des droits d’auteur, ou aient un bon train de vie. Après tout, elles ont travaillé dur pour rédiger cet ouvrage ou fabriquer cette invention, pourquoi ne devraient-elles pas en récolter les fruits ?

 » Ceux qui ont beaucoup d’argent ont simplement eu de la chance. « 

Je peux vous citer quelques exemples de personnes qui sont partis de rien (voire de moins que rien, pour certains) et qui ont fini par très bien s’en sortir financièrement, voire par devenir riches :

  • M.J. DeMarco, l’auteur du livre The Millionaire Fastlane, qui a développé son propre business après avoir été plus que fauché pendant des années et pratiqué des jobs plus ingrats les uns que les autres.
  • Christopher Wangen, homme d’affaires français ayant réussi dans l’immobilier, également auteur du livre Devenir rentier immobilier en partant de rien.
  • Mr Money Mustache qui a créé le site du même nom, et qui a su être frugal pendant dix ans pour pouvoir prendre une retraite anticipée à 30 ans.

Toutes ces personnes ne sont pas parties du tout avec une longueur d’avance, telle qu’un héritage important, ou un « coup de chance ». Tous ont persévéré dans leur projet jusqu’à ce que cela réussisse.

 » L’investissement, c’est pour les riches. « 

Bien entendu, ceux qui sont nés dans une famille d’investisseurs recevront plus tôt des conseils et des astuces, ainsi que des aides, que vous ne recevrez jamais de votre propre famille ou de vos propres amis, en fonction de votre milieu d’origine. Ceux-là ont un avantage au départ, et ils auront peut-être plus tendance à investir du fait de leur meilleure éducation financière.

Cependant, vous pouvez très bien avoir une prise de conscience en cours de route et vous atteler à améliorer votre intelligence financière, ce qui ne vous empêche absolument pas de commencer à investir de l’argent. Vous pouvez même commencer avec des sommes vraiment dérisoires, pour vous faire la main. À la limite, l’investissement est même accessible aux plus pauvres, puisque les banques en ligne sont très bon marché, que n’importe qui peut ouvrir un compte, et qu’il y a avec Internet de nombreuses opportunités ne demandant pas de posséder des millions.

 » Les investissements sont trop risqués, je vais forcément finir par tout perdre. « 

Comme l’expliquait le célèbre Robert Kiyosaki, auteur de Père riche, père pauvre, dans une interview vidéo, le risque dépend de ce que vous faites mais dépend également de votre éducation financière. Il expliquait que le risque, en finance, n’était pas lié au fait d’investir ou d’entreprendre, mais plutôt à la façon de la faire. Selon lui, une grande partie des risques et des pertes sont liés au fait que les gens se lancent sans prendre la peine de s’éduquer financièrement.

C’est tout-à-fait vrai. Je vais vous donner un exemple concret. Un type d’investissement assez facile, et qui rapporte quasi immédiatement de l’argent, est de prêter de l’argent en ligne à d’autres particulier (via des plateformes telles que Mozzeno ou Mintos).

En me renseignant, j’avais visionné quelques vidéos d’investisseurs qui vous « mettent en garde » contre de sérieuses pertes. Pourtant, quand on étudie un minimum la plateforme, on se rend compte qu’il existe des dizaines de critères pour choisir quel type de prêt on veut faire, à quel type de personne, et surtout avec quel mécanisme de protection.

Un novice qui ne prend pas le temps d’étudier la question un minimum va commencer à placer son argent dans n’importe quel prêt, peut-être en cherchant le rendement le plus élevé (sans se rendre compte que ce rendement « meilleur que les autres » est lié à un plus haut niveau de risque et n’est pas couplé à un mécanisme de protection). Or, si vous connaissez les critères, vous savez que vous pouvez ne sélectionner que les prêts qui sont assuré contre le non-remboursement. La plateforme s’engage alors elle-même à récupérer les mensualités non honorées auprès du débiteur.

Le premier prendra le risque de perdre toute sa mise, alors que le deuxième n’aura pour ainsi dire aucun risque de perdre sa mise, si ce n’est un retard de paiement, ou une totale faillite de la plateforme en ligne. C’est bien là tout l’intérêt de l’éducation financière.

 » Il faut absolument travailler, car le dur labeur est un but en soi. « 

Au risque de paraître pessimiste ou fainéante, cette valeur du dur labeur ne devrait pas en être une en soi. Quel intérêt de vous casser le dos ou la santé juste pour dire de travailler, si cela ne vous permet pas de bien vivre et/ou que votre travail n’apporte pas une réelle plus value dans la vie d’autrui ?

Dans certains milieux, notamment ouvriers, on entend souvent dire que si le travail n’est pas dur, alors il n’a pas de valeur, et qu’il ne s’agit alors pas d’un réel travail. Encore une fois, il vous suffit d’écrire un best-seller qui aide des milliers ou des millions de gens, et votre travail réalisé une seule fois aura un impact énorme sur le monde. Au contraire, vous pourriez vous éreinter à faire du coaching douze heures par jour, que vous n’atteindriez pas le dixième de l’impact obtenu en publiant votre livre.

Dans ce cas de figure, quel travail pensez-vous qu’il ait eu le plus d’effet positif sur vous et sur les autres ? Le premier, bien sûr.

 » Je ne peux pas épargner car la vie coûte trop cher. « 

Dans son livre, Devenir rentier immobilier en partant de rien, Christopher Wangen donne de nombreux exemples d’investisseurs extrêmement motivés qui ont pu aller très loin pour parvenir à leurs objectifs. La notion de besoin et d’envie a ici toute son importance. La notion de niveau de vie acceptable également. Ainsi que celle des sacrifices acceptables.

Par exemple, il raconte l’histoire de cet investisseur qui a vécu dans son garage afin de pouvoir emprunter pour acheter un bien immobilier et le louer. Il parle souvent de vendre sa belle voiture pour se déplacer en bus et en bicyclette.

Dans certaines de ses vidéos sur sa chaîne YouTube « Vivre avec moins« , Vicky Payeur explique les choses qu’elle a pu faire pour pouvoir rembourser ses dettes puis économiser. Cela pouvait aller même jusqu’à compter le moindre sou, ou déposer ses déchets dans les poubelles des voisins. Dans une des vidéos, je me souviens qu’elle expliquait s’arranger pour ne rien dépenser du tout du lundi au jeudi, et attendre que son frigo soit totalement vide avant d’aller à nouveau acheter de la nourriture.

On peut aussi mentionner Mr. Money Mustache, qui a pris sa retraite anticipée à trente ans après dix ans de frugalité intensive et de savants calculs, couplés à un job enfermé dans un bureau.

Même plus récemment, j’ai connu une personne qui avait annulé son abonnement Internet pour n’utiliser que la 4G de son téléphone, afin d’économiser davantage.

Peu importe où vous habitez, vous aurez toujours l’impression que la vie coûte trop cher. Même les gens qui gagnent 5 000€ par mois se sentent souvent fauchées, du fait qu’elles s’habituent à leur nouveau train de vie et ajustent leurs dépenses à la hausse de manière paralèle à l’augmentation de leurs revenus.

Bien entendu, toutes proportions gardées, le pouvoir d’achat de certains pays est tellement bas que la population peut à peine acheter de quoi manger (correctement ou pas). Évidemment, ce que je dis dans cette section ne s’applique pas à quelqu’un qui n’a aucune source de revenus et qui n’a pas le nécessaire pour vivre !

 » Si j’investis et que je me trompe, je vais tout perdre en une fois. « 

Les gens qui ne connaissent rien aux investissements ni à la finance de manière générale ont souvent une vision assez dichotomique (noir/blanc) des choses. Ils n’imaginent pas pouvoir investir des sommes plus modestes dans quelques investissements différents, et risquer, par exemple, de ne perdre qu’une petite partie de leur mise. Ou peut-être cela est-il lié à la façon dont ils investiraient ?

On entend parfois des récits horribles de personnes qui ont cherché à faire fortune en plaçant toutes les économies dans la bourse, et qui ont tout perdu puis se sont retrouvées dans la misère. Encore une fois, ce genre d’écueil peut être évité avec une stratégie et un peu d’éducation financière.

Si vous êtes plus éduqué sur la question, vous savez qu’il vaut mieux avoir un fonds d’urgence (1000€ environ) pour les imprévus, une réserve correspondant à 3 à 6 mois de vos dépenses mensuelles (et à laquelle vous ne touchez pas), et ensuite seulement, le surplus, vous le mettez dans des investissements. Cela constitue plusieurs filets de sécurité en série qui vous protègent contre le genre de déconvenue qu’on vient de décrire en début de paragraphe.

Après, pour les investissements eux-mêmes, il est possible de fortement diminuer les risques de perte. Les erreurs de jugement sont monnaie courante en finance et font partie de l’apprentissage. Cependant, il y a des choses à savoir, des erreurs courantes à ne pas faire. Par exemple, acheter des actions à un prix qui est bien supérieur à leur valeur réelle. Ou encore faire un prêt en ligne sans assurance de recouvrement des sommes dues.

Pour aller plus loin

  • Note importante : l’autrice de ce blog n’est pas une experte en finances. Les articles publiés sur ce site ne reflètent que ses recherches et/ou ses opinions personnelles, et vous restez seul(e) responsable de ce que vous faites avec votre argent.

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Aller mieux avec Pauline

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture