Comme le font beaucoup de minimalistes et de personnes souhaitant consommer moins et simplifier leur vie, j’ai fait plein de tests « pour faire sans ». Il s’agit de mettre un objet (ou une habitude) de côté pendant une certaine période (une semaine, un mois, etc.).
Finalement, très peu d’objets sont restés. Pour la plupart, je ne m’en souvenais même pas au moment de faire cette liste. En la relisant, je me dis : « Waw, j’en ai fait, du chemin! » mais aussi : « On n’a vraiment besoin que de très peu pour vivre. »
Table des matières
Les objets que je n’ai plus
Voici donc les choses qui ne font pas ou plus partie de mon quotidien :
Appareils électroménagers
- Le four à micro-ondes. Il est ainsi devenu impossible de réchauffer des plats tout préparés sur le pouce, ce qui est un gros avantage. Cela est moins pratique cependant pour réchauffer les restes, même s’il est quand même possible de le faire à la poêle, en général.
- Le congélateur. Au lieu de diminuer le gaspillage alimentaire, il le favorisait souvent. Je me berçais d’illusion en congelant mes restes de pain à moitié sec, ou mes soupes ratées, que je finissais tout de même par jeter.
- La bouilloire : réchauffer l’eau à la poêle fonctionne tout aussi bien).
- Le lave-vaisselle : la vaisselle à la main est très rapide quand vous n’utilisez que la vaisselle dont vous avez besoin.
- Le cuiseur-vapeur : j’ai donné le mien car je n’aimais pas l’idée de manger des aliments ayant été en contact avec du plastique chauffé.
- Un sèche-linge électrique. Je n’en ai jamais eu.
- Le sèche-cheveux : rarement utilisé, il abîmait les cheveux en deux temps, trois mouvements.
- Le pèse-personne – honnêtement, il me stressait plus qu’autre chose. À part me culpabiliser chaque jour, il ne faisait rien pour moi. De toute façon, même si j’ai besoin de me peser d’urgence, il y a des balances à peu près partout sur la planète – au boulot, chez le médecin, chez le voisin,…
- L’air fryer : jamais eu.
- Le rice cooker : jamais eu non plus.
- Un réveille-matin. Encore une fois, le smartphone fait l’affaire.
- Une radio ou un lecteur CD. Après, je ne sais pas qui a encore besoin d’une radio ou d’un lecteur CD à notre époque.
- Un lecteur de DVD : la PlayStation sait aussi lire les DVD (elle a encore survécu à la tempête minimaliste – pour le moment, en tout cas).
- Un climatiseur portable. Celui-là, j’ai hésité pendant deux ans à le donner. Il faut dire que par jours de canicule, il me sauvait vraiment la vie. Cependant, il était super lourd, et l’idée de devoir le déménager (car je déménage fréquemment) me cassait la tête. Tout ça pour un appareil que j’utilisais royalement dix jours par an. Je me suis dit que pour ces quelques jours, je survivrais bien en utilisant d’autres méthodes de refroidissement. Je n’ai pas regretté de m’être allégée de cet appareil.
- La calculatrice.
- Un chauffage soufflant. Par le passé, j’en utilisais toujours un, mais il était toujours bon pour la casse après un certain temps. Maintenant, je m’en suis défaite et cela ne me manque pas spécialement. C’est vrai que parfois, ce serait agréable de surchauffer la salle-de-bain pour ne pas avoir froid en sortant de la douche, mais c’est supportable, il y a quand même le chauffage normal pour compenser.
- Une lampe de luminothérapie. Avec les possessions débiles et inutiles, s’en est aussi allée la dépression. Un jour, j’ai regardé cette lampe et je me suis dit: « Hé, toi non plus, je n’ai pas besoin de toi! Je vais faire tout cet hiver sans lampe, je vais la donner à quelqu’un qui en a besoin et après ça, je ne serai plus jamais déprimée. » C’était il y a plus d’un an, et je n’ai plus été déprimée. Magique, le minimalisme.
- Un diffuseur d’huiles essentielles.
- Une machine à pain.
- Une caméra de surveillance. Si un jour vous rentrez chez moi… Vous ne trouverez rien. Mais s’il vous plaît, ne me volez pas mes aiguilles à tricoter, ça me ferait vraiment mal.
- Une perceuse-foreuse. Quand on n’a plus besoin de meubles, et encore moins de meubles lourds, on n’a plus besoin de ce genre d’appareils. La seule chose que je peux faire c’est mettre un clou dans un mur pour accrocher un dessin encadré d’un de mes enfants, et ça suffit largement.
- Un chronomètre.
- Un grille-pain.
- Un fer à défriser/friser.
- Un nettoyeur vapeur.
- Un barbecue. J’avoue, ça sent délicieusement bon, mais c’est aussi super cancérigène. J’ai eu une fois un barbecue dans ma vie, utilisé une fois. Autant ne pas commencer de mauvaises habitudes.
- Une machine à coudre. J’ai donné la mienne après l’avoir trimballée de déménagement en déménagement en ne l’utilisant jamais, et cela pendant dix ans! Vous vous rendez compte?
- Une machine à café.
- Un humidificateur.
- Un déshumidificateur.
- Une horloge. C’est un peu inutile, j’ai une montre, un ordinateur, un smartphone… L’heure, je peux la lire partout, pas besoin d’utiliser des piles qui polluent en plus.
Les produits cosmétiques
- Le savon liquide (mains ou gel douche) est remplacé par du savon de Marseille.
- Les crèmes (de nuit, pour les mains, pour les pieds, hydratante pour le corps) sont remplacées par de l’huile d’amande douce.
- Au lieu de la crème de jour et du fond de teint, j’utilise de la crème teintée bio.
- Le gommage aux microbilles est remplacé par un gant en jute ou une éponge de konjac.
- La mousse à raser est remplacée par la mousse du savon de Marseille.
- Le démêlant pour les cheveux est remplacé par de l’huile d’amande douche.
- Du parfum. J’en utilisais avant, mais ne pas savoir ce que je mettais sur ma peau a fini par me déranger.
- Du vernis à ongles.
- Du dissolvant pour vernis à ongles.
- Du démaquillant (vous pouvez vous démaquiller à l’huile d’olive).
- Du rouge à lèvres.
- Du mascara.
- Du déodorant industriel. Il suffit de mélanger du bicarbonate de soude avec un peu d’eau pour faire une pâte et d’en enduire vos aisselles pour ne pas avoir d’odeurs de transpiration pendant au moins 24h.
- Du bain de bouche. Pas de commentaire sur celui-là…
Les produits ménagers
Je n’achète quasiment aucun produit ménager industriel :
- L’eau de Javel.
- Le produit pour les toilettes.
- Le produit lave-vitres.
- Le produit pour le lave-vaisselle.
- L’assouplissant.
- Le produit vaisselle.
- Le nettoyant pour les vitres (=> nettoie-tout au vinaigre).
- Le produit contre le calcaire (=> nettoie-tout au vinaigre).
- Les produits pour chaussures (cire, imperméabilisant, etc.) : rien que l’odeur qui persiste dans l’air pendant deux jours ne présage rien de bon, même si la vendeuse vous dit toujours de « ne surtout pas oublier d’imperméabiliser! ». Personnellement, je préfère avoir de l’air propre et un cuir légèrement abîmé, plutôt que de respirer des PFAS à pleins poumons.
- Du désodorisant pour la maison. Toxique à mort, vous devriez éviter.
Je nettoie chez moi à l’aspirateur et j’assainis les surfaces avec mon nettoie-tout au vinaigre, eau et huile essentielle. Mon produit vaisselle et ma lessive sont faites avec du simple savon de Marseille (je frotte l’éponge dessus pour faire la vaisselle, et je le rape dans la machine à laver en ajoutant des cristaux de soude pour la lessive).
Les meubles
Pour moi, nous n’avons presque pas besoin de meubles. Ils prennent de la place, amassent la poussière, coûtent cher mais surtout sont si lourds et stressants à déménager. Dans mon expérience, les meubles sont ce qui « coince » le plus les gens, les empêche de déménager aussi souvent/loin qu’ils veulent et même provoquent des disputes de couple!
Voici tous les meubles que je ne possède pas :
- La table à repasser : je repasse sur mon lit, au-dessus de la couette – le résultat est le même.
- Le porte-manteaux.
- La bibliothèque. Tous mes livres sont dans ma liseuse électronique.
- Les tables de chevet : des tabourets polyvalents font le même boulot.
- Le meuble TV.
- La poubelle de cuisine.
- La poubelle de salle-de-bain.
- La poubelle de tri plastique-papier.
- Un lit super lourd. Encore une fois, le casse-tête d’un déménagement éventuel dans le futur. J’ai juste fini par le donner et en racheter un tout léger qui fait aussi bien l’affaire.
- Un canapé super lourd. J’ai un canapé que je peux démonter en pièces et déplacer moi-même dans ma petite voiture.
- Une penderie ou une garde-robe. Ouais, c’est fou. Je n’ai même pas de garde-robe. De toute façon, je n’aurais vraiment rien à mettre dedans. Mes vêtements sont si peu nombreux qu’ils tiennent dans la petite étagère de la salle-de-bain!
- Des étagères. Pour être honnête, depuis que je suis étudiante, quasiment chaque logement où j’ai vécu avait au moins l’une ou l’autre étagère. En diminuant la quantité de possessions, j’ai donc été capable de ne posséder aucune étagère. Là où on a emménagé, maintenant, par exemple, il y a deux grandes étagères encastrées dans la salle de bain, idem dans la cuisine, et idem dans les chambres du haut. Dans notre logement précédent, il y avait des étagères dans la salle-de-bain et la cuisine, et des planches sur les murs du living et du salon. C’était plus que suffisant et cela m’a permis de me débarrasser de quelques meubles qui ne nous servaient plus.
- Une armoire à chaussures. On n’a pas tellement de chaussures, et de toute façon, il y a dans chaque logement en général un endroit où les mettre. Ici, une étagère se trouve à côté de la porte d’entrée et était déjà dans le logement quand on est arrivés. Dans le logement précédent, on avait une buanderie assez grande pour accueillir tous nos souliers.
- Une commode.
Le matériel de cuisine
- Un presse-agrumes (=> une fourchette fait l’affaire).
- Une passoire (=> j’égoutte à l’aide du couvercle, tout simplement).
- La théière (=> boule à thé).
- Le porte essuie-tout.
- Des livres de cuisine.
- Un pot gradué.
- Des moules à pain, à cake, à biscuits, etc.
- Le coupe-oeufs.
- Un rouleau à pâtisserie : on peut utiliser une bouteille en verre, si vraiment on en a besoin.
- Une éponge en métal.
- Un torchon en microfibres. J’ai utilisé cela pendant des années, ce qui m’a permis d’éviter l’utilisation des milliers (ou peut-être bien millions) de feuilles de papier essuie-tout, Kleenex et mouchoirs en tout genre. Cependant, à un moment, j’ai voulu passer au tout naturel car je suis de plus en plus révoltée par les productions en polymères qui ne se dégradent jamais dans l’environnement.
- Des sous-plats. J’utilise soit ma planche en bois, soit un essuie-vaisselle plié.
- Des sous-verres. Je n’en vois pas l’utilité.
- Des maniques. Si je dois manipuler un plat chaud, j’utilise un essuie-vaisselle replié.
- Un présentoir à épices. Tous mes bocaux à épices sont dans la porte du frigo, problème réglé.
- Un éplucheur à légumes. Un jour, le mien était cassé et j’en ai acheté un qui était vraiment pourri. J’ai dû me débrouiller avec un couteau et en fait, ça m’a suffit. J’ai continué comme ça, contente d’avoir trouvé un truc en plus dont je n’avais pas besoin.
- Une boîte à pain.
- Des gants en latex ou en plastique (pour la vaisselle). J’utilise seulement mon produit vaisselle maison, et il ne décape pas la peau, je n’ai donc plus de problèmes de peau aux mains, et je n’ai donc plus besoin de gants en plastique.
- Un tire-bouchon.
- Une carafe. J’en ai déjà eu une, mais je ne m’en servais jamais.
- Un ouvre-boîte.
- Du film alimentaire. Lui aussi banni depuis longtemps. Si j’ai acheté deux rouleaux dans ma vie, c’est beaucoup.
- Un fouet.
- Un moulin à poivre.
- Des sacs de congélation.
- Un plateau.
- Un casse-noisettes.
- Un égouttoir à salade.
- Une coupe à fruits – tous mes fruits sont au frigo, pas besoin de récipient.
- Un saucier.
Le matériel de bureau
Au niveau du matériel de bureau, vous vous rendrez compte que 90% ou plus des objets vendus ne servent aucun but, à part celui de vous faire dépenser de l’argent. Vous êtes dans votre bureau pour : écrire, lire, enregistrer peut-être un podcast ou une vidéo, étudier, etc. Pensez à ceci quand je vais vous énumérer la liste qui suit.
- Des marqueurs fluorescents (j’ai arrêté de les utiliser il y a environ 17 ans, car cela pollue à mort).
- Des chemises en plastique. J’ai un seul classeur où je mets les documents que je dois absolument conserver au format papier. Pour ce qui est des chemises en plastique, je les ai données. Je ne supporte plus le plastique, comme je vous ai dit. Le classeur est en carton recyclé et en métal.
- Des trombones. Il n’y a pas plus inutile, sans doute.
- Des punaises. Je n’ai jamais utilisé ces trucs-là, même si j’en vois presque partout.
- Un présentoir à stylos-billes. Même au travail, je l’ai sorti de mon bureau. J’ai besoin d’un stylo-bille, et de mon cachet. C’est tout. Une fois tous les trois jours, il me faut un morceau de papier collant, que je vais chercher au secrétariat.
- Le ruban effaceur. Comme tout produit chimique, il n’est pas bienvenu chez moi. Pour être honnête, mes enfants en ont un, pour tester, mais ne l’ont pas utilisé depuis trois ou quatre mois, et il va sûrement trouver un nouvel acquéreur dans pas longtemps.
- Je n’ai plus d’aimants.
- J’ai donné mes derniers presse-livres quand j’avais 18 ans.
- Les séparateurs de tiroir encombrent plus qu’autre chose.
- Un tableau blanc avec feutres effaçables, j’en ai eu un, soi-disant pour suivre mes progrès dans différents domaines de ma vie, jusqu’à ce que cela finisse par m’agacer et que je me tourne vers… une feuille de papier.
- Pas de stylo-plume puisqu’il faut constamment racheter des cartouches d’encre.
- Mon broyeur à papier, je l’adorais, mais je l’ai donné il y a quelques mois car je me suis rendu compte qu’il suffisait d’humidifer mes documents et de les amasser en boule pour les rendre complètement illisibles. Du coup, plus besoin de machine qui utilise de l’électricité.
- Une règle à mesurer – mais cela changera quand les enfants en auront besoin.
- Un compas.
- Une équerre.
- Des post-it. Je note toutes mes tâches immédiatement dans mon agenda électronique (celui du smartphone). Quand les tâches sont faites, je supprime. Impossible à perdre, contrairement à un post-it, puisque la majorité d’entre nous avons toujours notre portable à portée de main.
- Des enceintes.
- Un tapis de souris.
- Un repose-poignets.
- Une housse d’ordinateur. J’ai acheté mon sac à main en choisissant un modèle assez grand pour y placer mon ordinateur et le reste. Un sac sert toutes les fonctions.
- Une webcam à part ne sert à rien car j’en ai une d’intégrée dans mon laptop.
En quoi des attaches thrombones ou un broyeur à papier vous aident-ils à être productif au bureau? La réponse est dans la question.
Les jetables
- Je n’ai pas acheté de serviettes hygiéniques jetables depuis huit ans, et j’avais déjà cessé d’en utilisé pendant trois ans auparavant, soit onze ans au total sans et cela se passe très bien (=> Moon Cup et serviettes lavables en coton).
- Je n’ai jamais utilisé de lingettes jetables pour nettoyer les enfants lors des changes, toujours des carrés de coton lavables que j’ai utilisé (les mêmes) pendant trois ou quatre ans. À part peut-être deux ou trois paquets en tout début d’aventure.
- J’ai utilisé très peu de cotons démaquillants dans ma vie, m’orientant soit vers le savon, soit vers le gant démaquillant, soit vers les cotons lavables.
- Au lieu des cotons-tige, j’utilise un cure-oreilles en métal.
- Les mouchoirs en papier n’ont plus leur place chez moi, il suffit d’avoir des mouchoirs en tissus et le tour est joué.
- J’ai arrêté d’utiliser des essuie-tout quand j’étais jeune adulte, utilisant plutôt des lavettes en microfibre.
- Je n’utilise plus de papier sulfurisé pour cuire les aliments, je m’arrange pour cuisiner autrement ou moins faire cramer la nourriture.
- Les emballages en papier aluminium ont été remplacés par des boites à lunch en acier ou en verre.
- J’ai arrêté d’utiliser des sacs de course en plastique quand j’avais peut-être 20 ans, il y a donc 17 ans, et je ne regrette pas mon choix. J’ai dû en épargner déjà quelques centaines, voire milliers, à l’environnement.
Le papier
- Des cahiers en tout genre. Oui, ils sont trop beaux, et je pourrais en acheter des dizaines. Mais un jour, j’en ai eu trop marre de les voir traîner partout sans jamais avoir le temps de les remplir. J’ai détaché les feuilles de chacun d’entre eux, et fait une grosse pile de feuilles A5 pour que mes enfants puissent dessiner. Ils ont dégommé ça en quelques semaines, et ma charge mentale était enfin allégée. En plus de ça, les enfants sont capables d’être créatifs avec à peu près n’importe quel type de papier, et je n’ai du coup pas du acheter de papier pendant au moins un an. Après cela, j’ai acheté une rame de papier recyclé, qui dure encore à ce jour.
- Un agenda papier (=> agenda smartphone).
- Un carnet d’adresse (=> carnet dans smartphone).
- Les livres papiers (j’ai tout dans ma liseuse, sauf pour les livres des enfants).
- Des emballages cadeau. Sérieusement, pour moi, ce sont juste des déchets. On les utilise cinq minutes et hop, on augmente la montagne de déchet. Si cela doit vraiment être joli, j’achète parfois un sac papier décoré que la personne peut ensuite réutiliser pour un cadeau qu’elle fera à quelqu’un d’autre.
- Des magazines. J’en ai trimballé, des magazines, surtout de crochet et de tricot. Après une dizaine d’années à les balader sur mon dos comme une tortue sans jamais les utiliser, j’ai fini par les donner à une « artiste du fil ».
- Les modes d’emploi. De nos jours, on peut trouver les livrets d’instruction d’à peu près tout sur Internet. Il suffit de se souvenir du nom du modèle, et de le taper sur un moteur de recherche. Plus besoin de garder les petits bouquins pendant des années.
Le textile
- Des tonnes de linge de lit : j’ai deux sets pour chaque lit. Je les change, et cela me donne le temps de laver et faire sécher l’autre set. Avant, je me noyais dans le linge de lit, c’était juste horrible. Il y en avait tout le temps partout, et ça me donnait l’impression que tout mon linge était tout le temps sale. En réalité, j’en possédais juste trop!
- Des tapis. J’en avais, et ils m’agaçaient. Ils collectaient la saleté, et tout le monde ne faisait que les balancer de gauche à droite. J’en avais fabriqué quelques-uns au crochet, et bien que je les donnais à mes enfants pour s’asseoir dessus, ils finissaient inévitablement par s’asseoir à même le sol. Perte de temps et d’énergie, j’ai décidé qu’ils ne servaient à rien. J’avoue, ils étaient trop jolis, mais vraiment – ils ne servaient à rien.
- Les tapis en tout genre : tapis de bain, paillasson, tapis de cuisine, tapis de décoration, tapis de lit, tapis de salon, etc.
- Un pyjama. J’utilise des vêtements polyvalents pour en avoir moins. À la maison, je mets un débardeur (les mêmes que je porte sous mes pulls à l’extérieur) et un legging (les mêmes que ceux que je mets pour faire du sport). Cela simplifie fameusement la garde-robe.
Les rangements
- Une trousse à maquillage (je n’ai que trois produits de maquillage).
- Des trousses à crayons/feutres (=> présentés dans des bocaux de récupération).
- Une manne à linge (=> j’utilise un sac ou un panier qui me sert à autre chose le reste du temps).
- Un organisateur de papiers/courrier. Tout a été scanné ou digitalisé d’une manière ou d’une autre. Je ne reçois pratiquement plus jamais de factures en papier, tout vient par la boîte email. Si par mégarde, du papier se perd chez moi, il est viré aussi vite qu’il est venu: recyclage, traitement (paiement, noter la date importante, signer un contrôle des enfants, etc.), et le problème est vite réglé.
- Des cintres. Je plie juste le peu de vêtements qu’on a et les range dans une étagère.
- Un bac à linge sale. Je l’ai donné car le fait d’en avoir non pas un mais plusieurs retardait plutôt le lavement du linge, et je finissais avec des montages de vêtements sales. Ne pas avoir de bac à linge sale vous pousse à nettoyer les textiles en temps et en heures. De toute façon, en diminuant la quantité de linge de maison et de vêtements, il n’était plus nécessaire d’avoir tant des bacs à linge sale.
- Une boîte à mouchoirs. Quand on n’achète plus de mouchoirs en papier, plus besoin.
- Des boîtes de rangement : pas de boîte à bijoux (j’ai peu de bijoux, tous me plaisent et je les porte en permanence), pas de manne à linge, pas de boîte à linge sale, pas de boîtes en plastique (type Tupperware), pas de boîte à mouchoirs. J’ai depuis longtemps jeté les boîtes à chaussures ou les boîtes d’appareil (ex. énorme carton de la télévision), « au cas où je revendrais un jour ». Il n’y a pratiquement plus rien à ranger chez moi, de toute façon.
- Une tirelire.
- Un rangement à couverts. On n’a pas beaucoup de couverts, et ces fameux rangements sont toujours plein de saletés. Les couverts sont placés à même le tiroir, et le tiroir se salit bien moins vite comme cela.
Les objets divers
- Des gobelets en plastique (=> uniquement du verre).
- Des gourdes en plastique (=> gourdes en acier non-revêtu).
- Un stock de fil. Des kilos et des kilos de fil à tricoter/crocheter, j’ai donné au magasin de seconde-main. Non, franchement, je possédais même plus de fil que je ne pourrais jamais en utiliser sur toute ma vie.
- Des DVD. On ne possède aucun DVD. Les seuls qu’on utilise sont ceux de la bibliothèque. Vous seriez surpris du nombre de films qu’on regarde et du nombre de livres qu’on lit quand on n’en possède plus aucun!
- Les décorations du commerce: figurines, autocollants, plantes en plastique, napperons, couvre-lit, bibelots, souvenirs touristiques (les images sont dans ma tête, pas besoin d’un petit bateau fabriqué à l’autre bout de la planète pour me rappeler que je suis allée à la mer), lampes de toutes les couleurs, décorations d’Halloween-Pâques-etc., mini-fontaine, truc qui pendouille dans la voiture, vase (je n’ai jamais acheté de fleurs et elles sont cultivées juste pour être coupées, ce qui me déplaît). Les seules décorations que j’utilise sont des plantes réelles et les créations de mes enfants (bricolages, certains beaux dessins encadrés, etc.). Comme je n’amène chez moi quasiment que des objets naturels et artisanaux, ils sont super beaux à regarder et cela suffit amplement à embellir l’endroit.
- Un sapin en plastique. J’ai jeté le nôtre (il était dégommé de toute façon) et j’ai choisi d’acheter un vrai sapin à la place. J’ai lu quelque part que cela était moins dommageable pour l’environnement, et je ne supporte plus d’avoir du plastique chez moi de toute façon.
- Des valises. Cela changera peut-être si je me mets à voyager sans voiture. Comme je refuse de prendre l’avion (je n’en ai pas pris depuis 21 ans, et cela n’était arrivé que trois fois si je me souviens bien au total) pour des motifs de pollution extrême, je voyage uniquement à portée de voiture, donc je n’ai jamais ressenti le besoin d’avoir de valises.
- Du matériel de fitness/sport : j’ai donné mes élastiques, mes poids (la simple idée de devoir tous les déplacer d’un logement à un autre me passait l’envie d’en avoir, et ils prenaient surtout la poussière), ma barre de pull-up et mon sac. Par ailleurs, j’ai vu les vidéos d’Exploravore sur YouTube qui montrait ses exercices de calisthenics et je me suis dit: « Effectivement, on peut être super en forme, fort et musclé en utilisant juste le poids du corps. »
- Des cartes de fidélité. En fait, je n’ai que celle du supermarché où sa possession est obligatoire pour utiliser le self scan, mais je n’ai pas enregistré mon nom dessus, elle me sert uniquement à débloquer la machine pour pouvoir payer. Toutes ces cartes de fidélité ont pris l’eau quand j’ai reminimalisé car je n’allais plus dans tous ces magasins – surtout le magasin de produits de beauté et le magasin d’artisanat, où je recevais tellement de promotions et de cadeaux vu que j’étais une si bonne cliente. J’ai d’ailleurs perdu tous mes avantages entre temps. Je ne leur rapporte plus rien.
- Une carte de crédit. Je déteste le principe, je n’en ai jamais eu.
- Des bijoux en toc. Autrement dit : des déchets. Je n’ai que trois ou quatre bijoux que je mets quasiment tout le temps, en argent, rien de bien cher mais des bijoux qui me plaisent vraiment.
- Des jouets chimiques/toxiques. Fut un temps où je me sentais obligée de fournir à mes enfants tous ces trucs si marrants, but no more. On se croit parfois protégé par toutes ces normes européennes, et on croit que tout ce qui arrive chez nous est inoffensif parce que « c’est contrôlé ». Imaginez donc ma tête quand j’ai découvert que je ne sais combien de marques de maquillage pour petites filles étaient contaminés aux métaux lourds ou contenaient par exemple des PFAS (sachant que les enfants sont bien plus propices à l’ingurgitation dudit maquillage). Sans parler de ce « slime » à la couleur douteuse et à l’odeur plus que chimique, dont certains composants ne manquent probablement pas de pénétrer à travers la jeune peau qui les malaxe pendant des dizaines de minutes. La pâte à modeler idem, j’ai plutôt opté pour l’apprentissage de la pâte à pain – ce que mes enfants ont trouvé hyper marrant. Mélanger de l’eau inoffensive, avec de la farine inoffensive, et faire une pâte à jouer inoffensive qui en plus peut finir au compost sans bousiller la planète au passage. Rien de mieux. Et non, je ne me sens plus coupable de priver mes enfants de ces produits chimiques!
- Des bougies. J’ai arrêté d’en utiliser quand je me suis rendu compte que la plupart étaient faites non de cire mais de paraffine et que respirer les émanations était toxique. Honnêtement, j’aimais vraiment les bougies et cela m’a vraiment dérangée de m’être encore fait avoir par l’industrie. Une chose que je pensais être inoffensive se révélait être, elle aussi, totalement néfaste à cause des manigances pour faire plus de chiffre d’affaire!
- Des bougeoirs. Même quand j’utilisais des bougies, je n’utilisais pas de bougeoirs.
- Un balai Swiffer pour nettoyer le sol. Au final, un torchon enroulé autour de la raclette fait le même job.
- Des chaussures à hauts talons. À peu près toutes les paires que j’ai eues étaient complètement immettables, et je les gardais pendant des années tellement elles étaient belles (et super chères). La dernière en date était une paire de superbes bottines en cuir couleur cognac, achetées en 2018 et conservées pendant sept ans, données en 2025, après les avoir portées… deux fois. Malgré leur beauté, elles me tuaient les pieds. Je n’ai plus jamais acheté de telles chaussures depuis 2018, ceci dit.
- Une lime à ongles.
- La télédistribution. Jamais eu, d’ailleurs.
- Une coque de téléphone.
- Des objets cassés ou des objets inutiles : cables endommagés, vêtements troués, vieilles chaussures en mauvais état, vis dont j’ignore la provenance, clés qui ouvrent je ne sais plus quelle porte. Tout est en bon état et fonctionnel. Croyez-moi, cela vous épargne bien des pensées et tracas inutiles.
- Un plumeau. Y a pas de poussière! Chez moi, les surfaces sont dégagées. Un chiffon en coton et mon nettoie-tout au vinaigre suffisent largement. En fait, je déteste les plumeaux. Ils sont brillants, complètement synthétiques. Moches, quoi.
- Un sac à dos – mais je pourrais bientôt en acheter un, au fur et à mesure que je marche, roule à vélo ou utilise les transports en commun davantage.
- Des rideaux – j’ai pu donner les miens car mon logement de location actuel en disposait déjà, qui restent de locataire en locataire. Cela m’arrange bien.
- Un miroir – encore une fois, il y en a trois grands incrustés dans différents murs, portes ou meubles là où je loue. J’avais un grand miroir en bois, je l’ai donné à une voisine qui était hyper contente de le recevoir.
- Une multiprise ou rallonge. J’ai désormais tellement peu d’appareils que je n’ai plus besoin d’en brancher quatre en même temps à la même prise. J’en aurais bien besoin pour brancher mon aspirateur car le logement est assez grand, mais je le débranche juste pour déplacer la prise à chaque étage, c’est un peu embêtant mais pas au point d’avoir envie de nouveau de voir des cables traîner partout sur le sol.
- Un balai.
- Une pelle.
- Une grande serpillière pour le sol.
- Un couvre-lit : soit une couverture, soit une couette, les couvre-lit tout fins n’ont pas d’utilité pour moi.
- Une nappe. « Quoi, t’as pas de nappe?! » Non, je n’ai pas de nappe. Je ne me souviens pas d’avoir un jour acheté une nappe. Et alors? Qui a besoin d’une nappe, d’abord? Cela prend la saleté et est difficile à nettoyer.
- Un chemin de table ou un napperon.
- Une ceinture. On a tous des pantalons ajustables à la taille ou bien à taille élastique, donc pas besoin de ceintures. J’en avais de très belles, en vrai cuir, mais je ne les utilisais juste jamais.
- Du ruban double-face. En fait, par la force des choses, en éliminant tout le reste, je ne pourrais même pas vous trouver une seule utilité du ruban double face dans mon quotidien actuel. On aurait pu dire « emballer les déchets en papier » ou « fermer les caisses de déménagement ». Le truc, c’est que j’ai beaucoup moins de déchets, que je les amène une fois toutes les lunes au parc à conteneur, et que je déménage en réutilisant des sacs que j’ai déjà à disposition. Je déteste l’idée d’acheter des tonnes de caisses de déménagement, pour les jeter juste après. Je suis sûre qu’on a déjà dû me prendre de haut parce que je « déménage en sacs poubelle » mais je m’en fiche. Ces sacs, je les utilise ensuite réellement, pas comme les boîtes de déménagement.
- Un briquet. J’utilise des allumettes en bois, pour le peu de fois que je dois allumer une bougie.
- Un cendrier. Je ne fume pas, mais même si je fumais, j’utiliserais juste un bocal de récupération.
- Un escabeau.
- Une scie.
- Un cadenas.
- Une glacière.
- Une petite balayette avec pelle à poussière. Sérieux, tous ces instruments de nettoyage qui ont le même but qu’un simple aspirateur.
- Des pinces à linge. À moins d’étendre votre linge en pleine tempête, généralement ça marche sans.
- De l’encens et un porte-encens.
Petite conclusion
Vous savez ce que je trouve le plus fou? Tout au long de cette liste, je n’ai fait que penser à « ce que les gens vont penser ». Est-ce vraiment normal de s’inquiéter que les gens vous trouvent « dingue » parce que vous décidez de ne pas posséder d’horloge, ou parce que vous n’avez pas de meuble TV? Il est indiscutable que ces objets ne sont pas réellement indispensables à la vie.
D’un point de vue personnel, cependant, je suis fière de vivre simplement, d’essayer de n’utiliser sur cette planète que ce dont j’ai réellement besoin, et de polluer le moins possible en réduisant ma consommation à un minimum. Le minimalisme, c’est aussi avoir de fortes convictions et en arriver, à un moment, à se dire qu’il n’y a rien de fou à vivre simplement.
C’est plutôt l’excès de consommation qui est illogique. On voit bien là toute l’ampleur de la propagande commerciale, qui nous a implanté des idées très profondément dans le cerveau. Ceux qui détruisent notre habitat naturel sont considérés comme acceptables, alors que le minimaliste va parfois être montré du doigt ou traité de marginal.
Libérez-vous des « il faut », et séparez-vous du superflu. Vous ne le regretterez pas.
Vivre sans machine à laver en tant que minimaliste : ça passe ou ça casse?

ors d’un déménagement, fin 2025, j’ai été confrontée à d’énormes frais de déménagement (400-500€) pour déplacer uniquement deux machines : le frigo (maxi format) et la machine à laver. Étant minimaliste et simple, je ne possède, pour le reste, que des objets et meubles suffisamment légers pour pouvoir les déplacer seule dans ma voiture.
Pour le frigo, je n’en avais plus besoin, car il y en avait un gros dans le logement vers lequel je déménageais. Par contre, pour la machine à laver, bien qu’elle fonctionne encore, elle était hyper lourde et encombrante. J’ai donc choisi de simplement donner ces deux appareils, et de tester une option « plus légère ».
L’idée m’est passée par la tête de ne plus du tout posséder de machine à laver. Après tout, je ne faisais plus qu’une machine tous les trois jours, et elle n’était pas souvent réellement remplie. C’était assez tentant de me dire que je serais libre comme l’air, à chaque déménagement.
Le lavoir
La première chose que j’ai testée, c’est bien sûr le lavoir. J’avais déjà dû y recourir l’année passée, pendant quelques mois, quand ma machine à laver nécessitait une réparation.
Avantages
- On fait sa lessive de toute la semaine en un seul coup. Vous arrivez, investissez environ deux heures, et retournez à la maison avec tout votre linge propre, et les draps et essuies déjà secs.
- Vous pouvez utilisez un séchoir électrique sans en avoir à la maison.
- Utiliser moins d’eau et d’électricité à la maison.
- Quand il fait beau, c’est agréable d’attendre dans le parc en face ou de lire un bouquin dans la voiture, par exemple.
- Si tout se passe bien, qu’assez de machines sont libres et que vous avez pu vous garer facilement, vous pouvez aller même faire vos courses pendant que tout votre linge de la semaine se fait laver, ce qui représente un certain gain de temps. Mais le lavoir peut aussi vous faire perdre énormément de temps si les étoiles ne sont pas bien alignées ce jour-là.
Inconvénients
- Il y a parfois des saletés des autres sur votre linge. J’ai parfois eu mon linge plein de longs poils d’animaux car la personne avant moi avait nettoyé son linge hyper sale, malgré que ce soit interdit. Il arrive qu’une personne mette trop de lessive dans le compartiment pour la poudre, en haut de la machine, et que votre linge sente un mélange bizarre de votre lessive + la lessive hyper chimique de la personne avant. Parfois, les canalisations ont été bouchées et votre linge sent mauvais.
- Le coût est énorme : 4,5€ pour laver 7 kg, 9€ pour 14 kg. Cela me revenait à environ 100€ par mois, ce qui représente peut-être le coût de l’utilisation d’une machine à laver personnelle pendant une année entière.
- Il n’y a pas de lavoir à porter de pied près de chez moi, et les sacs sont trop lourds pour y aller en bus. Il faut donc prendre la voiture, et tous les lavoirs que je connais ont un sérieux problème de parking, à moins d’y aller la semaine pendant les heures de bureau (mais je travaille) ou le dimanche à 8h du matin.
- Si toutes les machines sont prises, vous devez parfois attendre une heure (un cycle complet) que l’une d’entre elles se libère. Une fois, j’ai dû faire ma lessive au compte-gouttes car il me fallait plusieurs machines, je pense que j’ai pris trois ou quatre heures au lavoir ce jour-là, et je me souviens m’être sentie très stressée car les autres vous dévisagent, évidemment, quand vous monopolisez plusieurs machines.
- Vous ne pouvez pas faire tourner la machine pendant la nuit ou pendant que vous travaillez.
Finalement, j’ai quand même décidé de ne plus aller au lavoir. Le principal motif était que cela me revenait beaucoup trop cher par rapport à l’usage d’une machine à laver à la maison.
Un peu d’histoire sur le lavage des vêtements
Une des choses que j’aime le plus dans le fait de tenir ce blog, c’est que j’en apprends énormément en recherchant des informations fiables. On s’imagine souvent comment était la vie autrefois.
Pour le coup, j’ai trouvé un article intéressant1 où j’ai appris plusieurs choses que je ne savais absolument pas :
- Début du 12ème siècle : on faisait les grosses lessives une fois par an, après Pâques. (Moi, je m’imaginais plutôt que les gens possédaient très peu de linge et le lavaient très souvent.)
- Début du 19ème siècle : on faisait des grandes lessives deux fois par an (printemps et automne). Un autre article2 souligne que l’activité était extrêmement lourde, raison pour laquelle on accumulait le linge sale pendant des mois dans un endroit sec. Les familles qui avaient de l’argent avaient de grandes quantités de linge à laver (des dizaines de draps, des dizaines de torchons, des dizaines de mouchoirs, des dizaines de chemises). Il y avait aussi de petites lessives hebdomadaires (pour les vêtements surtout) – on lavait chez soi, on rinçait au lavoir. On fait des allers-retours du lavoir à la maison, avec une brouette. Les familles avec plus d’argent payaient des lavandières qui se rendaient au lavoir chaque jour. On faisait sécher le linge dehors, dans un grenier aéré, ou près du feu.
- En 1850-1860, on voit l’apparition des premières lessiveuses. On peut faire bouillir l’eau directement dans la cuve, et agiter le linge mécaniquement. On essore le linge avec des rouleaux (mangles). Ce sont surtout les familles aisées qui ont accès aux premières machines.
- 1850 : les ménages aisés commencent à avoir de l’eau courante.
- 1861 : Solvay (un Belge!) produit le carbonate de sodium et permet la production à grande échelle de soude.
- Début du 20ème siècle : les femmes vont au lavoir chaque semaine. Jusqu’au début du 20ème siècle, on utilise la saponaire ou de la cendre de bois pour laver le linge. On stockait les cendres que l’on produisait en brûlant le bois pour se chauffer. On utilisait ensuite les cendres lessivées (charrée) pour nettoyer le sol. Ce n’est qu’au début du 20ème siècle qu’apparaissent : le savon, les cristaux de soude, les premières poudres à laver.
- 1918 : apparition des lessiveuses à champignon.
- 1930 : machines à laver électriques disponibles aux États-Unis d’Amérique.
- 1952 : apparition des détergents de synthèse.
- Fin des années 1970 : 70% des ménages belges ont un lave-linge automatique.
Contrairement à ce que j’aurais pensé, les gens étaient moins « minimalistes » que maintenant. Pour pouvoir changer de linge de lit chaque mois, et ne faire les grandes lessives que deux fois par an, les ménages disposaient d’un grand trousseau de linge. Énorme par rapport à maintenant, probablement. La machine à laver automatique nous a donc libéré de la lourde corvée de la lessive à la main, mais aussi de l’obligation de posséder énormément de linge de maison.
Il faut aussi noter qu’ils étaient moins « minimalistes » mais beaucoup plus écologiques : utilisation moindre d’eau (puisque cela se faisait deux fois par an), réutilisation de cendres (issues du bois pour se chauffer), réutilisation de l’eau de lessive usagée pour laver le sol, linge dont on prenait bien plus soin car il était plus précieux vu sa disponibilité moindre et son coût.
Je reviendrai régulièrement sur ce paradoxe minimalisme matériel – écologie dans d’autres articles.
Le lavage à la main
Même en ayant moins de linge que la moyenne, c’est une vraie torture. Si vous avez toutes vos journées libres, et accès à un extérieur de type jardin avec des cordes à linge couvertes, dans un pays où il ne fait pas froid la moitié de l’année, c’est possible. Cela ne m’étonne pas que les trois jours de grandes lessives d’autrefois soient respectivement nommés Purgatoire, Enfer et Paradis.3
Sinon, pour moi, le lavage à la main n’a eu presque que des inconvénients :
- perte de temps;
- gaspillage d’eau – il faut bien plus d’eau pour laver bien moins de linge, en comparaison avec une machine à laver moderne;
- pollution égale de l’eau, voire pire – le lavage à la main est super rude et libère tout autant, voire plus de saletés dans l’eau (teinture, microfibres, etc.);
- cela abîme vos vêtements à une vitesse record;
- douleurs au niveau des mains – malaxer du linge mouillé est très pénible, et le tordre ensuite est encore pire. Je vous déconseille vraiment de faire cela au quotidien, sauf si vous n’avez vraiment pas le choix;
- mauvaises odeurs – c’est difficile de bien nettoyer et rincer en n’utilisant pas des mètres cubes d’eau. Ensuite, l’essorage à la main, même en utilisant toutes vos forces, n’est pas du tout aussi efficace que celui d’une machine à laver classique, et le séchage prend des plombes. En récompense de tous ces efforts, vous avez même des odeurs qui se développent sur les vêtements.
Franchement, je suis super simple et minimaliste, je peux aussi faire énormément d’efforts pour la bonne cause, mais ici, ce n’était pas spécialement une bonne cause, cela ne faisait pas non plus tellement de bien à l’environnement, et j’avais bien trop mal aux mains. Bref, je n’ai vraiment pas supporté ce mois que j’ai passé à laver à la main.
Quelquefois, quand on minimise, on se dit : « Oh, il suffit de faire comme ceci ou comme cela. » Ayant désormais très peu de linge, je me disais que ce serait bon comme cela. Mais cela fait parfois du bien de transposer la théorie à la pratique pour se rendre compte de quoi l’on a vraiment besoin. On pourrait, théoriquement, laver le linge comme il y a 300 ans, mais cela nous empêcherait de faire plein d’autres choses (principalement aux femmes d’ailleurs), car nous serions trop occupé(e)s à laver notre linge pendant des heures!
On va dire que j’ai testé la vie comme au 19ème siècle sans le savoir, je suis contente que cette époque soit révolue!
La mini-machine à laver
Il s’agit d’une petite machine à laver sans mécanisme pour faire chauffer l’eau. Grosso modo, elle agite votre linge, n’a qu’un seul programme, un cycle dure 15 minutes, et elle peut essorer votre linge avec une puissance modérée.
En gros, il faut mettre le linge dans la machine (4,5kg environ), mettre la lessive, et faire couler de l’eau tiède/chaude (avec le pommeau de douche, par exemple) jusqu’au niveau indiqué. Vous lancez la machine, revenez relancer le programme si vous voulez qu’elle lave plus longtemps, et répétez le processus jusqu’à ce que vous jugiez le linge assez bien lavé. Vous vidangez ensuite l’eau de lavage dans la baignoire ou la douche, par exemple, et attendez que tout se soit écoulé. Ensuite, il faut remplir la machine à nouveau avec de l’eau propre pour effectuer le rinçage et lancer le même cycle de 15 minutes. Il faut vidanger à nouveau. Quand toute l’eau s’est écoulée, il faut sortir tous les vêtements humides de la machine, placer le petit tambour d’essorage et le fixer dans la machine, puis lancer l’essorage, 2 kg par 2kg. Dans mon expérience, ce sont 2 kg de linge mouillé, pas 2 kg quand ils sont secs.
Avantages
- Consommation faible d’électricité. Cependant, si vous voulez « désinfecter » votre linge et le laver à haute température, vous devez chauffer l’eau quand même (moi, je le fais avec de l’eau chauffée au gaz), ce qui consomme quasiment la même chose au final.
- Portabilité : on peut l’utiliser partout en déplacement, on peut déménager facilement sans se trimballer une machine de 80 kg.
- Fait relativement peu de bruit.
Inconvénients
- Utilisation d’eau accrue selon moi. J’ai quantifié que j’utilisais 48L d’eau (24L pour le lavage, changer l’eau et remettre 24L pour le rinçage) par machine de 4,5kg (bien que je mette régulièrement plus de linge que cela). Or, une vraie machine à laver peut laver 7kg avec seulement 40 ou 50L d’eau en fonction du modèle.
- Une grande perte de temps: il faut relancer la machine toutes les 15 minutes.
- Un essorage relativement insuffisant, et ne convenant pas pour les grandes pièces (draps, couvertures). Même en essorant peu de linge en respectant la limite de poids dans le tambour, le linge goutte encore souvent et donc on ne peut pas directement le mettre sur le séchoir, car cela met de l’eau partout sur le sol.
- Chauffer du plastique n’est pas idéal, et la machine relargue souvent des odeurs chimiques bizarres, qui ne sont pas trop rassurantes.
Conclusion
Même si, de prime abord, avoir une aussi grosse machine chez soi n’est pas « écologique » ni « minimaliste », j’ai déterminé qu’elle était nécessaire pour moi. Les petites recherches effectuées ont confirmé mon impression que le lavage manuel du linge est un labeur très pénible, raison pour laquelle les gens, il y a quelques siècles, lavaient leur linge bien moins souvent avec, je suppose, une bien moindre hygiène. (On changeait les draps une fois par mois, alors que la norme actuelle est plutôt une fois par semaine.)
Pour moi, c’est un peu cela, le minimalisme. Faire des essais et erreurs, et constamment réduire ses possessions et sa consommation au minimum nécessaire.
Sources
Esprit de pays, Lessives d’autrefois et techniques de lavage, https://espritdepays.com/patrimoines-en-perigord/patrimoine-bati-du-perigord/les-lavoirs-du-perigord/lessives-dautrefois-techniques-de-lavage↩︎
RTBF, Derrière le hublot : découvrez la petite histoire de la lessive, 14 janvier 2021, https://www.rtbf.be/article/derriere-le-hublot-decouvrez-la-petite-histoire-de-la-lessive-10671337↩︎
Idem 1

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