10 astuces pour manger mieux, tout en diminuant gaspillage et dépenses, par le minimalisme alimentaire

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Attendre que le frigo soit vide avant de faire les courses

Se rendre fréquemment au magasin est la meilleure manière d’augmenter le gaspillage alimentaire ainsi que la production de déchets. En effet, vous allez entrer dans un supermarché sans savoir exactement ce qu’il vous reste encore à la maison, et probablement acheter l’un ou l’autre « petit truc ». Soyons honnête, ce petit extra sera souvent quelque chose qui se mange immédiatement ou qui est plus « délicieux » que le reste. Du coup, vous allez le manger en premier et laisser vos restes en plan.

Au contraire, si vous repoussez au maximum le moment des courses, vous avez le temps de voir ce qu’il reste au frigo et surtout, vous vous rendez compte que vous avez encore quelques oeufs, ou ce reste de viande cuite il y a deux jours, ou cet oignon qui ne sera bientôt plus bon. Cela pousse à être créatif en inventant de nouvelles recettes !

Acheter en vrac

Non seulement acheter en vrac vous permet de produire moins de déchets, cela vous permet également d’acheter uniquement le fruit ou légume que vous voulez, et en quantité nécessaire. Ni plus, ni moins. Cela va considérablement réduire le gaspillage alimentaire. Combien de fois n’ai-je pas dû jeter de poivron vert ou rouge, car les seuls poivrons jaunes que je pouvais trouver étaient emballés dans des mélanges de trois couleurs. Il m’était impossible de trouver juste un poivron jaune, donc j’achetais tout le paquet.

Il vous sera difficile d’acheter tous vos produits frais en vrac dans un supermarché traditionnel. Vous pouvez essayer de faire quelques achats en magasin bio. Il y en a un pas très loin de chez moi qui sélectionne des fruits et légumes principalement produits en Belgique ou en tout cas en Europe, et l’offre est très majoritairement en vrac. Même si les prix au kilo sont plus élevés, vous achetez de plus petites quantités. Finalement, vos courses coûtent à peine plus cher!

Par exemple, je n’achète plus jamais un ou deux kilos de carottes en une fois. Maintenant, en fonction de ce que j’ai prévu de cuisiner, je peux n’acheter que deux carottes, et cela m’empêche de les voir pourrir au frigo avec désespoir. Personnellement, le budget nourriture a plutôt diminué, même en achetant plus souvent des produits bio en vrac.

Des aliments non-transformés

L’habitude d’acheter des « aliments reconnaissables » va considérablement vous améliorer l’existence. Il s’agit d’une règle simple qui va vous pousser à acheter moins d’aliments transformés.

Cela fait quelques mois que j’ai vraiment drastiquement réduit les produits transformés. Hier, j’ai fait une exception et l’ai rapidement regretté. Je venais à peine de commencer à réchauffer quelques nuggets de poulet dans la poêle que j’ai remarqué un morceau de plastique bleu collé à l’un d’entre eux. Cela m’a rappelé que j’avais eu la même mésaventure en croquant un morceau de plastique bleu dans un repas préparé d’un autre magasin il y a quelques mois de cela.

La confiance que l’on fait à l’industrie est souvent aveugle, et ne devrait pas l’être. Si des produits transformés censés être super contrôlés et surveillés en arrivent à contenir des morceaux de plastique, cela veut dire qu’on doit vraiment éviter la consommation de ces repas et produits tout prêts. Cela amène à réfléchir aux autres contaminants qui peuvent se trouver le prêt-à-manger.

Une façon facile d’éviter de se tracasser constamment de ce que l’on mange, est simplement de savoir ce que l’on mange. D’accord, on parle beaucoup de contamination des fruits, légumes, viandes, poissons, oeufs, par diverses substances (PFAS, métaux lourds, microplastiques, hormones, pesticides,…). Cependant, ces contaminations sont très certainement bien pires quand on s’oriente vers des produits transformés dont on contrôle encore moins le contenu.

Si vous achetez des produits achetés en vrac, biologiques, et non-transformés, cela élimine déjà une énorme partie du problème.

Placer les périssables et les restes en haut du frigo

Les bacs à légumes se trouvent, dans la plupart des frigos, tout en bas. Ils sont alors un peu hors de vue, et demandent plus d’efforts pour aller les chercher que les autres aliments.

Vous pouvez prendre l’habitude de mettre les aliments à consommer en premier en haut du frigo. Par exemple, les restes (à finir en priorité), les légumes, ou encore un aliment qui va bientôt expirer.

Ce système fonctionne très bien car les autres types d’aliments ont rarement le temps de périmer, car on les recherche activement. Évidemment, si vous mettez la délicieuse lasagne industrielle réchauffable en trois minutes en haut du frigo, et le chou tout en bas, il y a de forte chance que la première l’emporte et que le dernier soit laissé pour compte.

Tracez vos dépenses

Tous les mois, asseyez-vous et épluchez votre compte bancaire. Faites la somme des dépenses dans chaque poste, dont dans l’alimentation. Vous pourriez être vraiment surpris des sommes phénoménales que vous dépensez en nourriture!

En faisant cela, il se pourrait que vous soyez choqué en voyant que vous avez effectué 25% de vos dépenses alimentaires au fast-food le mois passé. Voir les chiffres et les postes de dépense constitue une première prise de conscience. Au fur et à mesure, vous aurez probablement envie de diminuer vos dépenses, mais également de les détourner vers un magasin plus en accord avec vos valeurs.

Chaque euro dépensé est comme un vote. Quand vous achetez de la viande de mauvaise qualité, de bas prix, sans garantie de bien-être, vous votez pour continuer ces mauvaises pratiques. Quand vous mettez les pieds dans un magasin bio avec votre sac en tissu et achetez vos légumes en vrac, vous votez pour davantage d’agriculture propre et durable.

Par ailleurs, adapter progressivement vos habitudes de consommation, que ce soit dans l’alimentation ou ailleurs, est une formidable source d’estime de soi, de fierté et de bonheur.

La liste de course

Rien de mieux que de dresser au fur et à mesure une liste de course. On en a parlé plus haut dans cet article, on ne se rend pas toujours compte de tout ce que l’on a dans son frigo. Le fait de dresser une liste de course permet déjà de savoir à quel moment il est nécessaire de se rendre au magasin.

Cela s’applique également aux achats non-alimentaires. Par exemple, vous allez peut-être remarquer que vous vous rendez très souvent au magasin de bricolage, ou au magasin discount (nous n’allons pas citer de marque mais je veux dire ici, les magasins qui vendent un peu de tout à prix cassé). Si vous notez ce que vous voulez acheter, et que vous vous demandez à chaque fois si vous en avez réellement besoin, vous vous rendrez beaucoup moins souvent dans ces enseignes. Tout simplement parce que la plupart des choses que vous y achetez ne sont pas nécessaires du tout.

Pour la nourriture, c’est la même chose. Si vous n’avez que « soda » et « chips » sur votre liste de course, cela veut dire que les « courses » peuvent attendre. Par contre, si votre liste commence à s’allonger avec des produits de base réellement nécessaires, c’est qu’il est bientôt temps de vous y rendre.

Par ailleurs, dresser une liste d’achats à l’avance permet d’éviter de mauvais achats. Le fait de voir « soda » et « chips » sur votre papier ne vous plaira peut-être pas. Vous aurez peut-être envie de transformer cela en « pommes-de-terre » et « épices », par exemple.

Des repas simples et sains

Vous sentez-vous sous pression pour cuisiner des plats de gourmet à vos enfants tous les jours? Avez-vous l’impression que vous ne parvenez plus à innover, et que trop de choix tue le choix? Je vois des dizaines de mains se lever dans la salle.

La surconsommation et l’excès de choix sont présents dans tous les aspects de notre vie, y-compris dans l’alimentation. Le martelage médiatique est bien présent, que ce soit via la télévision, via les magazines, via les affiches aux arrêts de bus, ou les publicités que l’on vous force à regarder avant vos vidéos sur Internet. Difficile d’y échapper, à ces injonctions tous plus paradoxales les unes que les autres.

À un moment, on vous montre des enfants qui s’amusent bien aux fast-food, en vous faisant comprendre qu’aller manger là-bas ferait de vous un super parent. La minute d’après, on vous lance un spot publicitaire pour vous dire qu’il faut manger des légumes, et que cette entreprise de livraison est là pour vous aider en vous délivrant chaque semaine une super boîte contenant tout le nécessaire pour manger sain sans réfléchir.

On a accès à tellement d’aliments, dans une telle abondance et une telle variété, que les repas de Noël dénotent à peine des repas pendant l’année. Mais vous savez quoi? Vous n’êtes pas obligé d’innover sans cesse. Voulez-vous savoir autre chose? Vous n’êtes pas non plus obligé de cuisiner des repas sophistiqués chaque jour.

Dans son livre L’art du minimalisme, Élodie Joy-Jaubert décrit le système LFP pour élaborer des repas simples et sains, sans se casser la tête. Il suffit simplement d’assembler une source de protéines, un légume et un féculent dans chaque repas. Les combinaisons sont infinies, et cela sans devoir s’inquiéter de recettes alambiquées.

Des produits préférés toujours les mêmes

Ce n’est pas parce que les médias et la société essaient de nous faire croire que nous devons manger de tout, que nous sommes obligés de le faire.

Par exemple, pour les fruits, s’il est vrai que nous avons accès à des dizaines de fruits différents, même des plus exotiques, il n’est pas du tout nécessaire de les manger tous pour être en bonne santé. Dans le passé, les gens mangeaient des produits locaux, et se portaient très bien. La combinaison de fruits et légumes locaux doit normalement vous apporter tous les nutriments, vitamines et minéraux dont vous avez besoin.

Il faut bien faire la part des choses entre ce qui est réellement nécessaire à la santé, et ce qui est simplement lié à des stratégies de marketing. Par exemple, qui a besoin de manger de la pastèque chaque jour, ou du litchi, ou des mangues, ou encore des bananes? Ces aliments n’ont rien que l’on ne trouve absolument pas dans des produits un peu plus locaux.

Par ailleurs, l’OMS recommande de manger 400g de fruits et légumes chaque jour, divisés en cinq portions. Vous pouvez ne manger qu’une portion de fruits, et quatre portions de légumes, par exemple. Par ailleurs, s’il est bon de varier les sources de nourriture, il n’est marqué nulle part que vous devez consommer des dizaines de fruits et légumes différents.

Le résumé de cette astuce, c’est de vous orienter principalement vers des valeurs sûres, donc des aliments que vous êtes sûr d’aimer et de pouvoir utiliser, et d’essayer de nouveaux aliments de manière plus modérée, pour ne pas avoir à jeter constamment de la nourriture.

Il en va de même pour les épices. On peut déjà cuisiner beaucoup de plats avec quelques épices de base, telles que le sel, le poivre, le cumin, le curry,… Voyez quels repas reviennent systématiquement dans votre routine, et sélectionnez les condiments que vous êtes sûr d’utiliser. Il est facile de tomber dans la tentation d’acheter plein d’épices juste pour essayer une recette, et de ne plus jamais les utiliser ensuite. Comme pour les objets, si vous ne voulez pas vous encombrer, alors il y a un moment de réfléxion à respecter avant de ramener de nouvelles épices à la maison.

Sources:

Organisation mondiale de la Santé, Alimentation saine, 23 octobre 2018

L’eau plutôt que les boissons sucrées

Ce point ne demande pas de grande explication. Les boissons autres que de l’eau contiennent souvent des substances dont on se passerait volontiers. Cela ne veut pas dire que ne pouviez jamais boire autre chose que de l’eau, mais les minimalistes finissent souvent par boire principalement de l’eau, car c’est plus simple et plus sain.

Pour donner quelques exemples :
– le café lyophilisé contient souvent des pesticides et de l’acrylamide (liée à la torréfaction des grains de café);
– les boissons en canettes sont souvent en contact avec un revêtement interne censé empêcher la réaction de la boisson avec le métal, et ce même revêtement peut relarguer des PFAS ou d’autres substances dans le breuvage;
– les boissons énergétiques pourraient augmenter le risque d’hypertension;
– les boissons conservées dans des bouteilles en plastique peuvent contenir des PFAS et des microplastiques.

Bref, il y a des tas de raisons de se concentrer davantage sur l’eau.

Limiter le nombre de contenants et manger les restes

En limitant le nombre de contenants (boîtes en verre de préférence), vous allez diminuer votre possibilité de garder plein de restes différents et de cuisiner à chaque fois quelque chose de nouveau. Cela est un peu contraignant, mais c’est le plus logique quand on cherche à diminuer le gaspillage alimentaire et son impact sur la planète.

En ayant peu de contenants, vous serez obligé de manger d’abord les restes pour faire de la place pour les repas suivants dans vos boîtes. Si vous n’avez pas trop envie de manger les restes, c’est que vous n’avez simplement pas encore assez faim, et vous pouvez attendre encore un peu.

Moins d’ustensiles et d’appareils

Ce point ne demande pas beaucoup d’explications. La cuisine est le lieu d’une grande surconsommation, notamment en matière d’électroménager. Vous pouvez vivre sans grille-pain, sans four à micro-ondes, sans poêle anti-adhésive, sans air fryer, sans cuiseur de riz, etc.

Tout au frigo

Certaines femmes japonaises rangent tout au frigo, même les féculents et les épices. Lorsque j’ai lu cette astuce, j’ai tenté le coup. Je n’ai plus de stocks de nourriture en-dehors du frigo car celui-ci est assez grand.

Le fait de ranger toute votre nourriture au frigo vous permet de voir en un coup d’oeil ce que vous avez encore. Quand je pense à aller faire des courses, je regarde d’abord dans le frigo, et cela m’évite d’acheter encore une fois un aliment que j’avais déjà en quantité. Dans le passé, ceci était une grande source de gaspillage alimentaire.

Limiter les stocks de nourriture

Manger dans de petits contenants

De nombreux minimalistes finissent par manger uniquement dans un bol.

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