Dans cet article, je vais partager avec vous les plus grandes raisons pour lesquelles se passer des réseaux sociaux peut être bon pour votre développement personnel, pour votre santé mentale mais aussi pour votre business.
Un impact négatif sur la santé mentale (et physique)
Certaines études ont pu prouver un impact négatif des réseaux sociaux sur la santé mentale et même physique
Dans une revue systématique de Behera N. et al. (2025), qui a synthétisé les résultats de 57 études regroupant au total 571 427 participants, l’utilisation quotidienne des réseaux sociaux serait liée à :
- une mauvaise qualité de sommeil;
- la dépression ou une mauvaise humeur;
- un sentiment de solitude (sensation d’isolement de la famille et de la société);
- de l’anxiété;
- du stress;
- une faible estime de soi;
- une moins bonne image de son propre corps;
- une faible satisfaction de la vie;
- une diminution des fonctions exécutives et de la mémoire prospective.
Cette même revue systématique note même un lien entre l’usage quotidien des réseaux sociaux et certains problèmes physiques tels que certaines douleurs :
- poignets;
- cou;
- tête;
- estomac;
- muscles.
Une revue de portée de Kian Koh G. et al (2025), qui a étudié la littérature scientifique existante sur le sujet sur huit bases de données de 2005 à 2021, a confirmé que l’utilisation excessive et passive des réseaux sociaux était en effet liée à la dépression, à l’anxiété, à des troubles de l’humeur et à un sentiment de dépression. Cependant, cette étude apporte une nuance en expliquant que 33% des articles sélectionnés mentionnaient qu’un usage positif et intentionnel des réseaux sociaux pouvait également améliorer la santé mentale et le bien-être, en apportant par exemple une sensation de soutien social.
Tout serait donc une question de dosage et de manière d’utiliser. Cela implique que vous soyez capable de vous mettre des limites et de rediriger votre attention consciemment.
Moins de comparaisons avec les autres
Tout le monde garde ses meilleures photos pour les réseaux sociaux. Certains vont même jusqu’à penser constamment à ce qu’ils vont bien pouvoir poster pour donner une bonne image d’eux-même. Ce ne sont que des vues instantanées, qui ne reflètent pas la vie des gens dans leur ensemble. Cependant, voir constamment des photos de vie parfaite a une influence sur vous.
Vous commencez à vous comparer avec tous ces gens que vous ne connaissez parfois pas, et à vous sentir complètement nul(le). Je pense que c’est humain, nous avons tous tendance à nous comparer avec les autres. Si vous y êtes particulièrement sensible, alors quitter les réseaux sociaux pourrait vous aider à vous recentrer, à retrouver une certaine estime de soi et à vous focaliser sur l’amélioration de votre vie, plutôt qu’à vous morfondre sur le fait que votre vie n’est pas aussi bien que celle des autres.
Cela vous évite également de subir une baisse de l’estime de soi ou de développer une insatisfaction permanente.
L’anxiété de performance
Si vous postez régulièrement, l’obtention de likes et de commentaires peut devenir une préoccupation constante. Vous allez y penser sans cesse, et chercher à poster de nouvelles choses pour attirer l’attention des autres. En effet, sur les plateformes, tout est éphémère. Dès que vous faiblissez un peu ou commencez à poster un peu moins souvent, vous voyez directement la quantité de likes baisser et vous sentez que les oubliettes ne sont pas loin.
Le fait de devoir sans arrêt pédaler pour apporter de l’eau à votre moulin est une source de stress et d’anxiété. Cela entraîne un cercle vicieux et vous pouvez en arriver à ne vivre que pour la plateforme.
Une meilleure concentration
Les réseaux sociaux constituent une grande source de distraction et peuvent donc réduire la qualité de votre travail. En supprimant les coupures constantes (notamment via les notifications), vous pouvez atteindre une concentration profonde qui vous permet d’être plus productif. Les réseaux sociaux ont tendance à vous envoyer des tonnes de notifications par tous les canaux possibles : push, email, etc. À chaque fois qu’on vous notifie d’un like ou d’un nouvel abonné, vous serez tenté d’aller passer du temps sur la plateforme – et c’est bien le but, mais cela n’est pas très bon pour vos projets et votre entreprise.
Par ailleurs, vous pouvez développer une meilleure créativité, ou effectuer un travail plus original.
Pour approfondir ce sujet, je vous conseille vraiment de lire Deep Work de Cal Newport.
Reprendre le contrôle sur vous-même et sur votre vie
Selon un article du Washington Post, le fait de visionner sans arrêt de courtes vidéos réduirait le self-control et augmenterait les comportements compulsifs (c’est-à-dire continuer à faire quelque chose de manière incontrôlable alors que l’on sait que c’est mauvais), comme le phubbing (le fait de prêter attention à son téléphone plutôt qu’à la personne avec qui l’on est, ce qui est délétère pour les relations).
Selon article de C. Voinea et al (Topoi, 2024, disponible gratuitement dans son intégralité) et les articles cités par les auteurs, les plateformes de réseaux sociaux seraient développées pour capter l’attention des utilisateurs et les faire continuer à scroller. Beaucoup d’entre eux auraient l’impression d’y passer trop de temps, ce qui les détournerait d’autres buts plus importants. 32% des gens trouveraient qu’ils passent trop de temps sur les réseaux sociaux. Une autre étude a montré qu’une majorité d’utilisateurs regrettaient avoir passé du temps sur certaines plateformes de réseaux sociaux, en particulier celles sur lesquelles ils ont passé le plus d’heures quotidiennement.
Imaginez-vous que vous ayez passé une ou deux heures par jour sur les réseaux sociaux durant l’année écoulée. Vous avez gaspillé 365 à 730 heures que vous auriez pu passer à faire du sport, ou à apprendre une nouvelle langue. Si vous faites cela sur plusieurs années, vous auriez pu apprendre plusieurs nouvelles langues ou poursuivre d’autres projets qui auraient pu vous aider ou vous être bénéfiques pour tout le reste de votre vie. Tout ce temps « investi » dans les réseaux sociaux, au contraire, ne vous laisse rien de durable dans la vie.
Enfin, mentionnons l’impression que certaines personnes ont d’avoir l’obligation de resté connecté aux réseaux. Faire le choix de se défaire des réseaux sociaux peut donner une impression de liberté retrouvée.
Plus de temps
Nous en parlons ailleurs dans cet article : les réseaux sociaux se font principalement de l’argent grâce au temps que vous passez dessus (visionnages de publicités, achat de likes, promotion payante de posts, etc.). Ils n’ont pas pour but d’épargner votre temps.
Il suffit de regarder les système de défilement infini (scrolling) qui vous pouvent à constamment lire ou regarder la suite du fil. Ce n’est pas surprenant si, en cliquant par mégarde sur l’icône du réseau social, vous voyez une photo ou un post qui attire votre attention… Et que vous vous retrouvez deux heures plus tard à vous dire : « Zut, j’ai encore perdu tant de temps sur cette application sans le vouloir. »
Un article de C. Voinea et al (Topoi, 2024, disponible gratuitement dans son intégralité) fait le paralèle entre les plateformes de réseaux sociaux et les machines à sous, qui fonctionnent tous deux en distribuant des « récompenses intermittentes« . Elles détourneraient l’attention des utilisateurs « vers des buts non-choisis à l’avance » et « qui ne servent pas les intérêts de utilisateurs ».
Dans mon livre Carnet d’astuces à l’usage de la maman solo (2024), je parle de ce phénomène dans le chapitre qui traite de trouver du temps pour soi et ses projets. En effet, tout le monde a l’impression de ne pas avoir assez de temps dans une journée. Cependant, quand on analyse ce que l’on fait de ces vingt-quatre heures, on se rend compte qu’il y a souvent une ou deux heures (voire plus) qui sont consacrées à zoner sur son téléphone, affalé(e) sur le canapé.
Certes, la fatigue n’aide pas. Mais ce temps est là, et une suppression consciente des applications et réseaux sociaux distrayants peut vous aider à libérer une ou deux heures par jour. Sur une semaine, cela fait sept à quatorze heures que vous pouvez consacrer à quelque chose de significatif dans votre vie. Par exemple, avec sept à quatorze heures par semaine, vous avez plus qu’assez pour commencer à apprendre une nouvelle compétence ou une nouvelle langue. Vous avez assez pour commencer à tricoter un pull. Ce ne sont que des exemples.
La possibilité de développer l’excellence
Qui dit entreprise florissante dit entrepreneur excellent dans ce qu’il fait. Si vous offrez une plus value, un réel service, et résolvez un problème que les gens rencontrent fréquemment, vous aurez du succès. Par ailleurs, s’il y a de la compétition dans le domaine que vous choisissez, être meilleur que les autres sera un réel avantage.
Les réseaux sociaux sont comme un mirage. Ils vous encouragent à vous concentrer sur l’apparence plutôt que sur le contenu. Ils vous font croire qu’une bonne publicité est plus importante qu’une
La réussite n’est pas proportionnelle à l’usage des réseaux sociaux
Même si vous ne passez pas trois heures par jour à vous promouvoir sur les réseaux sociaux, et même si vous n’avez aucun compte d’ailleurs, vous pourriez devenir mondialement connu et écrire un best-seller.
Voici quelques exemples de personnes qui ont eu du succès sans même s’impliquer sur les réseaux sociaux :
- Cal Newport, auteur de Deep Work. Dans son livre, il explique n’avoir même pas d’activité sur les réseaux sociaux, et aussi répondre de manière parcimonieuse aux emails. Il explique que malgré cela, il est quand même parvenu à écrire plusieurs best-sellers. C’est assez remarquable, quand on y pense.
- Amélie Nothomb est une écrivain belge qui a écrit notamment Robert des noms propres et qui suivant cet article serait à « 0% connectée » et n’utiliserait pas du tout les réseaux sociaux, et vivrait sans ordinateur et sans téléphone. Elle aurait une page Facebook et un compte Instagram gérés par son éditeur.
- Certains réalisateurs à succès n’utilisent pas personnellement les réseaux sociaux.
Les réseaux sociaux ne sont pas très efficaces pour développer un business
Beaucoup de personnes pensent que la réussite personnelle passe forcément par des heures sur telle ou telle plateforme de réseaux sociaux. Pour l’avoir testé personnellement quand j’étais en train d’essayer une entreprise de crochet en ligne, poster des photos et des vidéos sur les plateformes de réseaux sociaux n’avait pas du tout le résultat escompté.
D’ailleurs, il faut bien comprendre que ces plateformes sont conçues pour gagner de l’argent en fonction du temps que vous passez dessus, et avec vos visionnages de publicités ou de comptes sponsorisés. Le but n’est pas de vous aider à vous faire de l’argent. D’ailleurs, sur certaines plateformes, il est même impossible d’insérer des liens hypertexte dans vos descriptions de photos ou dans vos posts.
Dans ma petite expérience, j’ai remarqué que je recevais davantage de vues via YouTube (quand j’offre un vrai contenu) et via les moteurs de recherche sur mon blog (Ecosia, DuckDuckGo, Bing, Google, etc.). Ces vues ne surviennent pas instantanément comme cela peut être le cas pour les photos postées à la va-vite et en grande quantité sur les réseaux sociaux. Cependant, l’audience est réellement engagée et, une fois que les articles sont référencés, on constate une croissance régulière du trafic en fonction de la qualité des articles.
En comparaison, le nombre de personnes qui étaient référées à mon site par les plateformes de réseaux sociaux était vraiment négligeable. C’est également pour cette raison que j’ai pris la décision logique de focaliser mon temps et mes efforts sur YouTube et sur la rédaction d’articles longs et de bonne qualité, qui seraient ensuite bien référencés, et que j’ai totalement abandonné les réseaux sociaux.
Petite nuance cependant, si vous avez un business qui tourne déjà bien, la présence sur les réseaux sociaux peut fidéliser votre public ou vos clients, et vous rendre plus accessible. Si vous êtes en train de démarrer ou de faire croître un business, je pense que les réseaux sociaux représentent davantage une perte de temps et une distraction, qui peut davantage vous freiner dans la poursuite de vos objectifs.
Personnellement, je n’ai jamais apprécié les réseaux sociaux et, quand je m’y suis inscrite, ils représentaient une source de stress pour moi. En effet, j’étais censée développer des patrons de crochet, mais je passais désormais plus de temps à m’inquiéter de ce que j’allais pouvoir photographier et poster pour conserver l’attention des followers, plutôt qu’à développer un réel contenu de qualité (mes PDF d’instructions de crochet).
Les likes ne paient pas les factures
Même si vous avez une page ou un profil qui génèrent beaucoup de likes et/ou de commentaires sur les réseaux sociaux, cela ne veut pas dire que vous gagnerez bien votre vie.
Ce qui vous fait gagner de l’argent, c’est le taux de conversion. Ce sont les gens qui cliquent sur vos liens, et qui achètent vos produits. Passer son temps à courir après les likes et les commentaires, c’est comme poursuivre un mirage.
Une audience organique et durable
Sur les réseaux sociaux, vous vous construisez certes un public, mais un public éphémère, qui se maintient tant que vous continuez à poster beaucoup et passez beaucoup de temps sur la plateforme. Vous êtes dépendant d’un algorithme qui peut changer à tout moment. En résumé, une décision du propriétaire de la plateforme de changer tel ou tel fonctionnement de celle-ci, peut totalement ruiner vos efforts. Je pense que j’avais lu cela dans L’autoroute du millionnaire de M.J. DeMarco: il vaut mieux ne pas rendre votre business dépendant d’un autre business.
En comparaison, lorsque vous construisez un contenu sérieux et régulier, qui ne dépend pas d’un réseau social, vous vous construisez une audience organique et durable, qui vous suit non à cause de vos photos tape-à-l’oeil ou parce que vous likez leurs publications, mais simplement car vous offrez un contenu utile et de bonne qualité qui résoud leurs problèmes. Rien ne peut venir faire basculer votre croissance car vous aurez des clients fidèles.
Le travail sans réseaux sociaux vous encourage à apporter une réelle plus value dans la vie des autres. Si vous courez perpétuellement dans la roue des algorithmes, alors vous devez rentrer dans le jeu de la plateforme et faire des choses parfois ridicules que vous n’avez pas envie de faire. Par exemple, quand je cherchais à développer un business de crochet, j’avais tenté de lancer un peu le truc sur une plateforme de réseau social. À ce moment-là, c’était les reels (courtes vidéos) qui avaient la cote, mais ce n’était pas du tout adapté au crochet. Du coup, on voyait toutes les créatrices de crochet qui commençaient à poster des reels où elles dansaient avec leur création, certaines n’étant visiblement pas à l’aise de faire cela mais le faisant quand même pour avoir quelques likes.
De meilleures habitudes de dépense
Les réseaux sociaux vous font visionner un grand nombre de publicités et sont un relais puissant de pression sociale. C’est en partie par eux que passe l’impression que « tout le monde part en vacances à Bali » ou que « tout le monde a une voiture électrique hors de prix », ou « tout le monde a une maison de 300 m² ».
Même si vous savez que tout cela est faux, les images sont puissantes et notre cerveau y croit. Le fait de ne plus voir toutes ces photos, parfois truquées ou aux antipodes de la réelle existence des gens, vous enlèvera des contraintes en plus. Vous serez moins influencé par le marketing et par les comparaisons en tout genre, ce qui pourrait vous faire faire des économies substantielles.
Pour aller plus loin
* Lectures recommandées :
- Deep Work de Cal Newport;
- L’autoroute du millionnaire de M.J. DeMarco.
* N’hésitez pas à visiter ma chaîne YouTube Aller mieux avec Pauline pour des podcasts intéressants.
* Pour mon livre Carnet d’astuces à l’usage de la maman solo : un guide pour s’épanouir dans la monoparentalité, pour le moment disponible en e-book uniquement, vous pouvez suivre ce lien pour vous le procurer sur Amazon.
* Remarque importante: l’autrice de ce blog n’est pas une experte en finance ni en informatique, et ne fait que partager le fruit de ses recherches ou de son expérience, et ses opinions personnelles. Vous êtes seul responsable de ce que vous faites avec votre argent ou de vos stratégies d’entreprenariat. Les conseils donnés concernant la santé mentale ne remplacent pas un suivi professionnel auprès de votre médecin.
* Si cet article vous a plu, vous aimerez probablement l’article suivant : Indépendance financière ép. 3 : Ne perdez plus votre temps! Devenez productif et efficace grâce à ces 10 astuces imparables.
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