Si vous venez d’un milieu populaire en particulier, ou même de la classe moyenne pour certains, il y a de fortes chances pour que vous ayez développé des croyances sur l’argent, qui vous ont été transmises par votre famille et votre milieu social. Celles-ci peuvent représenter un frein considérable dans votre quête de réussite.
Dans cet article, nous allons décortiquer certaines croyances sur l’argent qui peuvent vous empêcher d’atteindre l’indépendance financière.
» L’argent est mal, et les riches sont mauvais. «
L’argent n’est qu’un instrument. Il est inerte, et n’a pas d’intentions. Il est au service de l’être humain, et son impact dépend de la manière dont il est utilisé. De la même manière, disposer de beaucoup d’argent (être riche) ne signifie pas que vous êtes forcément une mauvaise personne. Certaines des personnes les plus riches de cette planète sont également des philanthropes qui ont beaucoup investi dans le développement d’associations, d’écoles, de puits d’eau potable, d’avancées technologiques, etc.
Si vous aviez beaucoup d’argent, qu’en feriez-vous ? Tout dépend de vos intentions. Vous pourriez très bien jouer au casino toute la nuit. Vous pourriez l’utiliser pour exploiter d’autres personnes. Ou bien vous pourriez l’investir dans de bonnes actions, auquel cas votre impact positif serait proportionnel au capital injecté dans les projets en question. Pourrait-on alors dire que vous êtes une mauvaise personne simplement parce que vous êtes riche ? Je ne pense pas.
» On doit forcément travailler dur et beaucoup d’heures pour se faire beaucoup d’argent. «
Cela n’est pas forcément le cas. Si vous vendez des produits digitaux, tels que des cours en ligne, des livres électroniques, des patrons de couture, etc., augmenter le volume de vente va augmenter vos revenus proportionnellement. Comme vous le lirez souvent sur ce blog, la clé est de découpler votre temps de vos revenus. C’est-à-dire que vos revenus ne doivent plus être proportionnels au nombre d’heures travaillées, mais au service rendu.
Si vous avez un talent pour la musique, vous pourriez composer quelques morceaux qui rencontrent un succès planétaire, et faire fortune comme cela. Il existe de nombreux exemples de réussites basées sur du travail certes, mais pas sur quarante ans de dur labeur. Un auteur qui fait des ventes phénoménales suite à la rédaction d’un seul livre a travaillé, certes, dur peut-être, mais pendant une durée limitée, et cela lui suffira peut-être pour ne plus devoir être employé nulle part.
Par ailleurs, vous avez des gens qui sont très courageux et ont travaillé dur toute leur vie, mais qui n’auront jamais de bons revenus.
Nous connaissons tous des exemples des deux côtés. Avec un peu de réflexion, vous voyez directement que cette idée reçue est erronée.
» Vouloir des revenus passifs, c’est être fainéant. «
Pensez-vous que vous apportez davantage de valeur en vous épuisant au travail, en accumulant les heures juste pour montrer que vous travaillez dur ? Non seulement vous vous détruisez la santé, mais en plus, votre productivité baisse au fil des heures. Vous êtes peut-être tout le temps présent au travail, mais votre concentration a bel et bien des limites. Cela veut dire que, pendant une partie substantielle de votre semaine, vous souffrez, et vous tirez la corde pour un chiffre arbitraire qui est le nombre d’heures « travaillées ».
Cette croyance est omniprésente dans le monde du travail. Si vous diminuez vos heures, cela peut être mal vu. On va vous faire sentir que vous êtes fainéant, ou que vous laissez tomber les collègues. On va s’attaquer à vos statistiques. Cependant, alléger vos horaires peut vous aider à survivre mentalement, et vous permettre de vous consacrer à un business sur le côté.
Travailler moins vous donne l’énergie et la concentration de travailler plus intensément. À quoi cela sert-il de vous briser en mille morceaux pour des chiffres et des statistiques, si vous êtes ensuite toujours crevé(e), de mauvaise humeur, désagréable avec les collègues et la famille, et qu’en plus la qualité de votre travail n’est même pas bonne? À rien. Ce n’est pas de la fainéantise, c’est du réalisme.
» Travailler moins, et gagner autant, ce n’est pas éthique. «
Avez-vous déjà vu un film ou lu un livre qui ont changé votre vie ? Avez-vous déjà utilisé un outil qui vous a simplifié incroyablement la vie ? Avez-vous déjà eu une consultation chez un soignant qui vous a guéri d’un mal qui vous pourrissait la vie ? Avez-vous déjà lu un article en ligne qui vous a rassuré au point que vous ayez envie d’en embrasser l’auteur ?
Tout est une question de valeur ajoutée et de service rendu.
Il y a des situations où vous allez gagner beaucoup d’argent, et continuer à en gagner, par rapport à une masse de travail que vous avez abattue il y a longtemps de cela.
Pensez-vous que ces gens, qui ont travaillé dur à un moment, pour vous aider ou vous faire ressentir des émotions fortes, sont des personnes immorales qui gagnent de l’argent à partir de rien ? Personnellement, je suis reconnaissante à chaque personne capable de changer ma vie en positif, et cela ne me gêne aucunement que ces personnes touchent régulièrement des droits d’auteur, ou aient un bon train de vie. Après tout, elles ont travaillé dur pour rédiger cet ouvrage ou fabriquer cette invention, pourquoi ne devraient-elles pas en récolter les fruits ?
» Ceux qui ont beaucoup d’argent ont simplement eu de la chance. «
Je peux vous citer quelques exemples de personnes qui sont partis de rien (voire de moins que rien, pour certains) et qui ont fini par très bien s’en sortir financièrement, voire par devenir riches :
- M.J. DeMarco, l’auteur du livre The Millionaire Fastlane, qui a développé son propre business après avoir été plus que fauché pendant des années et pratiqué des jobs plus ingrats les uns que les autres.
- Christopher Wangen, homme d’affaires français ayant réussi dans l’immobilier, également auteur du livre Devenir rentier immobilier en partant de rien.
- Mr Money Mustache qui a créé le site du même nom, et qui a su être frugal pendant dix ans pour pouvoir prendre une retraite anticipée à 30 ans.
Toutes ces personnes ne sont pas parties du tout avec une longueur d’avance, telle qu’un héritage important, ou un « coup de chance ». Tous ont persévéré dans leur projet jusqu’à ce que cela réussisse.
» L’investissement, c’est pour les riches. «
Bien entendu, ceux qui sont nés dans une famille d’investisseurs recevront plus tôt des conseils et des astuces, ainsi que des aides, que vous ne recevrez jamais de votre propre famille ou de vos propres amis, en fonction de votre milieu d’origine. Ceux-là ont un avantage au départ, et ils auront peut-être plus tendance à investir du fait de leur meilleure éducation financière.
Cependant, vous pouvez très bien avoir une prise de conscience en cours de route et vous atteler à améliorer votre intelligence financière, ce qui ne vous empêche absolument pas de commencer à investir de l’argent. Vous pouvez même commencer avec des sommes vraiment dérisoires, pour vous faire la main. À la limite, l’investissement est même accessible aux plus pauvres, puisque les banques en ligne sont très bon marché, que n’importe qui peut ouvrir un compte, et qu’il y a avec Internet de nombreuses opportunités ne demandant pas de posséder des millions.
» Les investissements sont trop risqués, je vais forcément finir par tout perdre. «
Comme l’expliquait le célèbre Robert Kiyosaki, auteur de Père riche, père pauvre, dans une interview vidéo, le risque dépend de ce que vous faites mais dépend également de votre éducation financière. Il expliquait que le risque, en finance, n’était pas lié au fait d’investir ou d’entreprendre, mais plutôt à la façon de la faire. Selon lui, une grande partie des risques et des pertes sont liés au fait que les gens se lancent sans prendre la peine de s’éduquer financièrement.
C’est tout-à-fait vrai. Je vais vous donner un exemple concret. Un type d’investissement assez facile, et qui rapporte quasi immédiatement de l’argent, est de prêter de l’argent en ligne à d’autres particulier (via des plateformes telles que Mozzeno ou Mintos).
En me renseignant, j’avais visionné quelques vidéos d’investisseurs qui vous « mettent en garde » contre de sérieuses pertes. Pourtant, quand on étudie un minimum la plateforme, on se rend compte qu’il existe des dizaines de critères pour choisir quel type de prêt on veut faire, à quel type de personne, et surtout avec quel mécanisme de protection.
Un novice qui ne prend pas le temps d’étudier la question un minimum va commencer à placer son argent dans n’importe quel prêt, peut-être en cherchant le rendement le plus élevé (sans se rendre compte que ce rendement « meilleur que les autres » est lié à un plus haut niveau de risque et n’est pas couplé à un mécanisme de protection). Or, si vous connaissez les critères, vous savez que vous pouvez ne sélectionner que les prêts qui sont assuré contre le non-remboursement. La plateforme s’engage alors elle-même à récupérer les mensualités non honorées auprès du débiteur.
Le premier prendra le risque de perdre toute sa mise, alors que le deuxième n’aura pour ainsi dire aucun risque de perdre sa mise, si ce n’est un retard de paiement, ou une totale faillite de la plateforme en ligne. C’est bien là tout l’intérêt de l’éducation financière.
» Il faut absolument travailler, car le dur labeur est un but en soi. «
Au risque de paraître pessimiste ou fainéante, cette valeur du dur labeur ne devrait pas en être une en soi. Quel intérêt de vous casser le dos ou la santé juste pour dire de travailler, si cela ne vous permet pas de bien vivre et/ou que votre travail n’apporte pas une réelle plus value dans la vie d’autrui ?
Dans certains milieux, notamment ouvriers, on entend souvent dire que si le travail n’est pas dur, alors il n’a pas de valeur, et qu’il ne s’agit alors pas d’un réel travail. Encore une fois, il vous suffit d’écrire un best-seller qui aide des milliers ou des millions de gens, et votre travail réalisé une seule fois aura un impact énorme sur le monde. Au contraire, vous pourriez vous éreinter à faire du coaching douze heures par jour, que vous n’atteindriez pas le dixième de l’impact obtenu en publiant votre livre.
Dans ce cas de figure, quel travail pensez-vous qu’il ait eu le plus d’effet positif sur vous et sur les autres ? Le premier, bien sûr.
» Je ne peux pas épargner car la vie coûte trop cher. «
Dans son livre, Devenir rentier immobilier en partant de rien, Christopher Wangen donne de nombreux exemples d’investisseurs extrêmement motivés qui ont pu aller très loin pour parvenir à leurs objectifs. La notion de besoin et d’envie a ici toute son importance. La notion de niveau de vie acceptable également. Ainsi que celle des sacrifices acceptables.
Par exemple, il raconte l’histoire de cet investisseur qui a vécu dans son garage afin de pouvoir emprunter pour acheter un bien immobilier et le louer. Il parle souvent de vendre sa belle voiture pour se déplacer en bus et en bicyclette.
Dans certaines de ses vidéos sur sa chaîne YouTube « Vivre avec moins« , Vicky Payeur explique les choses qu’elle a pu faire pour pouvoir rembourser ses dettes puis économiser. Cela pouvait aller même jusqu’à compter le moindre sou, ou déposer ses déchets dans les poubelles des voisins. Dans une des vidéos, je me souviens qu’elle expliquait s’arranger pour ne rien dépenser du tout du lundi au jeudi, et attendre que son frigo soit totalement vide avant d’aller à nouveau acheter de la nourriture.
On peut aussi mentionner Mr. Money Mustache, qui a pris sa retraite anticipée à trente ans après dix ans de frugalité intensive et de savants calculs, couplés à un job enfermé dans un bureau.
Même plus récemment, j’ai connu une personne qui avait annulé son abonnement Internet pour n’utiliser que la 4G de son téléphone, afin d’économiser davantage.
Peu importe où vous habitez, vous aurez toujours l’impression que la vie coûte trop cher. Même les gens qui gagnent 5 000€ par mois se sentent souvent fauchées, du fait qu’elles s’habituent à leur nouveau train de vie et ajustent leurs dépenses à la hausse de manière paralèle à l’augmentation de leurs revenus.
Bien entendu, toutes proportions gardées, le pouvoir d’achat de certains pays est tellement bas que la population peut à peine acheter de quoi manger (correctement ou pas). Évidemment, ce que je dis dans cette section ne s’applique pas à quelqu’un qui n’a aucune source de revenus et qui n’a pas le nécessaire pour vivre !
» Si j’investis et que je me trompe, je vais tout perdre en une fois. «
Les gens qui ne connaissent rien aux investissements ni à la finance de manière générale ont souvent une vision assez dichotomique (noir/blanc) des choses. Ils n’imaginent pas pouvoir investir des sommes plus modestes dans quelques investissements différents, et risquer, par exemple, de ne perdre qu’une petite partie de leur mise. Ou peut-être cela est-il lié à la façon dont ils investiraient ?
On entend parfois des récits horribles de personnes qui ont cherché à faire fortune en plaçant toutes les économies dans la bourse, et qui ont tout perdu puis se sont retrouvées dans la misère. Encore une fois, ce genre d’écueil peut être évité avec une stratégie et un peu d’éducation financière.
Si vous êtes plus éduqué sur la question, vous savez qu’il vaut mieux avoir un fonds d’urgence (1000€ environ) pour les imprévus, une réserve correspondant à 3 à 6 mois de vos dépenses mensuelles (et à laquelle vous ne touchez pas), et ensuite seulement, le surplus, vous le mettez dans des investissements. Cela constitue plusieurs filets de sécurité en série qui vous protègent contre le genre de déconvenue qu’on vient de décrire en début de paragraphe.
Après, pour les investissements eux-mêmes, il est possible de fortement diminuer les risques de perte. Les erreurs de jugement sont monnaie courante en finance et font partie de l’apprentissage. Cependant, il y a des choses à savoir, des erreurs courantes à ne pas faire. Par exemple, acheter des actions à un prix qui est bien supérieur à leur valeur réelle. Ou encore faire un prêt en ligne sans assurance de recouvrement des sommes dues.
Pour aller plus loin
* Quelles sont ou ont été vos croyances sur l’argent ? Comment vous ont-elles freiné(e) ? Postez un commentaire, cela nous intéresse !
* Si cet article vous a plu, vous aimerez probablement l’article suivant : 15 idées de revenus passifs faciles à mettre en place en quête d’indépendance financière.
* Note importante : l’autrice de ce blog n’est pas une experte en finances. Les articles publiés sur ce site ne reflètent que ses recherches et/ou ses opinions personnelles, et vous restez seul(e) responsable de ce que vous faites avec votre argent.

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