Minimalisme et frugalité ép. 6 : 10 avantages du minimalisme : comment vivre simplement peut améliorer votre vie

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1. Une grande mobilité

Les possessions nous bloquent dans nos mouvements. De nombreuses personnes restent vivre à un endroit qui ne leur convient pas à cause de lourds meubles ou de lourdes machines qu’elles ne savent pas comment ou n’ont pas envie de déplacer.

Quand vous possédez juste l’essentiel, c’est-à-dire pas grand-chose, vous pouvez facilement vous déplacer. Si vous emménagez dans un coin qui vous déplaît, qu’à cela ne tienne! Vous pouvez à nouveau déménager dans quelques mois, car rien ne vous appesantit. Vous vivez des déménagements moins stressants.

Mentionnons également toutes les personnes qui ne divorcent pas, même dans des cas de maltraitance grave, car ils ont acheté une grosse maison en couple, possèdent des meubles chers en commun, ou ont simplement tellement d’affaires que l’idée de tout déplacer vers un autre logement (qui devrait également être suffisamment grand) les dépasse.

2. Rien à perdre

Plus vous avez d’argent et de possessions, plus vous avez peur de perdre vos acquis. Un nomade qui n’a presque rien ne connaît pas cette peur de laisser derrière lui une grosse voiture (et de craindre qu’on ne la vole ou qu’on ne l’abîme). Il ne sait pas ce que cela fait d’avoir peur qu’on lui vole son téléphone ou son ordinateur hyper cher.

Ceci est un exemple, évidemment, mais vous avez compris l’idée. Moins vous avez à perdre, moins vous craignez de perdre. Certains avanceront l’argument qu’il « n’y a qu’à se détacher des choses matérielles ». Cependant, dans les faits, cela arrive très peu. Si vous jugez quelque chose pas vraiment utile à votre (sur-)vie, pourquoi se casser la tête?

3. Un budget plus propre : économiser sans s’en rendre compte

Connaître la différence entre un besoin et une envie vous permet d’acheter beaucoup moins. Comme vous achetez moins en quantité, vous allez souvent vous déporter sur des produits de meilleure qualité, qui durent plus longtemps et que vous devez donc remplacer moins souvent.

Pendant le processus, malgré que vous choisissiez mieux vos achats, vous allez inévitablement économiser de l’argent. D’ailleurs, pour les personnes aux revenus modestes voire insuffisants, la pratique du minimalisme et de la simplicité volontaire peut réellement être salvatrice et faire toute la différence. Pour les personnes avec un revenu normal ou bon, le minimalisme peut même aider à prendre une retraite précoce ou, en tout cas, à se constituer un bon fonds d’urgence et des économies suffisantes pour être relax dans la vie.

4. Les activités plutôt que les objets

Il a été prouvé que les gens qui dépensaient leur argent davantage dans les expériences étaient plus heureux que ceux qui dépensaient systématiquement leur argent en achat d’objets.

Cela s’observe très facilement chez les enfants. Achetez à un petit tout ce qu’il veut, et il finira par trouver le moyen de se lasser même d’un jouet coûteux après quelques minutes, en réclamant toujours davantage, faisant preuve d’une insatisfaction croissante au fil des acquisitions.

Au contraire, faites-lui essayer une nouvelle activité ou enseignez-lui une nouvelle compétence, et vous verrez sa joie aller crescendo au fur et à mesure des « expériences ». Faire du pain ensemble? Génial. Planter des graines et voir une plante pousser jour après jour? Rien de mieux! Veux-tu essayer le badminton? Toujours partant.

On peut transposer le même raisonnement aux adultes. Que vous achetiez une voiture ou dix, le résultat au niveau de la joie est le même. Achetez cinquante paires de chaussures, et la cinquante-et-unième paire ne fera que très subreptiscement effet. Par contre, accumuler les aventures ne fait qu’augmenter votre bonheur. Les souvenirs heureux s’accumulent, et sont une source perpétuelle de joie: telle promenade ou voyage avec un être aimé, telle réalisation, tel sport, etc.

Le minimalisme détourne votre attention des objets pour la reporter sur les expériences.

5. Moins de stress

Si on vous disait qu’il suffisait de vous débarrasser de votre encombrement matériel pour résoudre (presque) tous vos problèmes, y croiriez-vous? Si vous êtes déjà minimaliste, probablement! Si vous ne l’êtes pas encore, essayez!

Être minimaliste signifie ne garder que ce qui vous est strictement nécessaire. Cela veut dire qu’automatiquement, vous ne possédez qu’autant que vous pouvez gérer. Une des grandes sources de stress dans l’existence d’un être humain (en tout cas en Occident) vient du fait d’avoir plus que ce qu’il peut assumer.

Une maison énorme demande beaucoup d’entretien (et donc de temps, d’énergie, d’argent), alors qu’une maison à votre taille, modeste, ne demande qu’un investissement très limité. Une garde-robe contenant des centaines d’habits est épuisante à nettoyer, repasser, plier, ranger, et même utiliser. Au contraire, une garde-robe restreinte, avec quelques beaux habits, ne vous prend que peu de temps à entretenir dans son intégrité.

Par ailleurs, être minimalisme signifie quitter la course à la consommation. Au même moment, vous vous libérez des différents diktats de la société. Or, ceux-ci sont une grande source de tension interne. Keeping up with the Joneses est un combat perdu d’avance. Quand vous entrez dans cette compétition infernale, vous en ressortez toujours perdant: il y a toujours quelqu’un qui a mieux, plus tape-à-l’oeil, plus cher, que vous. Vous rendre compte de cela réduit directement votre niveau de stress général d’un cran.

À part cela, il y a évidemment moins de stress financier. Moins de stress pour vous imposer des achats coûteux afin de maintenir votre image. Vous ne vous sentez plus obligé d’acheter tout et n’importe quoi, de préférence le plus cher possible, à vos enfants pour montrer que vous êtes un bon parent.

Ce ne sont que des exemples, il y a bien sûr de nombreuses autres sources de stress qui s’éliminent automatiquement avec la pratique de la simplicité.

6. La gratitude : apprécier ce que l’on a

Si je vous disais qu’on est pourris gâtés en Occident, vous me suivriez? Nous le sommes, même quand nous n’avons pas « le même que tout le monde ». Lorsque je rédigeais mon article sur comment savoir que l’on a assez dans la vie, j’ai découvert tout un tas d’informations objectives sur la chance que l’on a réellement en Occident. Nous gagnons tous incroyablement bien notre vie en comparaison avec la plus grande partie de la planète. Si vous avez une voiture, vous faites déjà partie des 10% les plus riches de la planète.

J’ai eu plusieurs phases dans la vie. Étant étudiante, j’ai été extrêmement minimaliste (j’en parlerai dans un autre article). Puis, j’ai commencé à travailler après une dizaine d’années difficiles, et j’ai eu envie de consommer. Mais cela ne m’a pas spécialement rendue plus heureuse, que du contraire. Ce n’est que quand j’ai recommencé à minimiser, mais en ayant de l’argent cette fois, que j’ai recommencé à ressentir de la gratitude pour tout ce que la vie m’offrait.

Au fur et à mesure que je donnais tous ces objets parfois coûteux que j’avais pu me permettre mais que je n’utilisais pas et dont je n’avais donc absolument pas besoin, je me rendais compte à chaque fois que j’avais bien plus que le nécessaire. Maintenant, j’ai désencombré réellement au maximum. Dans mon entourage, je n’ai, comme le conseille Marie Kondô, que des objets qui me donnent de la joie, et que j’utilise vraiment. C’est-à-dire : presque rien. À chaque fois que mes yeux se posent sur mon ordinateur, que j’ai depuis cinq ou six ans et dont je prends soin, je suis reconnaissante aux personnes qui l’ont fabriqué. Je suis reconnaissante d’avoir suffisamment de revenus pour avoir pu l’acheter. Je suis reconnaissante de pouvoir écrire. Un seul objet me procure une joie renouvelable à souhait.

Pourtant, quand je possédais des monceaux de choses, je ne ressentais pas cette joie ni cette gratitude. Je voyais tous ces objets, et je me sentais fatiguée. Je me disais: « Mouais. » Quel gâchis, quand on y pense. Maintenant, je n’ai même plus 5% de ce que je possédais autrefois, mais je suis tout le temps contente. Quand je vois mon enfant s’amuser sur une console de jeux, je me dis que nous sommes vraiment très chanceux.

Les exemples sont infinis, mais vous avez compris le message.

7. Un gain de temps

Sans doute avez-vous déjà entendu le terme anglophone decision fatigue. Il s’agit d’une sorte d’épuisement que l’on ressent lorsque l’on doit faire trop de choix au quotidien.

Ayez quelques hauts que vous aimez particulièrement, et cela vous évitera de devoir choisir parmi cinquante pulls chaque matin. Achetez principalement des aliments frais et non-préparés, et faire les courses deviendra un jeu d’enfant : la majorité des produits proposés en supermarché ne vous concerneront même plus (junk food, etc.)!

À part cela, vous gaspillerez naturellement moins de temps dans l’entretien de vos possessions. Une petite maison demande moins de nettoyage. Une petite garde-robe est vite lavée et rangée. Cela est valable pour à peu près tout.

Par ailleurs, ce qui ne me semblait pas si prédominant au début mais que je réalise maintenant : beaucoup moins de temps passé dans les magasins. Si vous n’achetez presque plus rien en termes d’objets, les seuls magasins où vous irez encore souvent sont les magasins d’alimentation. Pour le reste, cela devrait être très limité.

Je n’arrive pas à croire qu’il y a juste deux ans de cela, je zonais sans but dans des magasins, et finissais par en ressortir avec un sac plein d’objets inutiles. Maintenant, j’attends d’avoir réellement besoin (et je veux dire par là, besoin) de quelque chose pour franchir la porte d’une enseigne.

Il m’arrive encore de prendre un objet dans mes mains en me disant: « Tiens, c’est ingénieux, ce truc. J’en achèterai bien un. » Puis, la raison revient au galop: « Mais en as-tu besoin, genre, vraiment besoin? » En général, la réponse est non, et l’objet pratique retourne à sa place.

8. Une productivité augmentée : concentration maximale sur vos buts

Moins d’objets, moins de distractions, comprendre enfin ce qui est important pour vous dans la vie. Pour moi, ramasser les centaines de blocs de mes enfants chaque soir était devenu ma routine quotidienne. En tout cas, jusqu’à ce que je me rende compte que ramasser cette myriade d’intrus n’était pas le but de ma vie.

Tout comme le fait de zoner dans les magasins sans savoir pourquoi n’était pas le but de ma vie. Manger du fast-food n’était pas le but de ma vie. Utiliser du maquillage cancérigène n’était pas le but de ma vie. Encourager des entreprises néfastes à faire du mal à la planète, aux animaux et aux humains, en leur donnant mon argent, n’était pas non plus le but de ma vie.

Le but de ma vie, c’était d’avoir des compétences : savoir cultiver mes propres fruits et légumes, savoir fabriquer mes propres vêtements. C’était également partager mon savoir et mon expérience par l’écriture et les podcasts. C’était éduquer mes enfants en leur donnant de bonnes valeurs et en m’assurant que leur enfants soit pleine de bons souvenirs (pas de choses!). C’était être en forme physiquement en faisant du sport et en dormant mieux.

Grande surprise, toutes ces choses ne demandent que très peu de possessions! Vous pouvez cultiver vos légumes dans votre propre compost, que vous mettez dans des bocaux ou des pots de récupération. Vous pouvez fabriquer vos vêtements en ayant juste du fil et des aiguilles ou quelques crochets (tout cela tient dans un sac) ou même une machine à coudre (se déplace aussi facilement). Faire du sport peut se faire avec le simple poids du corps, et un livre d’exercices. Écrire peut même se faire avec simplement un crayon et du papier de récupération, sur un ordinateur de bibliothèque, sur votre propre ordinateur si vous en avez un, ou même sur votre GSM si vous en avez un! Enregistrer des podcasts demande un simple dictaphone ou un GSM pas cher.

Bref, pour moi, tous les buts de ma vie tenaient dans un sac, c’était magnifique. Maintenant, débarrassée de tout plein de distractions, je ne vois plus que l’essentiel, que ce vers quoi je veux tendre, et cela apporte énormément de clarté dans ma vie. Je vous encourage à faire de même. Vous verrez, vous serez beaucoup plus satisfait(e) de l’existence!

9. Moins peur pour l’avenir

D’où vient notre peur de vieillir et de partir à la retraire? D’où vient la peur de perdre ses revenus? En partie du fait qu’il nous faut beaucoup d’argent pour vivre. La diminution des exigences et des dépenses va de pair avec un plus grand sentiment de sécurité, bien que de nombreuses personnes accumulent des objets pour justement se sentir « moins en danger ». En réalité, c’est le contraire qui se passe.

Reprenons l’exemple des vêtements. Vous avez peut-être quatre ou cinq T-shirt, quelques bons pulls, deux ou trois pantalons, que vous lavez souvent. Peut-être ne vous ont-ils presque rien coûté car vous les avez achetés en seconde main. Remplacer même la totalité de votre garde-robe ne vous coûterait même pas cent euro, si vous rachetez tout également en deuxième main.

Maintenant, imaginez que vous ayez des dizaines de T-shirts, des dizaines de pulls, et des robes, et plein de chaussures, et bien trop de pantalons. Le tout, acheté neuf. Remplacer tout cela vous coûterait un pont.

C’est de là que vient notre sentiment de ne jamais avoir assez. Quand un de mes T-shirt est trop usé pour être utilisé, je le remplace. J’en remplace un à la fois. Je remplace, je n’accumule pas. Et cela ne coûte presque rien. Cela veut dire que les frais de « rhabillement » sont extrêmement faibles.

Et cela est valable pour tout le reste. Si par malchance un essuie-main devient tellement troué qu’il en soit inutilisable, eh bien, vous rachetez un essuie-main. Jusqu’à ce que le prochain soit complètement usé.

Pareil pour la nourriture. Quand vous faites les courses, vous ne rachetez pas de légumes avant d’avoir utilisé ceux que vous avez déjà à la maison. Et vous verrez que vos courses vous coûteront déjà beaucoup moins cher!

Du coup, vos dépenses mensuelles deviennent de plus en plus faibles. Vous devenez alors persuadé qu’il ne vous faut pas tellement d’argent que cela pour vivre, au final! Imaginions que vous dépensiez auparavant 4000€ par mois pour faire tourner votre ménage (disons deux adultes et deux enfants). Il vous faudrait alors la même quantité d’argent chaque mois en étant pensionné, ce qui est énorme pour une retraite. Par contre, si vous avez fini par ne dépenser que 2000€ par mois, c’est largement faisable – chacun des deux adultes ne doit avoir que 1000€/mois de retraite. Le niveau de stress n’est plus le même. Là où vous vous préoccupiez constamment pour vos vieux jours, vous vous rendez compte que vous pourrez vous débrouiller.

10. Un moindre impact environnemental

Et oui, plus vous vivez simplement, moins vous polluez, moins vous faites du mal autour de vous. Le minimalisme peut carrément être un acte d’activisme dans un monde qui part dans tous les sens, où l’habitat est en cours de destruction massive, où l’humain et l’animal sont hyperexploités et subissent des souffrances totalement inutiles.

Quand on voit des documentaires comme The True Cost (2015) de Andrew Morgan, on se demande à quoi tout cela rime. Polluer les eaux, maltraiter (voire tuer) des employés qui n’ont même pas de quoi vivre décemment malgré un dur labeur, détruire la santé et le futur des enfants, tout cela pour quoi, au final? Produire des vêtements jetables? Pour prendre soin d’un consommateur qui a décidé qu’il lui fallait des dizaines de T-shirts, alors qu’il n’y a que sept jours dans une semaine? Toute proportion gardée, trouvez-vous vraiment cela nécessaire?

C’est parce que nous sommes tenus relativement écartés des conséquences directes de nos choix de consommation que nous ne nous rendons pas toujours compte de ce que nous faisons. Même si, au vingt-et-unième siècle, il est quand même difficile d’ignorer les dérivés de l’industrie. Le documentaire que je viens de mentionner a été suffisant pour me donner envie d’essayer d’acheter le plus de choses possibles en deuxième main, particulièrement les vêtements.

Et vous…

Quels avantages avez-vous retiré du minimalisme ? N’hésitez pas à enrichir cet article en postant un commentaire !


* Si cet article vous a plu, vous aimerez probablement l’article suivant : Comment le désencombrement a transformé ma vie – pourquoi le minimalisme.

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