15 astuces pour vous protéger des substances néfastes au quotidien (métaux lourds, PFAS, microplastiques,…)

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Salut à tous!

Dans cet article, qui sera constamment en construction, je partage avec vous mes découvertes sur les substances nocives en temps réel. Ce sujet est plus que d’actualité étant donné que nous nous rendons progressivement compte à quel point nous avons pollué l’environnement, même à des endroits reculés de la planète.

En tant que médecin généraliste, je vois les effets néfastes sur la santé des patients, et je souhaite faire de la vulgarisation et éviter à autrui certaines erreurs que j’ai pu moi-même commettre sans le savoir, en termes d’exposition.

N.B. Étant donné que cet article est un peu comme mon « bloc-notes » personnel, il aura probablement un aspect assez brouillon, le temps que je puisse ajouter des sources et des informations fiables.

  1. Favorisez l’agriculture biologique
Logo du label bio européen

Une des plus grandes sources de contamination est l’ingestion de boissons et d’aliments eux-mêmes contaminés par des produits divers. Pour cette raison, l’une des façons les plus faciles (et parfois pas si coûteuse que cela) de diminuer immédiatement et drastiquement un nombre d’expositions problématiques est de vous orienter vers l’agriculture biologique.

En principe, les produits comportant le label bio européen:
– ne peuvent être traités avec des engrais/pesticides artificiels, avec un contrôle des niveaux de résidus de pesticides;
– pour l’élevage animal: accès à l’extérieur, nombre d’animaux limités, pas d’antibiotiques prophylactiques, alimentation bio, interdiction des hormones (sauf pour un traitement spécifique individuel);
– seuls 56 additifs autorisés (contre 334 pour le non-bio).

On voit donc que consommer des aliments bio élimine par définition tout un tas de problèmes de contamination par diverses substances. Cela n’est peut-être pas parfait, mais c’est déjà un pas vers une consommation plus propre et respectueuse aussi bien de l’humain que de l’environnement.

La problématique des hormones et des antibiotiques dans le lait, les oeufs et la viande est également résolues en consommant des produits animaux bio.

https://www.ecoconso.be/fr/content/le-label-europeen-pour-les-produits-alimentaires-bio

Attention, même si vous achetez bio, vous devrez faire vous-même attention à certains points qui ne sont pas encadrés par le label, tels que l’inocuite de l’emballage ou certaines autres contaminations qui ne sont pas mentionnées dans la liste ci-dessus. Je suis parfois surprise de voir qu’au supermarché bio, une grande majorité d’aliments sont encore emballés dans du plastique. On a cependant souvent une option meilleure. Par exemple, au supermarché bio, c’est la première fois de ma vie que j’ai vu du concentré de tomate emballé dans des bocaux en verre, ou que j’ai pu acheter du savon de Marseille en vrac et sans emballage plastique.

2. Intéressez-vous à la qualité de l’air

Avant d’emménager dans un endroit, ou même si vous y avez déjà emménagé, vous pouvez vous renseigner pour savoir s’il y a déjà eu des tests de qualité de l’air dans les environs. Dans certaines villes, ces informations sont directement disponibles sur Internet, avec parfois des rapports détaillés.

De manière générale, on peut dire qu’il vaut mieux ne pas s’installer à proximité directe d’une autoroute ni d’un aéroport (SOURCE À AJOUTER). Le fait d’être trop proche de ces sources d’émission augmente votre exposition aux particules fines, dont l’inhalation fréquente et en grande quantité augmente le risque de certaines maladies (A COMPLETER, SOURCE).

Il est également préférable de vous installer à distance (au moins plusieurs kilomètres, mais même cela n’est parfois pas suffisant) des usines polluantes pour l’air. Dans la ville où je travaille (Genk, en Belgique), les niveaux acceptables de certains métaux lourds dans l’air ont pu être dépassés (SOURCE).

3. Des produits avec le moins d’ingrédients possibles

Une très bonne habitude à prendre est de systématiquement choisir les produits qui comportent un moins grand nombre d’ingrédients. Si vous ne pouvez pas vous passer totalement d’un produit, vous pouvez essayer de choisir un équivalent plus simple.

Par exemple, vous pouvez passer d’un savon liquide pour les mains « classique et chimique » comme ceux que l’on trouve dans les magasins pas chers, à du savon d’Alep ou du savon de Marseille pur, vendu en blocs de 200g ou 300g et assez bon marché également. Si vous comparez les ingrédients, vous verrez rapidement la différence, et ce petit changement ne demande pas beaucoup d’efforts dans la vie quotidienne.

Au lieu d’utiliser des crèmes hydratantes en tout genre, achetez-vous une bonne huile d’amande douce bio (ou d’argan, ou de jojoba, vous avez compris le message) qui peut servir à l’hydratation de la peau et des lèvres, au démaquillage, au démêlage des cheveux, etc. On pense toujours que les alternatives naturelles et biologiques sont hors de prix. Pourtant, avec cette petite bouteille de 100mL d’huile d’amande douce, j’accomplis toutes ces tâches depuis plusieurs mois en n’ayant payé que 12€. Il s’agit d’une somme totalement dérisoire par rapport à ce que je dépensais en crèmes, démêlants, etc. Et je suis rassurée d’utiliser un produit que je pourrais même manger sans problème!

Bien sûr, cela demande un temps d’adaptation: les parfums synthétiques sont agréables, et ne peuvent être égalés par les produits naturels. La texture n’est pas la même, il faut s’habituer aux résidus de glycérine et d’huile. Mais après un certain temps, vous ne pourrez plus vous en passer. Personnellement, j’avais constamment des problèmes de peau à cause de ces savons industriels et du produit vaisselle. Désormais, grâce notamment au fait que le savon d’Alep/de Marseille est un peu « gras », je n’ai plus du tout ce problème de crevasses sur les mains en hiver, ce qui me faisait horriblement souffrir par le passé, plusieurs mois par an.

4. Privilégier les contenants alimentaires neutres

De manière générale, prêtez attention aux contenants que vous utilisez. L’utilisation de matières premières non-transformées, de préférence achetées en vrac, peut aider à limiter l’exposition à des produits nocifs.

Plastique

Il va de soi qu’il vaut mieux éviter de consommer des aliments emballés dans du plastique, surtout s’il s’agit de plats tout préparés. Ne faites jamais chauffer un repas dans un emballage en plastique au micro-ondes – en faisant cela, vous provoquez inévitablement la libération de plastique dans la nourriture, que vous ingérez ensuite.

PFAS

D’autres emballages semblent inoffensifs, et sont pourtant tout autant nocifs. Par example, vous avez des sachets en papier ou des cartons de pizza qui sont en fait traités avec du PFAS, substance pouvant migrer dans les aliments. Il faut principalement éviter tous les emballages papier/carton résistants à l’eau ou à la graisse.

D’ailleurs, l’utilisation des PFAS dans les emballages alimentaires sera interdite en Europe à partir de 2030.

https://www.tf1info.fr/environnement-ecologie/video-lezennes-nord-perpignan-prosaveurs-pfas-adieu-le-carton-de-pizza-et-le-cornet-de-frites-l-europe-veut-des-emballages-sans-polluants-eternels-2297248.html

Conserves

Vous pourriez penser que les boîtes de conserve sont plus sûres, car ce n’est « que du métal ». Il n’y a quand même pas de plastique, là dedans, n’est-ce pas? Détrompez-vous. Même certaines boîtes métalliques possèdent un revêtement intérieur en plastique ou PFAS, et parfois avec du bisphénol A, pour éviter la réaction avec les aliments (notamment les aliments acides, quand la boîte est en aluminium).

Les emballages labelisés « OK Compost » ne peuvent pas contenir de PFAS.

Si possible, évitez également les poêles anti-adhésives, puisque leur revêtement contient du PFAS.

Grosso modo, vous l’aurez compris, il ne reste plus beaucoup d’option: l’inox et le verre, eux, sont sûrs.

Bouteilles isothermes

Les bouteilles isothermes en métal se ressemblent peut-être toutes, mais elles sont loin d’avoir toutes la même composition.

L’acier inoxydable est une bonne matière car ce métal ne réagit pas avec les aliments. Le verre également, bien qu’il soit plus lourd, qu’il se casse facilement et qu’il soit donc moins pratique quand on doit se déplacer.

Il faut faire attention avec les bouteilles en aluminium. Comme il s’agit d’un métal qui peut réagir avec les aliments, notamment acides, les bouteilles qui en sont composées sont équipées d’un revêtement intérieur de composition variable. Il peut, par exemple, contenir du bisphénol A dont vous devez vous assurer de l’absence.

Bisphénols

Malgré certaines interdictions, il semblerait que les bisphénols soient toujours largement présents dans certains produits, notamment dans des canettes ou dans d’autres types d’emballages.

https://www.quechoisir.org/actualite-emballages-alimentaires-le-bisphenol-a-interdit-en-europe-n148114/

https://wecf-france.org/du-bpa-ou-ca-dans-les-tickets-de-caisse/

5. Fuir la (e-)cigarette et l’alcool

En fumant, vous vous exposez à l’arsenic et à l’acrylamide (https://www.cancer-environnement.fr/fiches/expositions-environnementales/acrylamide/)
A COMPLETER.

La cigarette électronique vous expose A COMPLETER

En ce qui concerne l’alcool, il est évident qu’il est intoxiquant par essence. Cependant, il existe encore un autre risque qui est celui de l’intoxication au méthanol en cas de consommation d’alcool artisanal, surtout dans certains pays d’Asie. Le méthanol peut mener à la cécité voire au décès.

Il y a eu récemment une vague d’intoxications au méthanol chez des personnes ayant consommé des alcools de fabrication artisanale.

https://methanolpoisoning.msf.org/fr/outbreaks-worldwide/

6. Choisir des cosmétiques moins nocifs

Logo du label Cosmos Organic

Voici une liste des substances à éviter le plus dans les cosmétiques, en fonction de ce que j’ai appris ou découvert:

Métaux lourds (ex. plomb)


Silicones


Black 2 (carbon black)



Il existe quelques labels cosmétiques bio pour vous aider à faire le tri.

7. Penser à la qualité de l’eau

Arsenic

Voici quelques articles concernant la présence d’arsenic dans l’eau potable:

https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/vie-saine/votre-sante-vous/environnement/arsenic-eau-potable.html

https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/arsenic

PFAS



Plomb

En Belgique, l’utilisation de plomb dans les tuyaux d’eau potable est interdite depuis des dizaines d’années SOURCE. Cependant, il faut tout de même être prudent si vous vivez dans un bâtiment vétuste et/ou que votre propriétaire semble être négligent. Si vous suspectez une intoxication au plomb, vous pouvez faire une prise de sang afin de connaître vos taux.

Si vos taux sont vraiment trop élevés, il existe la possibilité d’utiliser des chélateurs pour vous débarrasser du plomb plus vite.

Les systèmes de filtration

Carafe filtrante
Filtre sous l’évier

8. Éviter les PFAS (« Poly- and Per- FluoroAlkyl Substances »)

Les PFAS existent en de nombreux sous-types et sont utilisés de manière pratiquement ubiquitaire, dans des produits où l’on n’irait même pas les suspecter (comme des papiers ou des cartons d’emballage alimentaire, en apparence inoffensifs, car on s’attend à « juste du papier »).

Récemment, au cabinet, nous avons soulevé l’importance des PFAS et les dangers de leur exposition. Cependant, l’attention était davantage concentrée sur les pollutions extérieures telles que celles liées à l’industrie. Pourtant, nous craignons le PFAS « de dehors » sans nous rendre compte que nous l’introduisons quotidiennement dans nos ménages!

Quand on commence à se renseigner sur le sujet, on se rend rapidement compte que le développement et l’usage non-régulé des PFAS dans l’industrie est l’une des plus grosses boulettes humaines de l’histoire.

Du fait de la contamination massive de l’environnement (sol, nappes phréatiques, etc.) par les PFAS, que certains appellent « polluants éternels » (ce nom me donne la chair de poule rien que d’y penser), il existe désormais, en tout cas pour la Belgique, des « cartes PFAS ».

Le sujet des PFAS étant très vaste, j’ai décidé de rédiger un article à part entière sur le sujet, que vous pouvez consulter ici (en construction).

Une des grandes sources d’ingestion de PFAS seraient le poisson et les fruits de mer. SOURCE

9. Du riz blanc bien rincé et cuit par ébullition

Une étude a démontré la présence d’arsenic dans le riz. Cela serait pire quand le riz est complet. Pour cette raison, il faut toujours au moins bien rincer le riz avant de le cuire, et préférer la cuisson par ébullition (plutôt que la cuisson par absorption où vous consommez tout par la suite).

On aurait tendance à croire qu’il vaut mieux consommer du riz complet, mais dans ce cadre particulier, mieux vaut donc s’orienter vers du riz blanc.

Avec l’eau potable et la cigarette, le riz est l’une des principales sources d’exposition à l’arsenic.

https://www.quechoisir.org/actualite-riz-une-contamination-a-l-arsenic-a-prendre-en-compte-n171340/

10. Manger moins de viande et de produits animaux

On peut régler le problème des hormones et des antibiotiques en consommant bio. Par contre, un certain nombre de substances se retrouvent dans les produits animaux, notamment dans la graisse de ceux-ci, et sont particulièrement toxiques. Par exemple, les PFAS, le bisphénol A, etc.

11. Acheter de seconde-main

Logo du site 2ememain.be
Logo du site leboncoin.fr


L’avantage des objets qui ont été déjà utilisés, est qu’ils ont été déballés il y a très longtemps. Non seulement vous ne touchez aucun emballage et donc n’avez à vous débarrasser d’aucun plastique ou carton. Mais en plus, l’objet en question a déjà eu l’occasion de « libérer ses gaz ». Vous savez que certains produits chimiques sont volatiles. C’est d’ailleurs cela qui donne l’odeur caractéristique du « neuf »: cette odeur de peinture fraîche, de plastique, de vernis, etc.

Cela vaut également pour les vêtements qui ont déjà été lavés, et ont donc perdu une partie de leur potentiel contaminant. Comme vous le savez peut-être, des produits chimiques (ex. le formaldéhyde) sont utilisés pour la fabrication d’habits. Le fait que le vêtement ait déjà été porté et lavé plusieurs fois débarrasse l’étoffe de certains de ces produits.

12. Méfiez-vous des produits recyclés

On le dira souvent ailleurs sur ce site: le recyclage n’est pas une solution, et il engendre de la pollution. En plus de cela, les produits recyclés ne sont pas toujours si bons que cela pour la santé.

Par exemple, le papier toilette recyclé peut-être contaminé par du bisphénol A (un perturbateur endocrinien) ou d’autres bisphénols, du fait que les tickets de caisse en contiennent. Bien qu’il soit interdit dans les tickets de caisse en Europe depuis 2020 (SOURCE), il serait encore utilisé, et cela contaminerait tout le processus de recyclage du papier. On peut alors se poser la question de savoir s’il est tellement sain d’essuyer ses parties intimes avec du papier contaminé par du/des bisphénols.

https://www.helloboku.com/blogs/lecture-pour-les-wc/papier-toilette-recycle-une-alternative-pas-si-vertueuse-que-ca

13. Évitez les aliments chauffés à haute température (four, friture, rôtissement)

Les chips peuvent contenir des teneurs élevées en acrylamide, substance liée à la cuisson à plus de 120°C d’amidon, qui réagit alors avec l’asparagine. On appelle ce processus la réaction de Maillard, qui confère également aux aliments leur couleur dorée lors de la cuisson. Les animaux de laboratoire exposés à de fortes quantités d’acrylamide auraient développé des cancers.

Source : https://www.fda.gov/food/process-contaminants-food/acrylamide

Dans l’industrie, l’acrylamide est utilisé pour la fabrication de polyacrylamides, polymères aux nombreuses applications (peintures, vernis, textiles, etc.).

Source : https://www.cancer-environnement.fr/fiches/expositions-environnementales/acrylamide/

Les aliments à éviter sont :
– la friture;
– les chips;
– le pain grillé;
– le café torréfié;
– les biscuits;
– le pain.

14. Le poisson n’est pas toujours bon pour la santé

Le bon vieux temps où le poisson était bon marché et plus sain que les produits terrestes est depuis longtemps révolu. Les eaux de la planète sont contaminées par les plastiques, ainsi que par de nombreuses autres substances comme les métaux lourds. Quand j’étais petite (j’approche de la quarantaine), jamais on n’aurait imaginé qu’un jour on ingurgiterait des microplastiques avec chaque bouchée de poisson. Désormais, cette pensée est un fait avéré.

Certains poissons présentent des taux plus élevés de mercure que d’autres. Compléter

Si vous adorez le poisson et ne pouvez vous en passer, voici quelques conseils pour limiter les effets néfastes liés à sa consommation.

Privilégier les poissons de petite taille

De manière assez logique, les petits poissons comme les sardines et les harengs

15. Prohiber les sachets de thé et d’infusions

Il est surprenant qu’on trouve encore dans toutes les grandes surfaces une offre aussi élargie en sachets de thé et d’infusions diverses. Pourtant, on sait maintenant que le fait de placer ces objets en apparence inoffensive, qui ressemblent à du papier mais sont en fait composés de polymères, relargue un nombre invraisemblable de microplastiques dans votre tasse!

Contourner ce problème est assez facile: vous trouverez les plantes à infusions séchées

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