Le minimalisme est-il une pratique extrême ou au contraire naturelle?

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Dernière mise à jour le 4/1/2026.

Le minimalisme est-il extrême ?

Sur le chemin du minimalisme, on nous dira souvent que notre état d’esprit ou notre mode de vie est, d’une manière ou d’une autre, trop extrême. Certaines personnes, encore coincées dans la « Matrice », pourraient se moquer de toi, penser que tu es mentalement dérangé parce que tu refuses de t’endetter, ou encore te mépriser en s’imaginant que tu es trop pauvre pour t’offrir des luxes, ou au moins quelques extras.

Laisse-moi te dire une chose : les gens se construisent une histoire du monde, selon ce qu’on leur a appris et selon leur propre avidité. Récemment, en regardant une vidéo de l’extrême minimaliste @Exploravore sur YouTube (je recommande vivement de jeter un œil), une autre vidéo m’a été suggérée. Elle venait du YouTuber @nielsbohrmann (aussi recommandé). Dans cette vidéo, il expliquait que, pendant la majeure partie de l’histoire de l’humanité, nous avons en fait été, par définition, des minimalistes extrêmes. La surconsommation, telle qu’une minorité de la population mondiale la connaît aujourd’hui, n’existe que depuis quelques décennies, et n’est pas du tout durable. En résumé, Niels Bohrmann affirme qu’il n’y a rien d’extrême dans le minimalisme extrême. C’est plutôt la surconsommation qui est extrême, car elle détruit notre habitat naturel.

Alors, qui est vraiment extrême : le minimaliste ou l’avidité?

Comparons un instant les deux situations :

Les vêtements

Les minimalistes possèdent peu de vêtements, qu’ils lavent régulièrement. Ils les portent jusqu’à usure, ou les donnent s’ils ne les utilisent plus. Parfois, ils n’ont même pas besoin de machine à laver car ils ont peu de linge. Résultat : ils utilisent moins d’eau, moins de lessive, et polluent moins. Il en va de même pour tous les placards et étagères que les maximalistes remplissent de vêtements inutiles.

C’est aussi moins de travail et moins de stress : laver, plier, repasser et ranger une montagne de linge peut épuiser. Tout cela devient inutile quand on utilise simplement ce dont on a besoin. Avoir moins de vêtements n’est pas extrême, c’est ne pas dépendre de la souffrance ou de l’exploitation d’autrui pour acquérir des biens bon marché que l’on portera à peine.

Nourriture et eau

Quand je suis devenu minimaliste, j’ai commencé à faire attention à toute la nourriture que je gaspillais — je jetais des aliments de qualité pendant que d’autres peinent à se nourrir. Deux raisons principales à cela : acheter plus que nécessaire (faire les courses avant d’avoir fini ce qu’on a déjà chez soi) et cuisiner trop (comme faire tout un paquet de pâtes quand on ne va manger que 200 g).

Les maximalistes remplissent frigo et congélateur, mais ne consomment pas efficacement, et gaspillent souvent des aliments oubliés ou périmés. Beaucoup de minimalistes vident leur frigo avant d’acheter à nouveau, et réduisent aussi leur stock d’aliments secs. Depuis que je fais cela, j’ai fini les grosses courses lourdes. Aujourd’hui, je fais mes courses tous les jours ou tous les deux/trois jours. Le soir, je regarde ce qui reste, et je prévois un repas en achetant le minimum. Résultat : moins de gaspillage, et une petite balade agréable jusqu’au magasin.

Le mobilier

As-tu déjà vu quelqu’un jeter des meubles encore valables juste pour en acheter des plus luxueux ? Ou accumuler tellement de meubles qu’il ne reste plus de place pour vivre ? Beaucoup de gens sont des accumulateurs. Pourtant, on critique rarement les personnes qui ont trop de vêtements, de chaussures ou de meubles. À y réfléchir, posséder peu de meubles ne change rien pour les autres, mais cela demande bien moins de ressources.

Le minimalisme est la norme dans la majorité du monde

Évidemment, j’écris depuis l’Occident. J’ai grandi dans — et beaucoup souffert de — la compétition, le matérialisme, la consommation, l’obsession du corps et de la beauté, et l’égoïsme. Je suppose que la plupart de mes lecteurs viennent d’un contexte similaire. Mes mots pourraient paraître creux à un Kényan dont l’empreinte écologique est négative. Nous avons beaucoup à désapprendre, et beaucoup à apprendre des peuples qui savent encore vivre en harmonie avec la nature.

Le mode de vie occidental n’est partagé que par une minorité de la population mondiale. Pourtant, nous avons l’impression que nous ne pouvons pas vivre sans confort, que ce soit la voiture, la télé, ou les 10 paires de chaussures. On voit à la télé des gens “pauvres” mais heureux, en bonne santé, physiquement actifs, et vivant avec le strict nécessaire.

Mais chez nous, on est constamment soumis à la pression sociale, ce qui nous pousse à ne voir que ce qu’il y a dans notre propre bulle. Mets un Européen ou un Nord-Américain face à une personne d’un pays en développement, et le contraste est flagrant. Tu pourrais même ressentir une certaine honte de t’être montré si avide. Le minimalisme — même extrême — n’est pas si extrême que ça. Ce sont nos pairs riches qui nous renvoient une image qui nous fait croire qu’il faut toujours plus.

Le  » minimalisme  » était normal, avant

Je suis persuadée que si l’on observe le mode de vie des gens à différentes époques, principalement avant la Seconde Guerre mondiale, on les trouvera tous minimalistes, voire minimalistes extrêmes. On se repère en regardant ce que les autres possèdent, pour savoir si notre niveau de vie est suffisant, « pauvre », ou au contraire extravagant.

Selon un article officiel, la consommation (en terme de volume) des Français aurait triplé entre 1959 et 2009. Si l’on compare avec la consommation des gens au Moyen-Âge, il n’y a pas photo. Les gens (mis à part les riches) vivaient dans de petits logements meublés de manière très sobre, et possédaient quelques ustensiles.

Si j’écoute simplement les témoignages de gens que j’ai connu et qui auraient maintenant 90-95 ans, leur enfance était également très simple, notamment au niveau des vêtements. C’est bien simple, l’un d’entre eux m’expliquait que quand il était enfant, donc vers 1940-1945, ils n’avaient pratiquement pas de vêtements. Ils avaient une tenue pour la semaine, et une belle tenue pour le dimanche qu’ils évitaient d’abîmer.

Un impact moindre

 

Sur soi-même :

  • Moins consommer = moins de dépenses, donc moins besoin de travailler.
  • Moins d’objets = moins à nettoyer, ranger, entretenir.
  • Moins de stress = une vie plus simple, moins coûteuse, plus flexible.

Si tu perds ton travail, ce n’est pas la fin du monde si ton train de vie est minimal.

Sur les autres :

On pense tout de suite aux usines d’exploitation en Asie ou en Afrique, où des enfants ou des adultes fabriquent des produits à des prix dérisoires, pendant que nous profitons de leurs efforts.
Se détacher de cette logique est extrêmement libérateur.

Souviens-toi :

Quand tu obtiens un objet presque gratuitement, quelqu’un d’autre paie le prix à ta place.

Qu’est-ce qui est plus extrême ?

  • Posséder 3 chemises et les laver souvent ?
  • Ou en acheter des dizaines, fabriquées par des enfants privés d’école ?

Le problème, c’est qu’on ne voit pas les gens qui fabriquent nos objets. Mais si on était forcé de regarder des enfants coudre nos vêtements à la main, épuisés, on deviendrait tous minimalistes.

Sur la planète :

  • Tu manges et achètes moins, donc tu émets moins de CO₂ (viande, transport, etc.).
  • Tu produis moins de déchets, surtout si tu bois de l’eau du robinet et refuses les emballages inutiles.
  • Ce qui est vraiment extrême, c’est de produire autant de plastique que les poissons eux-mêmes en deviennent toxiques. 

Relâche la pression — ce n’est pas si grave

Je suis parfois sidéré de voir à quel point les gens prennent l’argent et les possessions au sérieux. Oui, on a besoin d’argent pour vivre dans le système actuel. Mais posséder peu ne devrait pas être dramatisé.

Si quelqu’un n’a pas de meuble et aime s’asseoir au sol, et alors ?
Mes enfants le font tout le temps. Même face à un canapé, un pouf ou une chaise, ils choisissent le sol.

Et si quelqu’un veut vivre comme Robin Greenfield, en pleine nature ? Où est le problème ?

Les gens très matérialistes ne comprendront peut-être pas ton style de vie. Personnellement, j’ai déjà senti que certains se demandaient pourquoi, étant médecin, je vis de façon aussi simple.
Certains penseront que tu es radin.
D’autres que tu es mentalement déficient.
Ils font le calcul… puis bug :

“Attends, cette personne a de l’argent… Alors pourquoi elle ne s’endette pas pour une grosse maison et une grosse voiture ?!”

Bonne question — on en reparle dans un autre article.

Conclusion

Quand je parle de minimalisme, j’espère toujours faire des émules. Car en effet, selon moi, le minimalisme est la seule solution viable à de nombreux problèmes, que ce soit à l’échelle individuelle humaine comme à l’échelle planétaire.

J’espère que vous appréciez le contenu de ce site, car j’ai encore de très nombreux sujets en réserve – toujours concernant le bien-être psychologique, le développement personnel et l’indépendance financière!

Je vous retrouve très bientôt, le mercredi 8 octobre 2025, pour discuter avec vous des meilleures astuces pour mieux gérer son temps et être plus productif!

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