Bien-être psychologique ép. 10 – Quelques techniques pour ne plus être une victime : 9 astuces pour ne plus laisser les autres vous faire du mal

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1. Comprendre que vous n’avez pas besoin d’être une victime

Le fonctionnement mental et social d’une personne qui est souvent victime, vient en partie de mécanismes appris dans l’enfance et dans l’adolescence. Il va falloir changer ces automatismes que vous avez, et cela commence par réaliser que vous n’avez pas à subir de victimisation. Le jour où vous comprendrez cela, vous ressentirez probablement un grand soulagement.

En réalité, dès le moment-même où vous avez cette prise-de-conscience libératrice, vous savez qu’à partir de maintenant, cela n’est plus qu’une question de temps avant que vous arrêtiez d’être une victime. Jusqu’ici, vous avez tout toléré, vous vous êtes écrasé(e), vous avez accepté qu’on vous parle mal voire qu’on vous malmène physiquement. Vous avez peut-être cru qu’en étant « plus gentil(le) », les autres s’adouciraient.

2. La ferme décision de ne plus être une victime

Nous ne choisissons pas dans quelle famille nous naissons. Pendant l’enfance et l’adolescence, nous sommes bien évidemment soumis aux choix de nos parents, et ne pouvons pas facilement nous extraire de situations d’abus. Il peut aussi arriver que l’on ait absolument besoin de ce boulot où l’on se fait malheureusement malmener par l’équipe.

Cependant, dans bien des situations, on peut apporter du changement en prenant la ferme décision de ne plus être une victime. La plupart des changements dans notre vie proviennent d’un changement de mentalité. Peut-être ne vous en rendez-vous pas compte, mais vous devez bien réaliser que vous êtes au même niveau que les autres. Les personnes victimisées en arrivent parfois à oublier qu’elles ne sont pas des enfants à la merci d’autrui, et à accepter l’autorité de personnes qui n’ont aucune raison d’en avoir sur elles.

3. Identifier les relations et les situations problématiques

Une fois que vous avez remarqué cette tendance à la victimisation, il va falloir se mettre au travail de manière concrète. Il est probable que vous soyez constamment soumis(e) à des situations problématiques. Peut-être ne sont-elles pas toutes « réglables », mais il y aura très certainement un nombre de choses que vous pourrez faire pour améliorer votre quotidien.

Prenez une feuille de papier et un crayon, et faites deux colonnes.

Dans la colonne de gauche, faites la liste de toutes ces personnes qui vous écrasent, ou de toutes ces situations qui vous posent problème.

Quelques exemples:

– mon partenaire me parle mal ou m’ignore;

– mon patron me donne toujours beaucoup trop de travail et je fais des heures supplémentaires non-payées;

– un collègue me manque constamment de respect;

– un membre de ma famille (voire la famille entière) me malmène.

Dans la colonne de droite, en regard de chaque personne ou situation problématique, écrivez une ou plusieurs action(s) concrètes que vous pouvez mettre en place pour améliorer la situation ou vous sentir mieux. Tout dépend de l’impact qu’a la personne ou la situation sur vous, mais vous devrez parfois être plus drastique.

Peut-être n’avez encore aucune idée de quoi faire pour le moment, complétez alors votre liste au fur et à mesure que vous lisez cet article.

4. Accepter les abus est un choix

Il est important, dans ce genre de problématique, de réaliser sa propre part de responsabilité. Encore une fois, je ne parle pas ici d’enfants ou d’adolescents qui sont totalement dépendants de leurs parents car, pour des raisons évidentes, il leur sera difficile de se défaire de l’emprise ou des comportements néfastes des adultes ayant ascendant sur eux.

Je veux plutôt parler des situations où vous pourriez partir si vous en avez envie.

Par exemple, si vous restez dans une relation sentimentale ou amicale qui ne vous convient pas, et dans laquelle l’autre ne vous montre pas de respect, c’est un choix de votre part. Bien entendu, vous pouvez avoir des problématiques qui rendent la rupture extrêmement difficile pour vous (comme la dépendance affective et la peur de l’abandon), mais il reste toujours la possibilité de partir. Personne ne vous force à rester en contact avec ces personnes.

5. « Punir » les abus

Quand les autres se comportent mal vis-à-vis de vous, cela doit avoir une conséquence directe et identifiable, pour qu’ils reçoivent le signal qu’ils ne peuvent plus le faire, sous peine de vous perdre éventuellement.

Vous pourriez, par exemple, choisir de ne pas répondre. Le silence et l’indifférence sont encore les façons les plus économiques énergétiquement et les plus efficaces pour faire comprendre à votre interlocuteur que vous n’êtes pas d’accord, sans avoir à vous fâcher ni à réfléchir pendant des heures à la formulation de vos réponses.

Vous pourriez adopter le même comportement pour montrer à l’autre ce que cela vous fait (sans aller trop loin bien sûr – si l’autre vous menace de mort, je ne vous dis pas de le menacer de mort à votre tour!). Par exemple, si votre partenaire met trois heures à vous répondre ou ne vous répond que par des « oui » ou des « non », faites la même chose que lui. Si un(e) ami(e) arrive toujours en retard à vos rendez-vous, vous pouvez vous aussi arriver une fois en retard.

La conséquence pourrait aussi être de supprimer un avantage que l’autre a en étant en relation avec vous. Par exemple, si vous rendez constamment service à cette personne qui vous traite mal, arrêtez de la dépanner pendant un moment. Cela doit être un peu donnant-donnant: je peux t’aider, mais j’attends du respect en retour.

Exemple n°1

Une collègue a pris l’habitude de vous manquer de respect. Quand vous arrivez au travail le matin, elle lève les yeux vers vous et ne répond pas à votre bonjour. Si vous parlez, elle fait semblant qu’elle ne vous entend pas. Bien entendu, en bonne victime, vous continuez peut-être encore à la saluer et à lui parler. C’est le contraire qu’il faudrait faire. Il faut plutôt lui faire ressentir ce qu’elle vous fait ressentir. Désormais, vous ne la saluez plus, et ne répondez pas quand elle vous parle. Vous verrez qu’elle va très rapidement changer d’attitude.

6. Abandonner les gens qui ne changent pas

Vous allez parfois vous retrouver dans une situation où vous faites partie d’un groupe, qui a donc sa propre dynamique, parfois établie depuis des dizaines d’années. D’expérience, je peux vous dire que changer le fonctionnement de tout un groupe est très difficile. Il peut s’agir d’une famille, d’une équipe au boulot, d’un groupe d’amis, ou de tout autre rassemblement de personnes. Si vous avez toujours été la victime dans le groupe, et que vous cessez d’accepter ce rôle que tous vous connaissent, attendez-vous à ce que cela ne passe pas.

Au contraire, le groupe va tout faire pour vous ramener à votre place de victime ou de personne qui s’écrase, car il va lutter contre le changement. Il faut donc vous préparer psychologiquement à deux éventualités.

La première sera celle de l’exclusion : vous devenez le vilain petit canard, la personne à abattre, le mouton noir. À ce titre, le groupe se sentira légitime de vous éliminer. Vos revendications, pour aussi logiques et normales qu’elles soient, seront très difficilement acceptées. Cela ne vient pas de vous, mais plutôt de la tendance naturelle de l’être humain à vouloir faire le moins d’efforts possibles.

La deuxième sera celle de couper les ponts vous-même. Tout dépend du type d’abus que vous avez subi, mais il peut arriver que le système familial, amical ou professionnel se retourne violemment contre vous, quitte à menacer votre intégrité physique ou mentale. Dans ces cas, il vaut parfois mieux vous protéger vous-même, et simplement arrêter ces relations qui ne vous apportent rien.

Le but n’est pas de couper les ponts avec tout le monde mais, parfois, on n’a pas le choix. À quoi bon rester en contact avec des gens qui refusent de vous traiter correctement?

7. Changer sa perception du monde

Quand on a trop longtemps été une victime, de manière acceptée ou subie, on aura tendance à voir le monde comme un endroit menaçant où tout le monde nous fait du mal. À partir du moment où vous comprenez que vous avez en partie contribué à l’entretien de toutes ces maltraitances, vous devenez acteur et décideur dans votre propre sort. Cela change tout. Désormais, quand vous rencontrerez de nouvelles personnes, vous serez conscient(e) que vous ne devez rien accepter absolument, et que vous avez le droit de choisir si vous restez en contact ou pas avec elles.

8. Sélectionner les relations que vous laissez se développer

Si votre but est de moins souffrir de relations toxiques et d’abus en tout genre, il va falloir faire de la prévention. Cela signifie qu’il va falloir agir à la source. Dès qu’une nouvelle personne se présente aux portes de votre ville (façon de parler), attendez un peu avant de lui donner l’accès entier. Ce que je veux dire par là, c’est qu’il vaut mieux prendre son temps et laisser la personne dans une zone de superficialité pendant peut-être quelques semaines ou mois, pour voir de quel bois elle se chauffe.

En évitant de vous attacher trop vite (et cela vaut pour toute relation: sentimentale, amicale, professionnelle), vous vous laissez la possibilité de couper la relation dès les premiers signes de toxicité, et cela sans souffrance.

9. Arrêtez de croire que vous devez tout changer en vous

L’un des grands facteurs qui font accepter des abus à certaines personnes, c’est d’être convaincu(e)s de ne pas être assez bien, et de devoir « mériter » l’amour et l’attention d’autrui. À moins que vous ne fassiez de mauvaises choses (faire activement du mal à autrui), vous n’avez pas besoin de vous changer pour être accepté(e) par les autres.

Rester authentique, c’est-à-dire rester vous-même, est la meilleure méthode pour sélectionner les gens qui vous acceptent et vous aiment vraiment. Le plus génial dans cette méthode? C’est que vous n’avez aucun effort à fournir. Vous en faites moins qu’avant, et vous êtes entouré(e) de gens qui vous aiment plus!

Les manipulateurs et autres personnes abusives sont repoussés par ceux qui sont sûrs d’eux. Ils veulent quelqu’un de taillable et corvéable à merci, qui va se suradapter à eux pour leur plaire. Si vous ne montrez plus cette volonté de vous plier en quatre pour plaire à quelqu’un, vous ne serez plus un(e) bon(ne) candidat(e) pour la victimisation.

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Note importante: n’oubliez pas que ce blog constitue une aide et ne remplace en rien un suivi psychologique si vous êtes vraiment mal en point. Si vous pensez avoir besoin d’une aide psychologique urgente, je vous conseille de vous adresser aux urgences psychiatriques (ou si vous n’en avez pas à disposition, aux urgences) de l’hôpital le plus proche de chez vous.

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