Pervers narcissiques et psychopathes ép. 5 : Comment se débarrasser d’un pervers narcissique : 12 astuces pour qu’il vous laisse tranquille

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Après une séparation d’avec un pervers narcissique, il n’est pas rare de subir du harcèlement (physique, écrit ou téléphonique) de la part de cet individu qui, manifestement, semble ne pas saisir le message. 

Si votre ex-partenaire est un(e) pervers narcissique et que vous avez des enfants ensemble, vous pouvez être sûr(e) qu’il ou elle va continuer à vous tourmenter à travers les enfants. Avec ce genre d’ex, il n’y aura pas de réelle coparentalité, c’est-à-dire qu’à aucun moment, vous ne regarderez dans la même direction pour le bien-être des enfants, puisque le PN a pour unique but de vous détruire, et qu’il instrumentalisera les enfants pour le faire, si nécessaire.

Comment donc devenir tellement repoussant pour le PN qu’il va finir par prendre la poudre d’escampette tout seul, se tailler, se faire la malle, partir la queue entre les jambes, disparaître de la circulation, s’évanouir, s’évaporer,…? Je pourrais continuer la liste encore longtemps, tellement cela ressemble à un rêve, qu’il s’en aille enfin de lui-même.

Remarque : comme dans tous mes articles, je mets le PN au masculin et la victime au féminin, mais il va de soi que le PN peut appartenir aux deux sexes. Il vous suffit juste d’inverser les genres au cours de votre lecture!

De manière assez logique, il va falloir se transformer en une espèce de produit tue-mouches (la mouche étant le PN). Tout ce qu’il n’aime pas, il faudra le faire (en ne vous compromettant pas, bien sûr). Il va vous falloir être radical(e), pour qu’il comprenne qu’il a perdu la bataille, et qu’il vous laisse définitivement tranquille.

1. Couper tous les avantages liés à nous

Une des tactiques pour qu’un PN s’en aille loin de vous est de faire en sortir de devenir inutile pour lui.

Quand on parle d’avantages, cela peut être à peu près n’importe quoi:

– ne plus offrir de « nourriture narcissique » – c’est-à-dire ne plus l’admirer, ne plus le complimenter, etc.;

– ne plus offrir de services – par exemple, gérer ses tâches administratives, s’occuper de ses enfants, lui faire à manger, etc.;

– ne plus offrir d’argent ou de bénéfices matériels;

– ne plus lui donner d’attention (même quand vous êtes séparés, ceci représente une forme de bénéfice pour le PN);

– ne plus lui donner de moyen d’assouvir ses pulsions sadiques (cela lui donne de la joie quand il parvient à vous faire vous sentir mal).

Bref, essayez vraiment de réfléchir à tout ce que votre PN peut tirer de la relation, ou du lien minimal qui persiste après la rupture en raison d’enfants que vous avez en commun.

2. Plus aucun échange

Si vous avez un ex PN qui vous harcèle, et encore pire si celui-ci a un moyen de levier comme les enfants que vous avez eus ensemble, il va vous falloir vous protéger un maximum. Comme le souligne à juste titre Stan Carrey (voir lien vers la vidéo ci-dessous), un très bon analyste des pervers narcissique, tout échange avec un PN est toxique et manipulatoire. Avant de contacter le PN ou de répondre à ses messages, demandez-vous donc bien si cela en vaut vraiment la peine, si ce contact que vous vous apprêtez à prendre est vraiment indispensable. En effet, le PN ne va jamais s’arrêter d’essayer de vous influencer. Échanger le moins possible avec lui (que ce soit oralement ou par écrit) est donc une façon de limiter l’impact du PN sur vous. Il en va de votre tranquillité et de votre santé mentale.

Par exemple, si vous n’avez pas d’enfants ensemble, le plus évident est de pratiquer le silence radio et de ne jamais le rompre, bien sûr. Par contre, si vous êtes obligée d’avoir des contacts avec le PN pour parler des enfants, ne répondez que quand vous y êtes vraiment obligée. Le fait d’avoir une décision du tribunal concernant les jours de garde peut vous aider à limiter cette communication. En principe, il n’y aura pas de raison de vous contacter constamment si les jours sont fixés à l’avance. Quand l’entente n’est pas du tout là, comme c’est probablement le cas avec votre ex PN vu son comportement, il suffit de s’en tenir aux jours écrits sur le papier.

3. Être sûr(e) de soi et parvenir à ne plus avoir peur

Au-delà de l’indifférence, il va aussi falloir montrer que vous n’êtes pas déstabilisé(e) par ses attaques. S’il cherche à vous dévaloriser ou à vous faire changer des choses pour lui plaire, répondez simplement que vous, vous vous trouvez bien comme cela, ou bien que vous êtes content(e) de vos choix, etc.

Il va falloir apprendre à être solide et à ne pas flancher à la moindre tentative du PN de vous faire vous sentir mal. Cela demande un certain travail sur soi-même. Une fois que vous saurez maintenir votre valeur devant le PN, vous aurez moins peur de lui, et vous cesserez de douter par rapport au fait que c’est peut-être vous, le problème.

Les PN n’aiment pas les gens qu’ils ne parviennent pas à manipuler ou à contrôler. S’il ou elle n’a plus rien à tirer de vous, il aura plus tendance à s’en aller.

4. Consolider votre réseau social

Ne restez pas seul(e) face au PN : entourez-vous et tâchez d’avoir quelques relations amicales ou familiales solides pour vous aider à garder le cap.

Qui dit réseau social, dit aussi s’entourer de professionnels (ex. consulter des avocats et en connaître donc quelques-uns que vous pouvez appeler si nécessaire) ou avoir recours à des associations (ex. pour vous soutenir si la justice se met du côté du PN ou que vous n’êtes crue par personne). Vous pouvez aussi aller régulièrement chez un(e) psychologue.

Non seulement, le réseau vous aidera à préserver votre calme et votre santé mentale, mais le PN verra aussi que vous n’êtes plus aussi isolée et il aura moins tendance à vous attaquer sur tous les fronts.

5. L’indifférence et le détachement : ne pas l’écouter et ne pas réagir

Le pervers narcissique déteste l’indifférence. Ce qu’il veut, c’est provoquer des émotions fortes (et de préférence négatives). Si vous ne réagissez pas, vous évitez de lui donner des indices sur la façon dont vous vous sentez. Cela va le plonger dans la confusion, mais aussi le priver d’une grande source de plaisir, car c’est votre souffrance qui lui fait du bien. De plus, vous ne l’informez pas sur ce qui peut vous blesser, il aura donc moins tendance à recommencer.

À la longue, il pourrait que le PN se fatigue car il n’obtient rien de vous – pas de satisfaction sadique, pas de validation narcissique, pas d’occasion de se lancer dans des joutes verbales, aucune possibilité de pratique le jeu du chat et de la souris,… Parfois, le pervers narcissique va se détourner de vous car vous n’écoutez pas ce qu’il dit.

Que ce soit par écrit ou en face à face, faites mine qu’il ne vous intéresse pas, avec des réponses courtes et neutres, dénuées de teinte émotionnelle. Vous pourriez ne pas répondre, lui dire qu’il a raison, etc. (Davantage d’astuces sur cela dans mon article sur la contre-manipulation.) Faites comme si plus rien ne vous faisait rien, dans son comportement. Il continue les comportements néfastes quand il obtient une réponse de votre part.

6. Les batailles judiciaires

Quand le PN va trop loin, surtout lorsqu’il enfreint la loi, n’hésitez pas à porter plainte contre lui. Par exemple, en cas de harcèlement, d’agressions physiques et/ou sexuelles, de graves menaces, etc.

Par contre, attendez-vous en retour à des épisodes de rage narcissique, qui peuvent être très éprouvants pour tous les deux. Parfois, le PN ne va pas comprendre si rapidement, et il peut même avoir des réactions qui vous font peur, ou bien vous pouvez craindre qu’il ne fasse des choses graves dans votre dos.

Éventuellement, vous pouvez vous arranger pour ne communiquer que par avocats interposés, ou bien que votre avocat à vous contacte le PN directement, afin que vous n’ayez pas à subir ses attaques.

7. Une adresse email uniquement pour les courriels du PN

De nombreuses victimes de PN reçoivent des salves de messages angoissants de la part de celui-ci, même quand ils sont déjà séparés de lui. Bien entendu, si vous n’avez pas d’enfants ensemble, il est facile de bloquer les emails et de ne même pas les lire. Malheureusement, si vous êtes parents d’enfants en commun, vous serez obligé de lire les messages du PN, et d’y répondre.

8. S’arranger pour ne pas le voir lors des échanges d’enfants

Même si vous avez des enfants ensemble, vous avez la possibilité de ne jamais voir le parent PN. Soyez ingénieux! Certains vont effectuer les « échanges » (non, on ne parle pas d’otages de guerre!) via les grands-parents. Sinon, vous pouvez vous arranger pour que l’un les dépose à l’école, et que l’autre les récupère depuis l’école lors du changement de garde. S’il vient les chercher chez vous, vous pouvez laisser vos enfants se rendre seuls à la porte d’entrée (s’ils sont assez grands pour le faire, bien sûr) et donc ne même pas avoir un contact visuel avec votre ex-PN.

9. Lui dire que vous avez besoin de lui ou qu’il doit rester

C’est plus fort que lui, le pervers narcissique recherche votre souffrance. Vous aurez peut-être déjà remarqué qu’il a tendance à faire spécifiquement l’inverse de ce que vous demandez, ou bien qu’il a tendance à accenter les comportements qui vous font du mal quand vous lui demandez d’arrêter.

Vous avez compris le truc, il faut apprendre à lui demander l’inverse de ce que vous voulez. Par exemple, si vous avez envie qu’il vous quitte, dites-lui qu’il vous est indispensable et que vous seriez ravagée s’il le faisait. Si vous voulez qu’il laisse vos enfants tranquilles (car le parent PN sera très, très souvent maltraitant de diverses manières), réclamez qu’il les prenne davantage. Continuez à jouer le jeu : s’il commence à s’éloigner ou à ne pas prendre les enfants, réagissez et redemandez.

10. Rester ferme et ne pas baisser votre garde

En cas de conflits, ou si vous allez en justice, par exemple, le pervers narcissique va essayer de vous faire changer d’avis. Il va peut-être redevenir sympathique voire gentil, ou bien verser dans de grosses colères avec des menaces qui vous font peur. L’important ici est de lui montrer que les limites restent les mêmes et celles-ci doivent être clairement définies.

Ce qui aide le pervers narcissique, ce sont les zones grises, mais vous ne devez pas accepter qu’il joue avec les règles. Par exemple, si vous avez un accord de garde écrit, il va chercher à vous amadouer pour vous faire accepter des visites en-dehors des moments prévus. À la longue, il finira par ne plus rien respecter et vous vous retrouverez à nouveau dans une situation comme quand il n’y avait pas d’accord, sauf que cette fois-ci, il vous dira que c’est vous qui avez accepté de ne pas respecter l’accord. N’acceptez donc pas ce genre d’attitude. Si vous le faites, vous n’aurez plus aucun recours.

Le pervers narcissique doit comprendre que vous ne plaisantez pas avec la loi. Dans sa vidéo (voir en fin d’article), Fabien Arnoux conseille de devenir une menace pour le pervers narcissique afin qu’il cherche à être le moins possible en contact avec vous.

11. Connaître vos droits

Pour votre tranquillité, et surtout pour vous donner la possibilité de rester ferme, l’avocat et la connaissance de vos droits seront vos meilleurs amis. Si le PN vous menace de choses et d’autres, parlez-en à des spécialistes de la loi, pour garder les pieds sur Terre et ne pas vous laisser emporter dans un tourbillon de peur, d’anxiété, etc. qui peut vous faire faire des erreurs face au PN.

De cette manière, vous saurez exactement ce que vous avez le droit de faire et ce que le PN n’a pas le droit de faire. Comme cela, vous pouvez plus facilement le recadrer et ceci avec fermeté, puisque vous connaissez la loi et n’avez donc pas à craindre quoi que ce soit.

Par exemple:

Votre ex PN menace de porter plainte si vous allez en excursion dans un pays limitrophe avec les enfants, il va vous accuser de kidnapping parce que vous avez été deux heures au zoo, et vous allez perdre la garde! Heureusement, vous aviez vérifié auparavant que vous en aviez bien le droit avec votre avocat, et ses menaces ne vous font donc ni chaud ni froid. Vous vous contentez de répondre que vous n’avez enfreint aucune loi.

12. Accumuler les preuves

Si vous avez suivi les autres articles et vidéos, vous avez probablement déjà commencé à communiquer par écrit avec le PN. Cela vous permet de conserver des preuves. N’ayant aucun autre moyen de vous atteindre, il va parfois « péter des plombs » et mettre par écrit des choses compromettantes. Gardez absolument tous ces messages écrits.

Cela vous aidera à prouver que l’autre a une personnalité malveillante, si un jour vous devez porter plainte pour harcèlement ou pour d’autres méfaits.

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Note importante: n’oubliez pas que ce blog constitue une aide et ne remplace en rien un suivi psychologique si vous êtes vraiment mal en point. Si vous pensez avoir besoin d’une aide psychologique urgente, je vous conseille de vous adresser aux urgences psychiatriques (ou si vous n’en avez pas à disposition, aux urgences) de l’hôpital le plus proche de chez vous.

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