Le racisme est présent partout et est même, dirait-on, en train de monter en puissance dans de nombreux pays du globe. Il y a donc probablement de plus en plus de personnes qui en souffrent : certains en silence, d’autres dans la colère, d’autres encore qui versent dans l’hétéro-agressivité extrême.
Astuce n°1 : prendre une pause en lieu sûr
La première étape, quand est attaqué par des personnes racistes, et que l’on est dépassé par la situation, c’est de se mettre dans un lieu où l’on se sent en sécurité. Certains vont arguer qu’il faut, au contraire, confronter le ou les racistes, camper sur ses positions, et surtout ne pas partir pour ne pas « capituler ». Cependant, je pense que dans ce genre de cas, il faut réellement d’abord parvenir à se calmer et à se ressourcer pour que cela ne dégénère pas mentalement. Quand vous serez plus fort, vous pourrez mieux vous défendre. Une pause est parfois nécessaire pour reprendre ses esprits.
Astuce n°2 : ne pas le prendre personnellement ni se blâmer
Un comportement ou une attaque raciste n’est par définition pas quelque chose de personnel, puisqu’il ou elle a souvent lieu de la part d’une personne intolérante envers un individu que cette personne ne connaît même pas. Et pour cause, j’ai vu même des gens racistes finir par se prendre d’affection pour une personne de l’origine qu’ils méprisent ! Cette intolérance n’a rien à voir avec vous en particulier, elle a à voir avec le fait qu’une certaine personne a décidé de se retourner contre une origine en particulier.
Astuce n°3 : un bon réseau de soutien
Ce réseau pourra être constitué naturellement de personne de la même communauté que vous, qui sont comme vous et vont donc plus facilement vous comprendre et pouvoir vous épauler. Mais il peut aussi s’agir de personnes d’autres origines qui ont elles aussi subi de racisme et avec lesquelles vous pouvez échanger, ce qui peut vous faire vous sentir beaucoup mieux. Enfin, n’hésitez pas à vous entourer également de personnes de la même origine que les « racistes » qui vous accablent, mais qui sont eux tolérants. Cela peut vous faire du bien mais aussi vous éviter de développer une certaine amertume et de devenir raciste à votre tour contre l’origine de ceux qui vous excluent.
Ce réseau peut vous permettre d’exprimer ce que vous ressentez, ce qui peut être un vrai soulagement ou en tout cas diminuer l’intensité du choc émotionnel. Si vous ne parvenez pas à avoir ce genre de réseau, écrire régulièrement dans un journal intime peut également aider à vous sentir mieux.
Astuce n°4 : mettre des mots sur les émotions et comprendre pourquoi le racisme vous heurte autant
Attachez-vous à reconnaître et nommer vos émotions : colère, tristesse, honte, humiliation, incompréhension, indignation, peur, etc. Ensuite, cherchez à savoir pourquoi le racisme vous fait tant de mal. Il est clair que chacun y réagit différemment. Certaines personnes seront capables de passer au-dessus de cela plus facilement et plus rapidement, sans en garder de grands dégâts. D’autres, au contraire, seront durablement et fortement impactés.
Les actes racistes vous rappellent-ils un rejet ? Vous détruisent-ils l’estime de soi ? Vous isolent-ils de la société et vous plongent-ils dans une solitude que vous ne supportez pas ? Il peut aussi s’agir d’un sentiment d’être en danger, notamment par rapport à vos enfants, que vous pouvez craindre de ne pouvoir protéger.
Astuce n°5 : trouver des témoignages et des histoires
Je donne toujours la même astuce dans la plupart de mes articles, mais trouver des témoignages de personnes ayant vécu la même chose est hyper efficace pour soudain se sentir mieux.
Astuce n°6 : prendre des mesures concrètes pour se protéger
Clairement, il y a racisme et racisme. C’est-à-dire que là où certains racistes s’en tiendront à de sales regards, d’autres iront jusqu’à proférer des menaces de mort, voire à vous tabasser ou à percer les pneus de votre voiture. Si vous vous sentez en réel danger, et que cela vous angoisse constamment, il est temps de prendre de réelles mesures de sécurisation.
Il faudra parfois passer par une plainte auprès de la police. Sinon, garder votre voiture au garage ou louer un garage si vous n’en avez pas, pour éviter les mauvaises surprises. Signaler l’identité de la personne raciste auprès de votre patron, si les choses vont trop loin au boulot.
Astuce n°7 : améliorer son estime de soi
Évidemment, le racisme aura plus de prise sur quelqu’un qui a une faible estime de soi à la base. J’écrirai un autre article, plus détaillé, à ce sujet. Ce point est important car les racistes vont souvent recourir à divers stratagèmes et à différents types de violences psychologiques pour vous faire croire que vous ne valez rien à cause de votre origine. Forcément, vous font-ils comprendre, si vous êtes de cette origine, vous travaillez moins bien, vous êtes plus bête, vous n’êtes pas beau.
Astuce n°8 : donner des limites et mettre des distances avec les personnes racistes et toxiques
Même s’il est vrai qu’il ne faut pas toujours se soumettre en « déguerpissant », il est parfois mieux pour votre propre bien-être mental et physique de mettre certaines mesures en place pour rester en paix et surtout mettre des limites aux personnes intolérantes.
Tout en restant calme et poli, vous pouvez limiter les contacts avec ces personnes. S’il s’agit de relations personnelles (connaissances, parents d’amis de vos enfants, etc.), cela sera relativement facile à réaliser : on évite de les regarder, on ne leur parle plus trop, on reste plus distant, et le tour est joué. Si ces personnes sont vos collègues, il sera plus compliqué de les ignorer. Vous pourriez toujours demander à changer de pause (faire l’après-midi au lieu du matin, ou à être muté de ville. Vous pouvez également demander à avoir une discussion avec le supérieur et le collègue concerné pour une confrontation.
Astuce n°9 : diminuer votre niveau général de stress
Réduire son niveau général de stress peut aider à prendre les choses moins à cœur. Cela peut se faire en pratiquant du sport, en pratiquant des exercices de respiration, en faisant simplement de longues marches (rien de tel quand on se sent trop mal et qu’on ne sait plus quoi faire).
Astuce n°10 : voter avec ses pieds
Si vous offrez des services et que ceux-ci sont très demandés, vous pouvez « voter avec vos pieds » et vous pouvez même nommer le racisme comme raison de votre départ. Cela m’est déjà arrivé il y a quelques années. Je travaillais alors comme médecin consultant, et je devais constamment travailler en duo avec la même infirmière. Celle-ci m’avait prise en grippe (mais elle prenait beaucoup de monde en grippe) et ne cessait de m’embarrasser devant les patients par rapport à mon accent, à mon origine, etc. Un jour, j’en ai eu marre et j’ai pris la porte. Ils ont dû s’organiser sans moi. Et je vais même vous dire, je ne regrette pas d’être partie !
La vie est trop courte : allez là où vous êtes bien traités. On m’a demandé plusieurs fois en consultation ce qu’il valait mieux faire. Une patiente me racontait qu’une de ses collègues subissait le racisme depuis plus de dix ans, et était toujours restée travailler au même poste. Je lui ai répondu qu’elle devait savoir elle-même s’il lui plairait de subir ce genre de comportements racistes encore une dizaine d’années. Personnellement, je préfère partir. D’autres aiment le challenge de la résistance. Dans mon expérience, l’intolérance et le racisme, surtout lorsqu’ils sont partagés par une population majoritaire dans une certaine région voire dans tout un pays, sont très difficiles voire impossibles à défaire.
Astuce n° 11 : l’humour
Si j’ai un dernier conseil à vous donner, c’est de vous faire quelques shows d’humour comme ceux de Rire contre le racisme. On rigole un bon coup et ça remet les choses en perspective!
J’espère que cet article aura pu vous aider, n’hésitez pas à me faire part de vos « envies » d’articles dans les commentaires, ni à visiter ma chaîne YouTube du même nom (Aller mieux avec Pauline) pour plus de contenu !
Merci de m’avoir lue, et à bientôt.
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Note importante: n’oubliez pas que ce blog constitue une aide et ne remplace en rien un suivi psychologique si vous êtes vraiment mal en point. Si vous pensez avoir besoin d’une aide psychologique urgente, je vous conseille de vous adresser aux urgences psychiatriques (ou si vous n’en avez pas à disposition, aux urgences) de l’hôpital le plus proche de chez vous.

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